Laura Charpentier évoque son actualité théâtrale et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laura,

Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions !

Vous allez prochainement monter sur scène dans la pièce « Trois ruptures ». Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une pièce contemporaine, écrite par Remi de Vos. Ce sont trois scénettes isolées les unes des autres, où vont se dérouler trois ruptures, de manière un petit peu cocasse et toutes très différentes. On a deux metteuses en scène pour l’occasion, Clara Pellé et Amélie Hologan qui ont pris le parti d’avoir un seul et même personnage qui reste sur scène du début à la fin et qui vit ces trois ruptures dans trois époques différentes. 

Dans la première scène, il est en couple avec un homme, ça se passe dans les années 60. La deuxième scène se déroule dans les années 80, sa petite amie vient le voir car elle a appris qu’il avait couché avec un pompier. La dernière scène, dans les années 2000, est celle d’un couple avec un enfant,  à côté, qui regarde la télé. Ils ont peur de ce dernier, ils n’osent pas aller s’en occuper car il les effraie.

J’interviens sur la dernière et sans spoiler, on a pris un aspect un peu particulier, on ne sait pas trop où sont ces deux personnages. Ce couple-là est assez particulier, on sent qu’ils sont épuisés, on sait qu’il y a un enfant à côté mais on se pose la question de son existence réelle. Aussi celle du lieu : sont-ils vraiment chez eux ?

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Je dirais qu’il est lunaire. Il n’y a pas d’autre mot.

 

 

Avez-vous des sources particulières pour son inspiration ?

On a choisi, avec les metteuses en scène, ma position au moment d’arriver sur scène. Elles m’ont parlé d’une attitude physique à avoir et, de là, j’ai réfléchi à un personnage, à une histoire, à un positionnement. Au final, on a utilisé toute cette imagination qui s’est développée autour de cette attitude pour créer leur relation.

Même si ce n’est pas évident à dire aussi tôt, selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux spectateurs ?

Déjà, l’écriture, qui est vraiment impeccable. Les répliques s’enchainent, c’est très vif, très incisif, c’est de l’humour noir. Aussi le quatuor de comédiens, il y a une belle osmose entre nous tous, ça se ressent. C’est également un spectacle qui est très drôle. En répétitions, on s’amuse bien à voir les autres faire, c’est bon signe.

A quelques jours de la première, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Il n’y a pas encore le stress, je le ressens généralement le jour-même. Mais je ne suis pas inquiète, on a commencé à répéter ce spectacle pendant le confinement, je suis à l’aise avec mon personnage, d’autant plus que nous avons eu pas mal de libertés.

Vous entrez sur scène uniquement en troisième phase. Comment appréhender les dizaines de minutes de jeu où vous n’êtes pas encore présente ?

Il y a quelque chose que j’adore faire, c’est regarder les réactions des gens. J’écoute aussi mes collègues qui s’amusent sur scène. Même si les réactions du public ne sont pas toujours significatives, un public qui parait froid peut tout à fait avoir beaucoup aimé le spectacle.

En parallèle, on peut vous retrouver en tournée avec la pièce « Fake News », déjà présentée en Avignon 2019. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

Je pense spontanément au trio de comédiens. C’est une pièce écrite par Pascal Miralles et son frère, Jean Chris, il en a fait la mise en scène et joue le personnage principal. C’est une pièce familiale. On a créé cette pièce à Alès, lors d’une résidence, en 2018. Elle a une très belle histoire, que le public apprécie beaucoup et qui continue à vivre malgré le contexte sanitaire actuel. Je suis ravie.

 

 

C’est drôle, je suis la plus jeune, ça me permet de me mettre à fond dans le personnage d'une jeune femme de 21 ans. 

Pour finir, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

Il y a beaucoup de pièces en préparation. Déjà, « LABELOBOI », que j’ai co-écrite, une version décalée, burlesque et absurde du vrai comte médiéval et hyper glauque de « La Belle au bois dormant ». On en a fait une version hyper folle, un peu à la Monty Python, que l’on avait déjà présentée en 2017. On est à la version la plus optimale, on chante, on danse et on arrive en Avignon avec, l’année prochaine. On a repris les répétitions activement.

 

 

J’ai aussi « Tom à la ferme », un thriller, avec une super équipe. Que l’on devait faire en Avignon mais qui sera reporté à l’année prochaine. Je mets également en scène un spectacle dont je suis très fière, « AIR, Intelligence Artificielle et Rire ». Un seul en scène de et avec Guillaume Loublier. C’est l’histoire d’un monde futur, où les êtres humains ont tellement honte d’eux qu’ils ont demandé à de grands scientifiques de les aider à ne plus avoir honte. Ils prennent ainsi des pilules anti émotion, il n’y a donc ni guerre, ni horreur, ni colère. Un jour, l’un d’eux se lève et voit un énorme sexe d’homme en forme de nuage dans le ciel, il panique et tous font alors appel à un vieux savant fou dont ils avaient réfuté toutes les théories à l’époque, pour résoudre le problème. C’est un spectacle qui fait rire mais aussi réfléchir, à l’intelligence artificielle, à l’évolution, à l’estime de soi, au développement de soi, à la pensée, à sa réalisation.

Ce fut un plaisir, Laura, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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