Koh Lanta : Marie France revient sur son élimination au premier conseil !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Marie France,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions.

On a vu, lors du premier épisode de cette nouvelle saison de « Koh Lanta », que quatre équipes s’affrontent cette année, chacune défendant une des grandes régions de France. Quelle a été votre réaction à l’annonce de Denis ?

Dans un premier temps, j’ai été assez surprise parce qu’on ne savait pas que ce serait nord, sud, est, ouest, on ne savait rien en fait. La seule chose que j’ai comprise tout de suite, ça a duré une fraction de seconde, est qu’il n’y avait pas de candidat belge. Il faut savoir que je ne suis pas belge mais que j’y habite depuis trente ans. J’ai eu un petit coup de stress quand même, me demandant si je ne partais pas déjà perdante parce que j’habite en Belgique, me demandant aussi si je ne serais pas mise de côté. Mais bon, ça n’a pas duré très très très longtemps parce que, quand Denis nous a expliqué que nous étions tous des gens du Nord, on s’est tout de suite rapprochés avec Fabrice. Il m’a dit qu’il venait, comme moi, des alentours de Maubeuge. Toutes mes craintes étaient dissipées et, sur le coup, je me suis dit que le concept est vraiment génial. J’avais l’impression d’avoir fait un bond de trente ans en arrière et d’avoir retrouvé en Fabrice par exemple un copain d’école que je n’avais plus revu. Car il faut savoir que, hormis ma famille, je n’ai revu personne, aucun de mes copains d’enfance ou d’adolescence. Donc, voilà, c’est le sentiment que ça m’a procuré à ce moment-là.

Le fait de représenter une région, le Nord pour vous, est-il une fierté et une motivation supplémentaires ?

Ah oui, ça crée une motivation, on a des liens quand même. On sait que l’on vient du Nord et on est vraiment dans le truc au moment présent. On a envie de se battre pour que le nord gagne. « Le nord, on est les meilleurs, le nord, on va gagner ». On est vraiment dedans, quand Denis nous propose cela, on est tous à fond dedans.

Plus généralement, comment avez-vous vécu vos premières heures et vos premiers jours d’aventurière ?

J’ai adoré tout de suite. Je me suis sentie bien tout de suite. Je ne savais pas à quoi m’attendre, évidemment, parce que je ne l’avais jamais fait. J’avais même jamais dormi dans une tente de toute ma vie donc ça vous situe un petit peu. Mais j’ai adoré tout de suite, je me sentais en confiance. Durant les six mois de casting, on a vraiment été épaulés du début à la fin, on a vraiment été bien encadrés, on s’est vraiment occupé de nous psychologiquement. Je me suis sentie bien tout de suite, avec une équipe comme ça je ne pouvais me sentir autrement que bien.

Comparativement à l’image que vous vous étiez faite de certaines choses, avez-vous été surprise de vos réactions et de votre adaptation ?

En fait, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais déjà regardé « Koh Lanta » à la télé donc je connaissais un peu certains jeux, je connaissais bien le principe, ça c’est sûr. Pour le reste, honnêtement, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais lu des choses sur internet, oui, ils ne dorment pas dehors, on leur donne à manger, c’est faux, je peux vous le dire, on dort dans notre cabane et on ne nous donne rien à manger. Là aussi, pour le coup, j’étais rassurée, je me suis dit que ce n’est pas une émission bidon. Cela a encore plus conforté la confiance que j’avais donnée dans toute cette équipe très chouette.

Lors des premiers jours passés ensemble, aviez-vous déjà pu lier certaines affinités avec des camarades de votre équipe ?

Beaucoup avec Lola. La première personne vers qui je suis allée et qui est venue vers moi était Lola. Beaucoup Fabrice aussi. Adrien également. Même s’il s’est passé ce qui s’est passé, je vais dire que c’était le jeu. Adrien est un chouette gars. Sinon, je ne suis pas beaucoup allée vers Angélique ni Samuel. Mais si je devais citer une seule personne, ce serait Lola.

 

Copyright : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Au moment de vous rendre au conseil, vous sentiez-vous déjà en danger ?

Je n’y suis pas allée confiante du tout, je savais qu’ils avaient décidé de m’éliminer. Mais il faut savoir que, même avant d’avoir perdu le jeu, je m’étais dit que, en cas de défaite, je sauterais, selon ma logique. Elle était quand même juste. Les deux petites nanas sont copines, chose qui est tout à fait normale, elles ont à peu près le même âge. Ensuite, vous avez les trois gars, il faut construire une cabane, il faut faire du feu, ce n’est peut-être pas Marie-France, à 50 ans, qui va faire cela. Donc, s’il y en a une que l’on va éliminer, c’est moi. Maintenant, voilà, je n’étais pas du tout partie dans le but de me prendre la tête avec des stratégies, j’étais partie là pour me prendre la tête avec personne. Je trouve que le monde dans lequel on vit actuellement est déjà assez prise de tête donc si c’est pour partir à « Koh Lanta » et se prendre la tête, ce n’est pas la peine. Donc je me suis dit que je n’allais emmerder personne et que j’allais chercher mon collier d’immunité, et puis voilà. Maintenant, j’ai cherché pendant des heures, c’était long et pénible, je peux vous dire que c’est un moment qui m’a gonflée parce que je n’en trouvais pas. Après, Adrien est venue me voir pour me proposer une alliance. Là, je me suis dit que, même si ce n’est pas dans ma philosophie, il faut quand même que je sauve mes fesses. Je ne suis pas venue là pour rester deux ou trois jours. J’ai essayé de rallier Fabrice à ma cause, ça n’a pas fonctionné, Fabrice est tellement gentil que s’il avait pu mettre son nom sur le morceau de papier, il l’aurait fait, c’est sûr et certain. Adrien a vraiment essayé et m’a dit après qu’il pensait que ce serait mon nom qui allait sortir. Le « je pense » a été mis pour ne pas me clasher complètement mais je savais que c’était fait.

Si c’était à refaire, changeriez-vous certaines choses pour aller plus loin dans le jeu ?

Non, je ne ferais rien différemment parce que je me dis que ça devait se passer comme ça. Je suis repartie vexée, ça c’est sûr, mais la conscience tranquille. On m’attribue un fort caractère, ok je veux bien mais je ne me suis pris la tête avec personne, je n’ai emmerdé personne, je n’ai pas été non plus le boulet dans les épreuves. Donc je repars, c’est sûr, triste et vexée mais j’ai montré cette image de moi qui est celle de tous les jours, c’était vraiment moi, je n’ai pas joué un personnage. On n’a pas montré de moi non plus un autre personnage. Donc je ne changerais rien, non.

Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Vous ont-elles remémoré certains souvenirs ?

Complètement ! Je ne savais pas comment j’allais aborder le fait de me voir, de m’entendre, c’est sûr que l’on se trouve moche, l’accent mélangé belge et chti n’est pas top. Mais bon, c’est comme ça, il faut faire avec. Mais j’avais vraiment vraiment l’impression de retourner dedans une deuxième fois et de revire ces moments. C’était magique.

En conclusion, quel sera le plus beau des souvenirs que vous conserverait de votre aventure ?

Je n’ai pas de moment précis et particulier. Parce que, même si je ne suis pas restée longtemps, j’ai quand même réussi à trouver cette sérénité. Je suis partie, comment je peux vous expliquer cela, avec la tête remplie des problèmes du monde dans lequel on vit. J’avais une rage sur tout, sur tout le monde, il ne m’a pas fallu une journée complète pour arriver à m’apaiser l’esprit. Je pense que personne ne peut me comprendre, c’est un truc, si on ne l’a pas fait, on ne peut pas le comprendre. J’avais vraiment l’impression d’avoir lâché prise. Je me dis, si c’est ça le lâché prise, alors j’ai lâché prise car j’avais vraiment réussi à me vider la tête. Voilà ce que j’en retiendrais. Je n’ai rien en particulier, les trois jours que j’ai vécus étaient vraiment merveilleux.

Ce fut un plaisir, Marie France, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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