Koh Lanta : Diane se remémore sa belle aventure aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Diane,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

Comment avez-vous vécu la diffusion des deux derniers épisodes de « Koh Lanta », témoins de vos deux éliminations successives ? Cela a-t-il ravivé en vous certains souvenirs ?

Lors de la diffusion, déjà, ça fait tout drôle de se voir à la télé, même si, quand on est sur le jeu, on sait qu’il y a des caméras, on sait que c’est télévisé et, quand on voit Denis, on sait que c’est « Koh Lanta ». Mais on a quand même du mal à s’imaginer se voir sur TF1 le vendredi soir. Donc c’est très particulier, presque je ne me reconnais pas trop, c’est rigolo.

Ca a ravivé aussi des bons souvenirs car, pour moi, « Koh Lanta » est avant source de très bons souvenirs. Notamment cette belle relation avec l’équipe des oranges. On a eu une très bonne affinité dès le départ, qui continue toujours aujourd’hui. Ça fait du bien de revoir à la télé nos sensations d’il y a un an. Ce n’est que du positif.

Après, c’est sûr que quand on part plus tôt que prévu, en tout cas plus tôt que l’objectif que l’on s’est fixé, on est un peu déçu de soi et de la tournure des choses, au moment de rentrer en France. Finalement, de revoir son départ à la télé rouvre un peu la plaie que l’on avait gentiment soignée en revenant. On se remémore les choses et on se dit que « si j’avais pu faire cela, je serais restée plus longtemps… j’aurais pu faire ceci ou cela pour sauver ma place… ». Mais bon, ce qui est fait est fait et, quand même, le plus important à retenir est le positif et la chance d’avoir pu participer à une émission telle que « Koh Lanta ».

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de « Koh Lanta » ?

Je pense que le plus beau souvenir a été le tout début, avec l’arrivée sur la plage. Vraiment, ça m’a marquée. Quand j’ai vu Denis, je me suis dit : « waouh, ok, on y est ». Juste cela, avoir Denis en face, un décor de rêve et des aventuriers autour de moi, je me disais que je venais de passer dans un monde parallèle. J’avais l’impression d’être dans mon écran, c’était un peu particulier. Juste cette première émotion était énorme.

La deuxième émotion est venue lorsque nous avons gagné notre toute première épreuve de confort. On ne se connaissait ni d’Adam ni d’Eve, on a monté rapidement une stratégie et on a été performants. Il n’y a rien de mieux qu’une victoire dès le départ pour souder les liens. Ca reste très marquant pour moi.

Quelle avait été d’ailleurs votre réaction à l’annonce par Denis des quatre équipes ?

Très surprise des quatre équipes. Déjà trois, ce n’était pas arrivé souvent. Mais quatre, franchement, je ne m’étais pas du tout dit que ça aurait pu se passer comme cela et que ce nous serait proposé cette année. En tout cas, j’ai été surprise mais ravie, d’autant plus quand j’apprends que je vais défendre mes couleurs, celles de ma région. Pour moi, c’était particulièrement le Béarn. Mais c’est vrai que, sur le coup, je n’ai pas compris. Quand Denis nous a dit que nous allions défendre nos régions, j’ai regardé autour de moi : François m’a dit qu’il est basque, pas de soucis, Jody, du côté de La Rochelle, why not et quand j’entends Dorian ou Brice ou encore Estelle, qui sont plus vers la Normandie ou plus vers le Nord pour moi, je me suis dit que l’Ouest était vraiment très grand. Mais c’était une belle surprise en tout cas.

En quoi aviez-vous retrouvé, sur le camp des oranges, les valeurs de votre région, l’Ouest ?

Je les ai très vite retrouvées. En tout cas, je suis tombée sur des personnes qui avaient les mêmes valeurs que moi. Dans le sens où nous avons été, très vite, très famille. On n’était plus trop dans un jeu de stratégie, on était presque plus que dans un jeu de survie. On est devenus très vite très proches, à s’entraider dans la difficulté. C’est ce côté très solidaire, très esprit d’équipe, très l’union fait la force, que j’ai retrouvé chez les aventuriers de mon équipe.

Comparativement à la vision que vous en aviez avant de rejoindre les Fidji, certaines choses ont-elles été plus difficiles que prévues ? A l’inverse, d’autres ont-elles été moins compliquées ?

Ce qui m’inquiétait beaucoup avant de partir, c’étaient la nourriture et le confort. Pour la nourriture, à mon grand étonnement, je trouve que mon corps l’a bien subie, en tout cas pour la dizaine de jours que j’ai passée. Mon corps s’est habitué à très peu manger, la faim est omni présente, c’est une évidence, mais je ne pensais pas aussi bien vivre ce manque. Finalement, on a tellement le cerveau pris par les épreuves et les occupations sur le camp que je suis quand même passée nettement au-dessus. Je suis quelqu’un de relativement gourmande dans la vie de tous les jours, je ne saute pas un repas ni le gouter, donc c’est vrai que ça a été étonnant.

J’étais davantage inquiète encore pour le confort et, pour le coup, c’était encore plus difficile que ce que l’on voit à la télé. Sur les images, on a l’impression, quand il fait froid ou quand il pleut, que ça dure une minute ou deux, parce que ça passe vite, et c’est normal, à l’écran. Mais c’est vrai que nous passons des heures sous des trompes d’eau, sous des rideaux d’eau. En fait, quand tout est trempé, que l’on est tout mouillé, on grelotte comme des ânes. Je n’avais jamais grelotté comme ça. Pour le coup, les conditions climatiques sont très compliquées et, franchement, quand on le voit à la télé, on n’imagine vraiment pas les sensations que ça fait en vrai, où le temps parait vraiment très long.

Quelles ont été vos principales occupations sur le camp pendant vos dix jours d’aventure ?

Sur le camp, on avait beaucoup de choses à faire. On a fait la cabane, on a passé beaucoup de temps car on n’était pas très rodés sur le sujet, ne faisant pas des cabanes tous les joursJ. Donc ça a mis du temps mais on a fait une belle cabane bien solide. On arrachait des branchages et on tressait des feuilles un peu au milieu de nos fondations. Le problème est que les feuilles meurent et pourrissent avec les jours qui passent, laissant le vent passer quand elles sèchent. A partir de là, il fallait en rajouter tous les jours des neuves, plutôt épaisses, pour essayer de contrer le vent au maximum. Du coup, quand on revenait d’une épreuve ou juste avant de partir, on en rajoutait. Donc on passait beaucoup de temps sur la cabane et beaucoup de temps à essayer de faire du feu. Ça nous prenait pas mal d’énergie, on n’a pas réussi mais on a essayé. Ensuite, on allait se promener en forêt pour essayer de trouver à manger, pour récupérer de la canne à sucre et de la coco.

Si l’on s’intéresse plus en détails à votre première élimination, sur le camp des oranges, quelle avait été alors votre réaction au conseil ? On se rappelle que, quelques heures auparavant, vous aviez été tentée de fouiller le sac d’Estelle…

Je pense que ça s’est bien vu à la télé, pour le coup j’ai été extrêmement surprise et choquée lorsque j’ai appris que c’était moi qui devais partir ce soir-là. Je ne m’y attendais pas du tout, étant donné que l’on était un groupe très soudé. C’est difficile, sur le moment, avec les conditions que l’on vit, d’accepter que ce soit une seule personne qui choisisse son destin. Sur le coup, je l’ai vraiment très mal pris, c’est une évidence.

On avait émis l’idée de la division de votes mais on ne l’a pas mise en place parce qu’on ne pensait vraiment pas qu’Estelle aurait un collier. Elle nous avait dit qu’elle ne se sentait pas très bien donc je ne pensais pas du tout, et l’équipe non plus, qu’elle irait à la recherche d’un collier. D’où ma surprise à ce moment-là.

Je l’aie vue revenir de la forêt, avec Marie-France, et toucher son sac. En soi, toucher son sac, on le faisait vingt-cinq fois par jour. Au moment où je la vois faire une nième fois, je me dis : « oh, si ça se trouve, elle y met un collier ». Mais je disais plus cela sur le ton de l’humour, en mode « hum, j’ai comme une envie de fouiller dans ce sac », avec une petite rigolade derrière parce que, en vrai, je ne l’aurais absolument pas fait. Donc j’y ai pensé mais je ne l’aurais pas fait, c’était plus sur le ton de l’humour que pour y aller vraiment.

Suite à l’abandon médical de Samuel, vous réintégrez le jeu, cette fois ci chez les violets, du Nord. A quoi avez-vous de suite pensé ? Au plaisir d’avoir une nouvelle chance ? Ou aux bonnes attitudes à avoir pour rapidement trouver votre place ?

Ça a été les deux. Au début, l’euphorie, forcément, quand on apprend la nouvelle. J’apprends plus tard, sur la  plage, que j’intègre l’équipe des violets. Donc ça a été l’euphorie jusqu’au début du premier jeu où, là, il a fallu commencer à parler de stratégie. Je devais directement être dans le thème. Là où je me suis vraiment dit que l’euphorie était finie et qu’il fallait réfléchir, c’est au moment d’arriver sur leur ile, où j’ai découvert leur cabane et toute leur installation. Tout était déjà fait, normal ça faisait dix jours qu’ils étaient tous ensemble, je me suis alors demandé comment me rendre utile et quoi faire en ce sens, voire même, si possible, comment devenir indispensable. D’autant plus que, lors de l’épreuve du bambou sur la tête, je n’avais pas été incroyable. Dès mon arrivée, je me suis dit que j’allais leur donner autre chose à manger que ce qu’ils mangeaient déjà.

Pensez-vous que, avec un peu plus de temps avant votre premier conseil en violet, vous auriez pu prolonger l’aventure ?

Oui, je pense. Parce que les filles ont de suite compris et vu ma sincérité. Je venais dans l’optique d’aider, de me rendre utile, d’essayer de rendre les violets meilleurs. Parce que c’est vrai que, jusque-là, que ce soit en conditions de survie ou sur les jeux, c’était peut-être une des équipes les plus faibles. Je me suis dit que j’avais peut-être ma carte à jouer. Ils n’avaient pas beaucoup de sportifs donc j’avais mes chances. J’avais cru comprendre que les filles avaient de gros doutes sur Adrien, elles avaient déjà bien ressenti son côté stratège, elles n’avaient pas confiance en lui. Si j’avais pu avoir cette conversation avec elles, cela aurait été beaucoup plus simple pour moi de leur donner ma confiance, moi qui ne jouais aucun jeu. A ce moment-là, on aurait peut-être tous voté contre Adrien.

Pour terminer, à ce stade-là du jeu, voyez-vous déjà certains aventuriers sortir du lot ?

Franchement, j’ai espoir que certains gagnent plus que d’autres. Mon cœur reste avant tout chez les oranges, donc mon envie première serait que l’un d’eux gagne. C’est très personnel. De là à mettre une pièce et à miser sur quelqu’un… « Koh Lanta » est très compliqué, on l’a vu avec Mathieu, qui est incroyable physiquement, qui était certainement le plus fort, mais qui est parti très tôt lui aussi. Il n’y a pas de vérité dans « Koh Lanta »,  c’est compliqué de savoir. En partant, franchement, j’étais incapable de faire un pronostic dans ma tête. J’avais des espoirs sur certaines personnes mais sans certitude aucune.

Merci, Diane, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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