Florence Coste nous parle de la nouvelle pièce de théâtre, Titanic, dans laquelle elle jouera prochainement !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Florence,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Les 8 et 9 septembre prochains, vous serez sur scène, à Rambouillet, pour la première de la pièce « Titanic », avant, ensuite, d’autres dates à Paris et en France, cette année et l’année prochaine. Pour commencer, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est l’histoire du Titanic. C’est un mélange entre la vraie histoire et des références au film mais sur un ton décalé. On suit bien sûr la trame dramatique de l’histoire, le bateau coule à la fin mais le ton est celui de la comédie. C’est un vrai spectacle de troupe, on est douze sur scène. C’est génial de jouer avec autant de partenaires. On a aussi des musiciens live qui nous accompagnent sur des grosses scènes d’ensemble, de chant et de danse, même si la partie théâtrale reste dominante. Voilà, c’est très très vivant comme spectacle.

La compagnie s’appelle « Les moutons noirs ». Elle est bien connue notamment des habitués du Festival d’Avignon. Ils ont fait beaucoup de spectacles qui ont connu de beaux succès là-bas, notamment une réadaptation de « Ruy Blas ». Pour moi, c’est super de pouvoir travailler avec eux. Ils sont très inspirants. L'aventure est autant humaine qu’artistique. La vie de troupe est quelque chose qui me plait beaucoup. J’étais hyper contente d’intégrer cette famille. Ils ont des personnalités très fortes, ils sont des personnages même dans la vie, ça apporte beaucoup de fantaisie au spectacle et de bons moments de rigolade en coulisses. 

Le naufrage du Titanic ayant eu lieu il y a une centaine d’années, portez-vous des costumes de l’époque ?

On joue complètement l’époque du Titanic avec les costumes. En ce qui concerne les décors, forcément, en étant au théâtre, il faut être imaginatif et créatif. On utilise des artifices, notamment par le biais de la chorégraphie. Il y a plein de choses très astucieuses en termes de décor pour créer le bateau. Le metteur en scène, Axel Drhey, a également travaillé un côté immersif. On considère que le public est à bord du Titanic avec nous et on fait exister les différentes parties de la salle comme des endroits du bateau. Quand on coule, on coule tous ensemble. C’est aussi une des particularités du spectacle qui crée une vraie atmosphère. 

Quel rôle y interprétez-vous ? Comment caractérisez-vous votre personnage ?

Je joue Rose, ce qui est quand même un gros kiff, on ne va pas se le cacher. Parce que « Titanic », le film, est vraiment de ma génération, c’est un peu LE film de mon enfance. Pour l’anecdote, je crois que, la première fois, je l’ai vu dans un avion. J’avais sept ans et mes parents avaient instauré une règle pendant assez longtemps, j’avais le droit de regarder le film mais jusqu’au moment où le bateau commence à couler. Donc j’ai vu au moins dix fois « Titanic » sans la fin. Encore aujourd’hui, je préfère le début. J’ai un vrai attachement à ce film parce que ça me rappelle mon enfance et que ce sont forcément des choses qui nous touchent particulièrement mais même en l’ayant revu adulte, il est dingue, avec deux des meilleurs acteurs de leur génération.

 

 

En fait, dans le spectacle, pour le coup, il y a beaucoup de personnages hauts en couleurs, décalés mais la partition de Rose est plus dramatique, on suit plus son histoire, ses enjeux personnels par rapport à ce fiancé qu’elle n’a pas envie d’épouser, par rapport à ce contexte social où elle doit être dans l’apparence alors que ce n’est pas ce qu’elle est profondément. Elle a du caractère, elle peut être insolente, elle a la fougue de la jeunesse. Elle est dans le trop tout le temps. Ça me reconnecte à l’adolescente qui est en moi, qui est toujours là mais qui, au fur et à mesure des années, n’est plus prédominante. Mais c’est une partie que j’adore, j’adore ces personnages entiers qui plongent à fond dans les situations. 

Au moment de démarrer les répétitions et même lors de l’apprentissage du texte, vous êtes-vous replongée dans le film ou dans certains documentaires ?

Carrément ! C’est un spectacle sur lequel on travaille depuis deux ans. Avant de commencer les répétitions, on a fait tout un travail d’ateliers, musicaux et chorégraphiques. La plupart d’entre nous sont plus comédiens que chanteurs ou danseurs et la volonté était de travailler tous ensemble sur la partie chant et danse pour créer une vraie troupe. C’est vrai que l’on rigole de cela en répétitions, ça fait deux ans que je fais partie de cette compagnie mais, pour l’instant, je n’ai pas encore joué de spectacle. Je n’ai jamais fait une création sur laquelle j’ai eu autant de temps pour travailler. Ça a été un vrai confort et un vrai plaisir.

J’ai évidemment revu le film plusieurs fois. Je sais qu’enfant, j'ai été voir une exposition sur le Titanic à Paris. Oui, je me suis complètement replongée dans tout ça. Je sais que le metteur en scène, qui est aussi l’auteur de la pièce, s’est beaucoup documenté historiquement sur qui était sur le bateau, sur comment ça s’est passé, sur les relations entre les personnes. Tout cela a été très bien cadré.

Même si ce n’est jamais évident à définir, surtout avant une première, qu’est-ce qui pourra, selon vous, plaire aux spectateurs dans cette pièce ?

Je trouve qu’il y a un vrai ton, dans l’écriture et dans la personnalité des comédiens qui l'interprètent. C’est un humour qui me parle, qui me fait beaucoup rire. Ce qui est génial avec le Titanic, c’est que c’est une référence commune pour tout le monde. Je crois que je ne connais personne qui n’a pas vu le film. On peut s’amuser de ça et faire plein de détournements. Il y a beaucoup d’inventivité, dans la mise en scène, dans le rythme, dans la manière dont les choses s’enchainent. C’est un spectacle feel good. J’espère aussi que les spectateurs seront touchés. Si on réussit notre fin comme on le veut je pense que ça peut être assez fou comme expérience. Les parties dansées et chantées apportent encore une autre dimension. Je pense par exemple au tableau où tous les personnages se retrouvent sur le pont pour le départ du Titanic après leurs expositions et qui me rappelle les fins d’acte des comédies musicales que j’adore voir à Broadway ou encore à la danse irlandaise dans les cales du bateau qui me met particulièrement en joie. C’est enlevé, c’est fougueux, c’est décalé. Je pense que j’adorerais voir cela en tant que spectatrice. 

 

 

A quelques jours de la première, quels sentiments prédominent actuellement en vous ?

On est clairement dans l’impatience. Je n’ai pas joué au théâtre depuis le 13 mars dernier sur un autre spectacle et ça ne m’est jamais arrivé de ne pas monter sur scène pendant si longtemps. Pour ma reprise, c’est une première et une création. Je suis très excitée La première devait être pendant la période de confinement, ça nous a laissé un peu plus de temps pour aller dans le fond des choses, pour travailler les scènes en détails. On commence à voir la forme du spectacle et, évidemment, on a trop hâte de voir l’impact que ça va avoir sur les gens : comment vont-ils réagir ? Qu’est ce qui va fonctionner ? La finalité de notre métier est de partager notre travail. En temps normal, c’est déjà quelque chose de très excitant mais, dans le contexte actuel, ça a encore plus de poids. 

Pour terminer, très simplement, que peut on vous souhaiter pour cette aventure ?

Je crois beaucoup en cette aventure. En plus de la tournée, plein de belles choses arrivent, notamment Avignon 2021. Je pense que c’est un spectacle qui peut tourner sur plusieurs années. Je nous le souhaite, ainsi que beaucoup de public heureux. Je nous souhaite que la situation sanitaire nous permette de jouer devant un maximum de personnes et que le public soit au rendez-vous. 

Merci, Florence, pour toutes vos réponses !

 
Écriture et mise en scène : Axel Drhey
Assistante mise en scène et chorégraphie : Iris Mirnezami
Scénographie : Piergil Fourquié
Musique : Jo Zeugma
Coaching vocal : Claire Demoures
Lumières : Alice Gill-Khan et Rémi Cabaret
Costumes : Mathieu Trillaud
Interprétation : Mathieu Alexandre, Roland Bruit, Florence Coste, Camille Demoures, Axel Drhey, Julien Jacob, Jonathan Jolin, Yannick Laubin, Vianney Ledieu, Bertrand Saunier, Paola Secret et Jo Zeugm

Publié dans Théâtre

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