Demain Nous Appartient : Marie Catrix nous parle de Morgane, son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Un an après notre premier échange, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage de Morgane Guého dans la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient » ?

En ce qui concerne son évolution, là tout de suite me vient à l’esprit l’intrigue principale à laquelle j’ai fait partie, avec Marion Christmann et Luce Mouchel, sur le prédateur. Qui était quand même une nouvelle intrigue importante me concernant. La première avait été celle de l’arrivée de mon personnage, où il se révélait et où il révélait son identité. Là, on a reparlé effectivement de son identité et de la transphobie mais à travers une enquête policière. Aussi des agressions que peuvent subir les transgenres. Elle a réussi à se défendre, comme sans doute beaucoup de femmes, par instinct. Sa partenaire venait de partir mais, contrairement aux deux autres femmes agressées, elle était déjà, mine de rien, en alerte. Morgane savait que sévissait déjà un violeur sur Sète. Il y avait comme un petit truc qui s’était enclenchée en chaque personne, une peur certainement. Comme elle savait aussi comment il procédait, elle avait quelque chose d’instinctif en elle qui s’est mis en place au moment de se défendre.

J’ai adoré faire partie de ce trio de femmes très différentes. Entre Amanda qui est une jeune fille célibataire, en recherche d’amour, qui, à cette soirée, se lâche totalement et tombe dans les griffes de ce violeur. Qui va avoir beaucoup plus de mal à se construire mais qui va quand même se reconstruire grâce au personnage d’Ulysse et à cette histoire d’amour naissante. Entre Marianne qui est complètement dans le déni, qui refoule tout, qui ne veut pas accepter, jusqu’au mariage, où, au départ, elle n’accepte pas l’amour qu’on peut lui porter. Qui, finalement, va faire confiance à toutes les personnes autour d’elle qui l’aiment, notamment Chloé, Renaud et même son beau-fils. J’ai adoré les scènes qu’il y a pu avoir avec Samuel Chardeau, quand il lui fait le coup de : « ah mais oui, très bien, je vais quand même y aller au congrès, je vais me saouler et profiter de la vie ». A la Chardeau, avec son côté plein d’ironie. Toutes ces petites scènes-là, dans le après, étaient très drôles. Le personnage de Morgane Guého n’a pas été agressé jusqu’au bout, jusqu’au viol. La reconstruction s’est faite différemment. Puisque, tout de suite, il y a eu vraiment soudage et re-soudage de toute la famille Guého/ Lazzari. J’ai trouvé cela extrêmement beau.

Juste avant le prédateur, j’ai bien aimé aussi l’arche de Luc qui, pour sa santé, se met au sport. J’ai bien aimé être un soutien, un moteur à ce qu’il se mette en route. En l’éclairant de toutes les maladies qui étaient possibles. Je connais pas mal de personnes qui sont dans cette situation, qui souffrent aussi du diabète et c’est vrai que j’ai, du coup, aimé en parler, ça ne m’était pas inconnu.

 

 

Je reste toujours ouverte à ce que les auteurs écrivent, c’est toujours plein de surprises. Je leur fais confiance, j’espère qu’ils me font confiance, je pense que oui, avec l’intrigue du prédateur, j’ai plutôt de bons retours, que ce soit de la production ou, surtout, du public. Cela a amené aussi une autre touche au personnage de Morgane, qui avait été beaucoup dans le soutien avec toute l’histoire des Lazzari. Là, du coup, j’ai bien aimé revenir au-devant de la scène avec un sujet important et grave.

Pour la suite de mon personnage, d’autres choses vont arriver, que nous avons déjà tournées cet été et qui sont à l’écran depuis peu. Notamment le retour de Lise, son ex-femme, la maman de Gabriel, qui va créer des petites tensions dans le couple entre Sandrine et Morgane, chose qui n’avait jamais vraiment eu lieu jusqu’à aujourd’hui et qui va apporter aussi du corps, je trouve, au couple.

Pour revenir à la dernière scène de l’intrigue du prédateur, au commissariat, où il reconnait enfin, grâce à Morgane, ses actes, comment avez-vous abordé le tournage ?

On l’avait travaillée en amont avec l’une des coachs de la série. On s’était dit qu’il fallait que les choses s’inversent, qu’il était ma proie. J’ai une tendance à parler un peu vite, à partir dans tous les sens, on s’était dit qu’il fallait prendre le temps, à la fois dans la façon de l’analyser et dans le fait d’aller le chercher, de le faire craquer lui.

Après, c’est bien de travailler aussi de son côté car, de toute façon, sur le tournage, ce sera encore différent avec le réalisateur. Du coup, quand on travaille comme cela, ça permet d’être plus malléable, plus souple car, effectivement, on aura déjà traversé des choses.

Dans ce moment-là, je suis toute la première partie en observation, j’observe ce qui se passe avec les deux autres victimes qui essaient, de leur côté, de le faire craquer et ça ne marche pas. J’essaie de comprendre son profil, comme un profiler finalement et, effectivement, je comprends que ce mec a un gros problème de virilité. C’est plutôt un bel homme mais qui a besoin de cela pour exister probablement et pour se sentir homme. Je me dis que parler de mon identité peut être une carte à jouer, ce qui n’a pas loupé. L’écriture était bien amenée aussi. J’ai adoré, dès la lecture, voir que mon personnage allait réussir à le faire avouer.

 

 

Au fur et à mesure de ces mois de tournage, continuez-vous toujours et encore à peaufiner votre méthodologie de travail et surtout votre vision, votre façon d’aborder le personnage ?

Oui, effectivement ! J’ai pu regarder à nouveau les premières scènes, en vue d’une bande démo et je pense qu’il y a une confiance qui s’est installée depuis, comme tout comédien. Je suis plus à l’aise avec l’équipe, avec mes partenaires, avec le personnage. Avant, je faisais plus peut-être un travail corporel qui, maintenant, est intégré. C’est une question de confiance.

Il y a une envie de faire évoluer le personnage vers une autre direction, plus affirmée. Par rapport au passage avec Luc, où Morgane était dans l’aide, dans le coaching, ce sont aussi des choses qu’il me plairait de développer dans le personnage, vis-à-vis des élèves et de ce qu’ils peuvent vivre à travers la scolarité, le lycée. Ou même sur des problèmes plus personnels.

C’est clair que les mois font que l’on est plus à l’aise. La méthodologie se travaille aussi, comme je peux le faire en ce moment avec le stage C ME Acting, avec Elise McLeod, où l’on revoit des bases que l’on connait tous mais que, parfois, on oublie. Il y a des choses qui sont assez évidentes dans ce travail de série quotidienne mais que l’on va devoir revoir quand on va passer un nouveau casting pour un nouveau personnage. On se pose des questions, une vingtaine, pour bien définir le personnage : qui est-il ? son histoire, son enfance ? où est-il né ? qu’aime-t-il dans la vie ? quelle est sa philosophie ? sa plus grande force ? ses faiblesses ? Ce travail préalable est nécessaire.

Même quelques mois après sur un programme, c’est toujours intéressant de reprendre ses questions et de répondre à celles manquantes. C’est évolutif, d’autant plus que, parfois, les réponses viennent des auteurs. Qui suivent aussi, un peu, ce que l’on dégage. Ils savent très bien quel personnage est intéressant pour défendre tel sujet. Dans la vie, comme beaucoup je pense, je suis très sensible aux problèmes environnementaux, là ce sont les jeunes qui en ont parlé, Timothée notamment, car c’est vraiment leur combat, ça a plus d’impact que si cela avait été évoqué par mon personnage. Morgane est intéressante pour d’autres sujets.

 

 

A noter également l’arrivée de Martin Mille, le nouveau comédien qui interprète Gabriel, votre fils dans la série.

Les premiers échanges ont été très positifs. J’avais un bon rapport avec Arthur Legrand, on avait quand même créé une relation depuis un an et demi quasiment et c’est vrai que j’ai adoré jouer avec lui. La scène dans laquelle il me dit qu’il m’aime et qu’il est là pour me soutenir est quasiment la dernière tournée ensemble, c’était hyper touchant, on savait que c’était la fin.

Humainement, ça a tout de suite très bien matché avec Martin. Je suis assez ouverte et, en fait, la relation s’est très vite et très facilement créée. Je suis très contente.

En conclusion, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

J’ai hâte d’avoir de nouvelles belles aventures avec ce personnage de Morgane Guého qui, je trouve, est intéressant. Une évolution peut-être supplémentaire dans le couple qu’elle forme avec Sandrine Lazzari. Des choses avec les jeunes aussi, ça m’intéresserait beaucoup. Faire partie également d’une intrigue avec de l’action : il va s’en passer, j’aimerais faire partie de la prochaineJ.

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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