Demain Nous Appartient : Audrey Looten évoque son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Audrey,
 
Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions !
 
On peut vous retrouver depuis de nombreux mois déjà dans la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On peut imaginer le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle aventure artistique ?
 
Oui, oui. En fait, ce n’est pas que je n’y croyais pas au début mais je ne savais pas trop à quoi m’attendre en intégrant cette série. Ça a été une vraie surprise parce qu’il y a une vraie bienveillance, beaucoup de gentillesse. Au départ, je pensais qu’il y aurait un côté usine dans le travail, alors, oui, ça va vite, on abat beaucoup de travail mais il y a beaucoup d’humanité dans les équipes que l’on croise et avec tous les gens qui travaillent là-bas. On a l’impression que toute cette équipe est unie pour donner le meilleur résultat d’une série quotidienne. Donc c’était une belle surprise.
 
J’en suis ravie, tout comme je le suis d’avoir encore un pied dedans, d’être encore à l’écran car on ne sait jamais comment le public va percevoir un nouveau personnage, s’il va l’aimer ou pas. Le mien est plutôt perçu avec bienveillance, c’est très agréable. C’est très agréable aussi d’enfiler un costume et de le garder un temps, de faire évoluer ce personnage, de le faire grandir, de le faire aller dans d’autres directions.
 
Justement, après tout ce qu’il a pu vivre, personnellement et professionnellement, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage ?
 
Elle a vécu beaucoup de choses et c’est un vrai bonheur. Ce qu’amène cette série aussi, c’est qu’elle m’a offerte une partition à jouer qui est incroyable. Dans ce métier, on peut avoir des rôles dans des téléfilms, dans des films mais c’est rare d’avoir autant de choses à jouer, de nuances à donner. Le personnage est passé par plein de moments. J’ai vraiment sauté dedans, comme un plongeon, je ne savais pas où j’allais, ça s’est fait très vite au début, j’ai découvert presque le premier jour qui était mon personnage, ce qu’elle allait faire et être. C’est vrai que j’ai aimé qu’elle soit femme de braqueur, qu’elle ait un côté un peu dark, tout en restant digne avec son métier d’avocat. Après, elle a vécu ce drame de perdre son mari mais toute l’histoire et la cavale étaient extraordinaires. J’adore l’action et c’était parfait.
 
J’ai aimé commencer à m’attaquer à son métier d’avocate. Quand il y a eu le procès de Laurence Moiret, le personnage joué par Charlotte Valandrey, c’était presque une pièce de théâtre. Cette audience de tribunal était extraordinaire à faire.
 
J’ai beaucoup de tendresse pour elle et, en même temps, je suis ravie car je trouve qu’elle a du caractère. Dans ses histoires personnelles, de cœur, elle s’est débattue et, aujourd’hui, elle est un peu plus sereine, c’est très bien. J’espère que les auteurs auront l’inspiration de ramener quelques petites zones d'ombres, que l’on ne soit pas uniquement dans le « tout va bien, la vie est belle ». En tout cas, je suis très heureuse. Le métier d'avocate me fascine, je rêvais d’en interpréter une, pour être dans un tribunal et défendre des accusés. Etre maman d’un grand garçon permet aussi de jouer tellement de choses, beaucoup d’humanité, de sentiments, d’émotions. J’ai beaucoup de tendresse pour ce personnage. Si, aujourd’hui, je devais enlever le costume de Virginie Corkas, je serais triste, vraiment. J’ai encore envie de la faire évoluer, j’ai encore envie qu’elle m’emmène sur d’autres terrains.
 
Au fur et à mesure des situations qu’elle a pu vivre, avez-vous eu des sources particulières d’inspirations ?
 
Pas trop trop. Je fonctionne assez à l’instinct. Après, on est épaulés sur le tournage par des coachs. Ils nous aident, nous rappellent le contexte. Les metteurs en scène nous dirigent et nous aident aussi. Oui, je fonctionne plutôt à l’instinct et à ce qui anime ce personnage à l’intérieur. J’avais envie de construire un personnage qui soit bien présent et qui existe, ça a été ma principale préoccupation quand je suis arrivée sur ce tournage. Je me suis dit que je ne voulais pas juste être la femme de ce braqueur autours duquel l’histoire tourne. Pour être plus que la femme de, je me suis dit qu’il fallait qu’elle existe, qu’elle ait du caractère, qu’elle s’impose, qu’elle contre. Je ne peux pas dire que j’ai mis du mien car je suis différente d’elle, complétement, mais, instinctivement, dans ce que l’on nous a donné à jouer, dans l’écriture, dans le rapport au partenaire, ce personnage est né et existe vraiment.
 
Le rythme de tournage est soutenu, du fait du nombre de minutes utiles à défendre chaque jour. Vos expériences passées vous ont sans doute beaucoup aidée ?
 
Quand je suis arrivée, je ne pouvais pas réfléchir à trop de choses, j’ai dû me lancer et y aller directement. C’est pour cela que la préparation, en tout cas l’apprentissage des textes et la connaissance de ce qui se passe, est très très importante. Justement, au moment d’être sur le plateau, on n’a pas le temps de trop réfléchir ni de tester trop de choses. Il faut avoir déjà imaginé parce que c’est vrai que le rythme est très soutenu. Mais c’est une excellente école. J’ai puisé dans mes expériences précédentes et, en même temps, cette expérience-là m’enrichit énormément. Pour ici mais aussi pour d’autres téléfilms et pièces de théâtre. Il faut tellement être efficace tout de suite, sachant son texte parfaitement, que l’on a une exigence nécessaire. En même temps, j’ai ce côté très perfectionniste, je ne peux pas arriver ne sachant qu’à moitié mon texte. Ce sont mes angoisses du soir. Mais c’est vraiment une très belle école, je le redis.
 
J’avais surtout la préoccupation d’être juste et de bien faire le travail. Si on est un peu exigeant comme je le suis, on fait vraiment un travail en amont, ce qui est aussi très enrichissant. Ça nous laisse même une liberté plus grande sur d’autres projets. Cette rigueur, en même temps, est un challenge, j’adore cela et c’est très bien.
 
 

 

 
Globalement, quels retours avez-vous pu avoir sur votre personnage, sur son évolution, sur son image ?
 
C’est très bienveillant, que ce soient les gens que je peux croiser dans la rue ou les messages que je peux avoir. Au début, il n'y avait pas trop de retour, peut-être que le public ne savait pas encore trop quoi penser d’elle mais, aujourd’hui, j’ai l’impression que les gens aiment ce personnage. Je reçois souvent des messages pour me demander ma date de retour car c’est vrai que je suis moins présente en ce moment. Donc c’est très agréable.
 
Le couple Martin et Virginie, je crois, a beaucoup plu au public. Les gens sont en demande justement de les voir vivre ensemble des choses de toute sorte. Mais, en tout cas, ce ne sont que des messages gentils, qui font chaud au cœur aussi quand on me parle de la justesse du jeu et de ce que dégage ce personnage. C’est une petite fierté.
 
Vous évoquiez le couple Martin et Virginie. Justement, comment aviez-vous réagi à la lecture du scénario, au moment de découvrir leur rapprochement ?
 
Au début, je me disais que ce n’était pas possible. Je prenais vraiment le parti-pris de ce personnage, c’était Virginie qui parlait avant Audrey : avec tout ce qu’elle avait vécu, surtout son rapport avec son mari Mickael, aussi le fait que Martin le tue, je me disais, au départ, que l’on ne pouvait pas, que ce n’était pas possible. Je ne pouvais pas l’accepter mais c’était Virginie qui ne pouvait pas l’accepter en fait. Je me disais que ça allait à l’encontre de ses émotions, de ses sentiments et, surtout, que c’était arrivé très vite.
 
Du coup, au départ, j’étais assez réfractaire mais, après, c’est vrai que ça a été fait en deux temps. Finalement, je me disais qu’elle ne savait pas où elle en était ni ce qu’elle voulait. A un moment donné, j’avais pensé que, peut-être, elle jouait avec Martin pour, à la fin, le détruire comme il avait détruit sa famille. Ce qui n’a pas été l’idée des auteurs. Ils nous ont fait arrêter ensuite cette relation à cause de Jules, qui ne la supportait pas. Il y avait alors plein de choses à jouer qui étaient très intéressantes, notamment le fait que le fils soit plus important que l’amour que l’on ressent. Et puis, elle a recraqué. Du coup, ça a amené autre chose, une partie d’elle, de femme, où elle pense à elle. En même temps, elle en avait envie, de toute façon rester seule n’aurait pas fait revenir son mari et elle a pardonné l’acte, la prise de décision de Martin.
 
J’ai un formidable partenaire, Franck est un très très bon camarade de jeu, c’est très agréable de tourner avec lui, il a beaucoup de répartie et ça marche bien ensemble. 
 
Comment voyez-vous la relation entre Virginie et Jules, son fils ? On a pu voir qu’elle est plutôt fluctuante…
 
J’ai une grande grande affection pour le comédien, Xavier, que j'ai eue immédiatement dès qu'il a débarqué, c’était son premier vrai gros tournage. C’est quelqu’un de formidable que je trouve très touchant, talentueux et vraiment super.
 
Il y avait cette fusion au début entre les deux personnages car ce qu’ils avaient vécu était très fort. Ensuite, c’est passé par plein de conflits avant, finalement, qu’ils se retrouvent. Avec Xavier, on se disait que l’on n’avait pas trop envie que nos personnages soient séparés. On a envie d’être proches, d’être soudés et, finalement, ça s’est reconstruit aussi avec Martin. Cette relation qu’il a su créer avec mon fils, après tout ce qui s’est passé, fait qu’il y a une vraie cohésion.
 
On a de beaux rapports ensemble, on a vécu plein de choses, c’était formidable, j’adore travailler avec lui. C’est étrange d’être maman d’un garçon aussi grand en âge et en taille mais c’est une belle histoire dont je suis fière.
 
Très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
 
J’ai toujours dit que j’avais été très très bien servie l’année dernière avec tout ce qui est arrivé à ce personnage : son arrivée, l’évasion, la cavale, l’installation au Mas avec Bilel, son métier d’avocate, l’incendie au mas… vraiment, elle est passée par toutes les émotions.
 
Qu’est-ce que l’on pourrait me souhaiter ? Que l’on remette une autre couche parce que j’adore ça. J’adore être en action. Ce métier me passionne, il fait vivre plein d’émotions et vibrer donc j’aimerais qu’il lui arrive plein de choses, des bonnes choses comme des mauvaises. Aussi dans son métier, d’expérimenter encore des scènes au tribunal de plaidoyer.
 
En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?
 
J’ai des envies très grandes de travailler aussi sur d’autres choses. Ce personnage et cette série m’épanouissent beaucoup mais j’ai envie également de créer et de jouer d’autres personnages. Que ce soit à la télévision ou au cinéma.
 
Un projet théâtral est encore en chantier, j’en parlerais quand les choses commenceront vraiment.
 
Ce fut un plaisir, Audrey, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Audrey renvoie une image de douceur, de pureté et pudeur naturelle. Elle dénote vraiment avec les actrices en général qui succombent toutes à des scènes intimes et de sexe très dérangeante. Pourvu qu'elle se préserve de cette déviance omniprésente dans le milieu du cinéma et des séries, qu'on puisse continuer à apprécier cette image agréable.
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