Alex Hugo sur France 2 : Marilyne Canto nous en dit plus sur la nouvelle saison !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marilyne,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver, en ce mois de septembre, dans la nouvelle saison de la série de France 2 « Alex Hugo ». Très simplement, on imagine la joie que cela a été, pour vous, de retrouver cette belle équipe et de prolonger cette belle aventure ?

Oui, parce que c’est assez heureux comme aventure. Que ce soient les partenaires, le cadre de cette fiction ou son succès. C’est très joyeux de travailler et de voir que ce que l’on fait est apprécié. Ce sont des équipes d’autant plus joyeuses que la plupart des gens viennent de Marseille, ce sont vraiment des gens formidables. Je les aime beaucoup, j’aime beaucoup travailler avec cette équipe, elle est très professionnelle et engagée. Du coup, il y a vraiment une ambiance de travail très agréable. Humainement et artistiquement.

Globalement, quels sont les retours que vous pouvez avoir des nombreux et fidèles téléspectateurs ? Qu’est-ce qui leur plait dans ce programme ?

Le cadre des montages et la splendeur des paysages jouent énormément. Je pense que ça propose une forme d’évasion pour les téléspectateurs. En plus, avec ces temps de Covid, on en a d’autant plus besoin et je pense que les gens sont à la fois très sensibles à la force d'un tel environnement mais aussi au fait que le personnage de Samuel soit assez humain, assez proche des autres, d’une grande simplicité. C’est un acteur très physique aussi. Chaque personne prend des risques, la montagne représente un danger supplémentaire, cela marque l'identité de la série. Ce ne sont pas des enquêtes citadines, ça change tout, ça ouvre et ça offre plein plein de possibilités.

Sans tout dévoiler de cette nouvelle saison, quels thèmes et quels sujets seront traités ?

Comme ce sont des enquêtes, il y a évidemment des meurtres. Dans l’épisode « Les racines du mal », le premier de la saison, il s’agit d’une mère qui a perdu sa fille et dont on n’a jamais retrouvé le corps. J’étais chargée de l’enquête il y a quinze ans. Je vis cela comme un échec puisque je n’ai jamais réussi à rendre le corps de cette fille à sa mère. Un nouvel habitant à Lusagne et meurtre similaire vont être au coeur du film et relancer les recherches. 

Dans le second, des détenus vont s’évader du fourgon qui les transporte. Il y aura une course poursuite avec la police rurale.

Plus généralement, quel regard et quelle vision avez-vous à présent de votre personnage du commissaire Dorval ?

C’est assez touchant justement dans cet épisode, elle est assez entière, directe, pour la première fois elle reconnait ses erreurs. Je trouve que c’est une dimension, du coup, qui lui donne une très grande conscience de son travail et une grande honnêteté. Elle est bosseuse, obstinée, acharnée dans la façon de faire ses enquêtes et, en même temps, si elle se trompe, elle le reconnait et sa lucidité est un aspect nouveau et inattendu de son caractère qui est très intéressant à jouer, qui la rend à la fois fragile et plus sensible.

Pour son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Elles sont multiples. J’ai été voir certains commissaires, j’en ai suivis quelques-uns. Sinon, je m’inspire à la fois de moi et de l’écriture, c’est une sorte de mélange entre ma personnalité, la personnalité du personnage tel qu’il est décrit et puis certaines choses du réel. Notamment le regard qu’ont pu me donner certains commissaires sur leur façon de travailler. Mais, là, c’est particulier, c’est à Marseille et je me déplace dans la montagne, ce n’est pas du tout les mêmes codes qu’à Paris ou en ville. 

De toute façon, on s’inspire toujours un peu de soi, on met un peu de soi dans les personnages, c’est sûr.

Pour la suite, au-delà de ce que feront très bien les scénaristes, avez-vous des envies particulières d’évolution professionnelle et/ou personnelle pour votre personnage ?

Oui, je pense que plus on ira sur des choses un peu plus intimes et personnelles, plus je pense que ça enrichira le personnage. Il faut toujours faire attention à ce que les personnages ne soient pas des fonctions. Quand on joue un policier ou un juge, il faut veiller à ce qu’ils aient quand même une vraie personnalité. Je pense que plus on est un peu dans l’intimité du personnage, dans ce qu’il vit à côté, plus c’est passionnant. C’est ce que j’aime dans cette série, à la fois l’enquête mais aussi la personnalité profonde du personnage. D’ailleurs, on y va de plus en plus. Plus cette part sensible est présente, plus je trouve qu’une fiction est passionnante.

Merci Marilyne pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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