Koh Lanta : Moussa se souvient de son parcours jusqu'en finale !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Moussa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier, vous avez été éliminé à l’orientation, pour votre troisième participation à « Koh Lanta ». A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Revoir les images, forcément, nous replonge dans l’aventure qu’est « Koh Lanta ». J’ai été totalement en immersion face à cet épisode de l’orientation. Je me souviens d’un Moussa qui était fatigué, d’un Moussa qui avait perdu quinze kilos, qui mangeait cinquante grammes de nourriture par jour, qui avait cherché pendant plus de cinq heures en plein cagnard ce poignard. Au final, je ne l’ai jamais trouvé. J’aurais aimé le trouver, pourtant je n’étais pas loin, Naoil a été meilleure que moi et je leur souhaite à tous une bonne finale et à moi un bon retour.

Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ?

Je pense, avec le recul, que ce qui m’a manqué, c’était surement le calme et le temps. J’aurais dû utiliser mon temps différemment, avec moins de stress, et surtout être calme. C’est une épreuve de vitesse alors, forcément, le temps joue en notre défaveur mais si j’avais pris le temps de revenir à la table afin de voir si j’étais sur le bon repère, je pense que ça m’aurait servi. En tout cas, ça m’aurait aidé à trouver mon repère, la balise derrière et mon poignard.

On ne le voit pas forcément à la télé, je suis resté sur la zone à chercher trois heures non-stop, alors que, à un moment donné, j’aurais dû dire stop et changer de stratégie tout simplement.

Que retenez-vous spontanément ? Une élimination la veille des poteaux ? Ou un magnifique parcours qui vous a mené jusqu’à la finale à cinq ?

Bien évidemment, je ne retiens que le côté positif. Je me suis donné jusqu’à la fin de l’aventure. J’avais promis à l’équipe jaune de les emmener le plus loin possible, objectif atteint. Je suis quand même en final de « Koh Lanta » et ce n’est pas rien. J’ai laissé sur le terrain mes quinze kilos perdus. « Koh Lanta » reste une aventure extraordinaire, à vivre au moins une fois dans sa vie et je ne retiens que le positif.

J’ai un slogan : machine un jour, machine à jamais. La résultante est de ne jamais abandonner, même s’il y a plus fort que soi en face. Donc de ne jamais abandonner et d’aller au bout quoi qu’il arrive. Quoi qu’il arrive, vous n’en sortirez que du positif et ça vous fera avancer. Personnellement, « Koh Lanta » m’a fait grandir. Je me suis assagi surement avec le temps. Dans chaque aventure que j’ai faite, j’ai l’impression d’avoir laissé mes démons sur place et de sortir grandi.  

De façon plus générale, en quoi vos deux premières expériences sur cette aventure vous ont-elles aidé ?

Aujourd’hui, par rapport à mes précédentes aventures, j’ai l’expérience. « Koh Lanta », je connais. Lors de ma première aventure, j’étais un gamin, je venais chercher la découverte. Sur la deuxième aventure, je connaissais plus ou moins « Koh Lanta » mais, là, je venais chercher la revanche. Cette année, j’ai cherché la gagne mais avec l’expérience. Ce que j’ai gagné à « Koh Lanta », c’est que j’ai réalisé que « Koh Lanta », je le connais, j’ai l’expérience sur le camp, j’ai l’expérience sur les épreuves, je pouvais apporter beaucoup à mon équipe. Qui, pour le coup, cette année, était en vraie demande. Faire une aventure comme « Koh Lanta », en tant que héros, face à de nouveaux aventuriers et pouvoir leur apporter de la bienveillance et surtout les conseils d’un aventurier aguerri, c’est un kif immense. C’est déjà une petite victoire de transmettre ce que l’on m’avait transmis lors de mes précédentes aventures.

Comment décrieriez-vous le rôle et la place que vous avez eus sur le camp jaune ?

J’étais dans mon rôle de grand frère protecteur. D’un côté, il y avait le sentiment profond de leur voler un bout de leur aventure en arrivant en tant que héros avec les autres. Mais je leur avais dit que, eux aussi, pouvaient faire leur aventure, pouvaient vivre leur « Koh Lanta » et qu’il ne fallait pas que je sois un poids pour eux mais un avantage. En tout cas, j’ai été pris d’affectation pour l’équipe jaune, ils m’ont fait un accueil chaleureux. Pas comme les rouges. Peut-être que j’aurais pensé différemment si j’étais tombé dans une équipe rouge, comme Claude. Finalement, chez les jaunes, ils ont été bienveillants à mon égard et il fallait que je leur rende. La meilleure manière de leur rendre était effectivement de les accompagner le plus loin possible. Alors, c’est vrai, tout le monde n’est pas d’accord avec cela, « Koh Lanta » est juste un jeu et rien d’autre. En tout cas, ma stratégie aussi nous a permis d’aller en majorité, nous les jaunes, au bout de l’aventure. Quoi qu’il arrive à l’orientation, on arrivait à quatre jaunes et un ex black.

 

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

A la place des aventuriers jaunes et rouges, comment auriez-vous réagi en voyant débarquer cinq héros ?

Si j’avais été à leur place, ça aurait été très compliqué. En leur disant aux héros, « vous êtes bien gentils mais nous aussi avons envie de vivre notre propre Koh Lanta ». Je n’en sais rien mais peut-être que j’aurais agi comme Ahmad…Ou pas, peut-être que, dans ma personnalité, je les aurais accueillis comme chez les jaunes. En fait, je suis mitigé. J’ai un sentiment partagé de me dire que, en tant que nouvel aventurier, il faut que je vive ma propre expérience, mais ce n’est pas plus mal aussi de se faire aider pour pouvoir vivre pleinement cette expérience. Donc, oui, mes sentiments sont partagés, c’est compliqué de répondre à une question comme ça finalement.

Globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs aux Fidji ?

Ah la la, il y en a tellement. Avant tout, une équipe de production au top, des aventuriers, des rencontres inoubliables. Au départ, on rencontre des aventuriers, finalement ils deviennent des membres de ta famille. Des épreuves magnifiques aussi. C’est un tout, « Koh Lanta ». Vous savez, quand on y va, c’est comme dans la série « Lost », on est toujours attiré par cette ile. Pourtant, quand on revient d’une aventure comme « Koh Lanta », on se dit à chaque fois : plus jamais. Alors voilà, j’ai lâché mes démons, j’ai l’impression d’être le Moussa non pas 2.0 mais 3.0 après trois aventures. J’ai l’impression d’avoir le besoin de vivre mes rêves, au lieu de rêver ma vie. Ce qui fait que, cette aventure-là, à chaque fois que j’en rentre, je me dis « plus jamais » mais, quand on me rappelle, je replonge dans l’aventure. On est attiré comme des aimants par cette ile, alors que c’est la misère là-bas. Ça peut être le paradis d’un côté, quand il fait beau, avec de belles épreuves et que vous avez à manger. Et l’enfer de l’autre côté, quand la pluie tombe trois jours d’affilé et que vous n’avez toujours rien à manger. C’est ce qui crée des liens familiaux, c’est ce qui crée cette aventure extraordinaire qu’est « Koh Lanta ». Bientôt, je crois que je vais mettre une bannière sur les réseaux sociaux, « Je suis Koh Lanta ». Je ferai une photo en mode totem…non, je plaisanteJ.  

Quelles ont été vos principales occupations sur le camp ?

Personnellement, j’ai trouvé les journées courtes parce que j’ai été actif toute la journée. Alors, c’est vrai, à la télé, on me voit avec la team bronzette. Malheureusement, quand je parlais avec les filles, elles étaient posées sur la plage, donc je me posais avec elles. Mais je vous rassure, en tant que black, je n’ai plus besoin de bronzer. Oui, je partageais la journée avec Claude, avec Teheiura, on échangeait beaucoup avec Sam, lui le grand fan de « Koh Lanta ». Je me rappelle que, au début de l’aventure, c’est moi qui l’ai intégré. On a passé énormément de nuits à discuter autour du feu.

Ca dépendait des jours mais, en général, les journées étaient courtes. Sauf quand la pluie tombait. A part Teheiura qui se croyait dans la pub pour « Tahiti douche », qui se lavait les cheveux avec de la noix de coco, pour nous c’était l’enfer. En tout cas, je fais partie des gens qui trouvaient les journées courtes.

A quelques heures du dénouement final, qui est votre favori ?

Je leur souhaite vraiment, parce que j’apprécie les trois, un bon courage. Ils ont tous des chances d’y arriver. Claude parce qu’il l’a prouvé à plusieurs reprises sur les épreuves, c’est une machine. Naoil parce qu’elle a un mental d’acier, comme moi, en tant que boxeur. Et Inès, qui n’a jamais gagné épreuve, ce sera peut-être l’épreuve ultime qu’elle pourrait remporter. Ça lui permettrait de dire à tous ses détracteurs : certes, je n’avais pas remporté d’épreuve, mais j’ai remporté la dernière, celle des poteaux.

En conclusion, êtes-vous resté en contact avec certains de vos camarades aventuriers, quelle que soit la couleur initiale de leur équipe ?

Je rassure tout le monde, quelle que soit la couleur initiale, nous avons de bons rapports avec presque tous les aventuriers. J’ai Sam tous les deux jours au téléphone, je parle avec Claude et Teheiura aussi, Jessica est également une belle personne, même si nous n’avions pas d’affinité sur l’ile. On a un petit groupe sur Whatsapp, on discute beaucoup, parfois on s’engueule mais tout va bien.

Juste une dernière chose, si je puis me permettre, on a sorti un clip qui s’appelle « Aventuriers ». Pendant le confinement, on a demandé à tout le monde à la maison de faire une vidéo, avec des images de l’aventure « Koh Lanta », pour partager ce beau projet autours de la musique. Le single est aussi disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.

Merci, Moussa, pour toutes vos réponses !

 

Le lien du clip est disponible ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=_Y7X_BIA35M

Publié dans Télévision

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