Koh Lanta : Alexandra évoque son parcours jusqu'à l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Alexandra,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez quitté l’aventure « Koh Lanta » sur décision médicale, lors de l’épreuve de l’orientation. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Oui ! En fait, ce qui se passait, c’est que, chaque vendredi, on était en famille, à regarder et j’étais contente parce que je savais le dénouement et que j’étais sauvée, que je n’allais pas partir au conseil. Mais, là, ce vendredi-là, je n’ai vraiment pas eu faim, j’avais la boule au ventre, je savais que mes enfants et mon entourage allaient découvrir que je partais sur décision médicale. Honnêtement, j’appréhendais beaucoup leur réaction en fait.

Que s’est-il exactement passé ? La fatigue, l’émotion ont-elles eu raison de plus de trente jours d’aventure ?

Oui, je l’explique comme cela en fait. Je n’avais pas gagné de confort donc, forcément, je n’avais pas eu d’énergie. Le manque de sommeil aussi. Il faisait très très chaud, ça a duré très longtemps, mon corps, au bout d’un moment, a lâché. J’ai essayé de résister, résister, j’avais mal à la tête. Quand le médecin a vérifié mon état, il m’a dit que je n’étais pas apte à reprendre le jeu. Très très grosse frustration bien évidement d’arriver à ce stade et de ne pas pouvoir aller plus loin. Ca y est, je voyais les poteaux, c’était mon rêve…bon, je garde le côté positif, je suis très très contente de mon parcours. L’orientation, je voulais la faire, je l’ai vue. Je sais ce que c’est. Maintenant, je n’ai pas de regret.

Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ?

Une côte de bœufJ. Non, je pense qu’il me manquait de la nourriture, tout simplement, c’est tout, en fait. J’aurais eu quelque chose dans le ventre, ça m’aurait redonné de l’énergie. Il me manquait simplement de la nourriture, la motivation était là, l’envie était là. J’avais besoin de nourriture….

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs sur place ?

Je pense à un en particulier, sur une épreuve sportive : d’avoir réussi à tenir aussi longtemps au paresseux. Pour moi, je me suis découverte un mental d’acier en fait. Il n’y a que « Koh Lanta » qui peut nous faire vivre de telles choses, un tel dépassement. Je me suis dit « waouh, tu es capable de résister ». Je me suis mise dans ma bulle et je ne pensais plus à rien. C’est le mental qui a pris le dessus et j’ai tenu. J’aurais aimé être la meilleure de toutes les femmes….bon, j’ai quand même eu un très très beau record.

Aussi le côté humain, j’ai fait de magnifiques rencontres et ce sont des choses qui resteront gravées tout le temps.

 

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Comment se passaient vos journées sur le camp ? Aviez-vous, à titre personnel, des occupations préférées ?

On avait nos petits rituels quand même. En plus de l’épreuve, il fallait bien manger, donc on allait chercher le manioc. En général, on y allait à deux ou trois, on discutait en même temps. Il fallait aller chercher l’eau, le bois. Donc, en fait, les journées sont longues mais, en même temps, on est très occupé. On arrivait des épreuves, on allait se rincer, on se séchait comme on pouvait. Non, vraiment, on a l’impression que les journées peuvent paraitre très très longues mais on est occupé. Honnêtement, je ne me suis jamais ennuyée. Si ce n’est une fois, où on a quand même eu des pluies tropicales. Là, les journées sont longues, il pleut tout le temps, il fait froid, on est autour du feu, c’est là où on se raconte nos vies, on connait la vie des uns et des autres par cœur je crois. Voilà, il faut s’occuper quoi…mais, bonnement, ça ne m’a jamais paru trop trop long.

Comparativement à la vision que vous en aviez avant de partir, certaines choses ont-elles été plus compliquées ? A l’inverse, d’autre furent-elles plus simples ?

C’est marrant, ça fait longtemps que je regarde « Koh Lanta » et je m’attendais exactement à ce que j’ai vécu. Ça parait incroyable. Je pensais que ma cohabitation avec les araignées allait être plus dure que cela, quand j’en vois une en France, chez moi, je saute au plafond. Je ne sais pas, j’ai l’impression que l’on se conditionne et que l’on accepte plus de choses que chez nous. Donc je n’ai pas eu de grosse grosse surprise. Je m’attendais à avoir des difficultés pour la nourriture, je savais que mes enfants allaient me manquer mais je m’étais conditionnée. A tel point que ça ne m’a pas paru si insurmontable que cela.

Quelle place pensez-vous avoir eu sur le camp jaune ? Et après la réunification ?

Même si on ne me voyait pas beaucoup à l’écran avant la réunification, j’étais quand même bien présente. On a réussi à former une bonne équipe jaune. Même après la réunification, notre relation n’a pas vraiment changé. On est resté soudé. Moussa avait de l’expérience, il nous guidait peut-être un peu plus mais on était tous pareil en fait.

Je me mettais moins en avant que les autres, je pense peut-être à Inès qui est plus une grande bouche, ce n’est pas méchant quand je dis ça. Je parlais peut-être un peu moins, mais je racontais des blagues, je prenais soin des autres, je faisais un peu la maman parce que j’étais la plus âgée. On a tous trouvé notre place très rapidement, il n’y avait pas de chef en particulier. C’était une équipe soudée et égalitaire, il n’y avait pas vraiment de différence entre nous.

Quelques jours après le début, vous aviez vu débarquer cinq héros dans l’aventure. Quelle avait alors été votre réaction ?

Pour être honnête, je n’étais pas contente. Quand je les ai vus, je me suis dit « oh là là, ce n’est pas juste, ils l’ont déjà fait et nous n’allons pas être sur la même longueur ». J’ai trouvé ça, au début, non pas injuste mais pas équitable. Quand, après, Moussa est venu sur le camp, il nous a montré des choses et je me suis dit que, là, quand même, l’expérience est importante. Finalement, j’ai pensé qu’il fallait trouver le côté positif à leur arrivée. Sarah, aussi, nous avait trouvé du manioc. Après, pour les épreuves sportives, je pense que c’était quand même un handicap pour nous. Même si ce n’est pas un héros qui a gagné…

Naoil a été sacrée grande vainqueur de cette édition. Quel regard portez-vous sur sa victoire ?

Je suis extrêmement contente. Bon, j’aurais préféré que ce soit moi, évidemment mais, voilà, par contre, s’il y avait eu une deuxième personne, j’aurais voulu que ce soit Naoil. Elle était méritante, elle était géniale sur le camp. Je trouve qu’elle était complète, c’était la femme et la personne que je voulais voir gagner. Je suis ravie, ça ne pouvait pas mieux tomber.

Merci, Alexandra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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