Tandem sur France 3, Baby Clash sur Youtube : Baya Rehaz évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Fabien Malot

 

Bonjour Baya,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis peu, votre série « Baby clash » est disponible sur Youtube, en 5 épisodes, série que vous avez développée en autoproduction, on y reviendra d’ailleurs plus tard. Très simplement, elle met en avant un jeune couple, qui se connait à peine et qui n’est pas forcément préparé à l’arrivée d’un bébé. Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce programme ? Quelles thématiques y sont abordées ?

C’est un programme court, une minisérie de 5 épisodes, chacun durant de 3 à 4 minutes. En fait, c’est une succession de polaroids exhaustifs de la vie d’un couple, de sa rencontre à sa séparation. Lorsque Thomas, célibataire endurci rentre avec Mina après une soirée entre copains, ils ne se doutent pas qu’ils seront liés à jamais. Se laissant entraîner dans le tourbillon de l’amour, Mina va vite s’installer dans la chambre que Thomas occupe en colocation. Après quelques semaines de relation seulement, elle tombe enceinte. Une grossesse et une naissance qui mènent à une crise dans la vie ce jeune couple dont le fonctionnement va être bouleversé. Le nom de cette crise est le Baby Clash. D’où le titre. 

Ces deux jeunes gens du même âge finissent la nuit ensemble mais on comprend, dès la séquence 2 du premier épisode, que, très vite, ils tombent amoureux. Ça va plutôt bien entre eux et elle va venir s’installer dans cette colocation, sans qu’ils ne le choisissent vraiment, un peu comme ça, dans la foulée des choses. Très très vite, elle va tomber enceinte, ils accueillent cette nouvelle avec énormément de plaisir, ils sont comme deux enfants qui ont reçu leurs cadeaux de Noel, sans comprendre les bouleversements que ça va amener. Ces derniers vont être énormes à plusieurs niveaux : parce que, elle, très féminine, très jeune fille de son temps, va se retrouver encombrée très rapidement par cette grossesse. Qui va carrément jouer sur sa féminité et sa libido et, petit à petit, elle va l’acculer lui, de plein de réflexions, de remarques, pour qu’il prenne un peu les choses en main et se responsabilise, si on peut dire. Mais il n’avait pas du tout prévu tout cela, c’est un peu trop gros pour lui. 

Je les ai placés dans un unique décor, cette chambre de colocation, cette garçonnière, qui va donc devenir une chambre d’amoureux, un petit nid, qui va ensuite devenir un mini studio pour toute la famille. Donc l’espace va être de plus en plus encombré, comme leurs émotions et comme le couple va l’être aussi. C’est-à-dire qu’ils vont de plus en plus étouffer au sein de cet espace, jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus et que lui n’en puisse plus de la pression qu’elle exerce sur lui. Elle va donc décider de partir avec son enfant, faisant ce choix car ce dernier ne peut plus vivre dans cette atmosphère de tension. Ce n’est pas qu’ils ne s’aiment plus, c’est qu’ils ne se sont pas compris, ça a été trop vite, les responsabilités ont été trop lourdes et trop fortes pour eux, ils n’étaient pas du tout prêts, ce bébé n’était pas un projet mûri et réfléchi et c’est pour ça entre autres que son arrivée déclenche une crise. Mais ils prennent la meilleure décision de parents, pour le bien de cet enfant, en se séparant pour lui offrir un environnement apaisant. Je trouve que c’est une belle fin…contrairement à la manière dont certaines personnes la reçoivent. Une séparation est un échec je l’entends, mais dans le cas de Thomas et Mina, elle est indispensable pour tous. Et puis, je ne suis pas forcément fan des happy end. Parce que la vie, c’est pas ça. 

Ces 5 épisodes montrent autant d’évolutions et de changements dans leur vie de couple et, surtout, dans leurs relations. En termes de registre, on peut parler, sans dévoiler de grand secret, d’une « dramédie » ?

Oui, c’est carrément une « dramédie ». Je sais qu’il y a des gens qui n’aiment pas beaucoup ce terme mais je l’utilise souvent. Tout mon travail est un mélange de comédie et de drame. La situation est déjà triste, on sait vers quoi on tend mais, à l’intérieur, on met de la vie, on met des punchlines, on met de la comédie pour que ce soit un peu plus facile à regarder pour le spectateur. J’aime bien faire rire les gens à un certain point puis qu’ils soient cueillis en se disant que, certes c’est drôle, mais que ce n’est pas si drôle que ça, que c’est triste. Il y a quelqu’un qui fait ça très bien, dont j’adore le travail et qui m’inspire énormément, je trouve son travail parfait, c’est Ricky Gervais. Il a un humour comme cela. En ce moment, je regarde la saison 2 de « After Life », qui est magnifique, on rit, on rit mais, en même temps, on est gêné, on est mal à l’aise et on pleure en même temps que l’on rit. On a le sourire en même temps que les larmes. J’adore ça, c’est la vie. 

Donc, oui, c’est véritablement une « dramédie », c’est de la comédie mais il y a, je l’espère, de forts moments d’émotion. 

 

 

Le décor, unique (la chambre en colocation de Thomas) évolue, lui aussi, dans son contenu notamment, en fonction de ce qui se passe dans le couple et dans cette nouvelle vie à 3. Peut-on parler d’un personnage à part entière ?

Complètement, on peut dire que c’est un personnage. J’avais cette idée en tête d’écrire un huis clos parce que je savais que j’allais tourner probablement sans production, donc sans aide financière. Il fallait que je ne me disperse pas dans la logistique de tournage. Donc c’était quand même une condition que j’avais à l’écriture déjà.

Ensuite, je me suis dit qu’il serait intéressant d’avoir un lieu qui ne soit pas qu’un prétexte, mais qui soit carrément un personnage. J’adore encrer mes personnages dans des décors forts parce que je trouve que ces derniers, souvent, supposent des comportements et des attitudes que l’on n’aurait pas ailleurs. Là, c’est le confinement et l’espace réduit de plus en plus encombré qui créent cette tension et qui la révèlent. J’aimais bien dire que cette garçonnière, qui devient ce nid d’amoureux,  qui devient ce studio, n’était, au départ, justement, qu’une chambre de coloc occupée par un jeune, un espace de transition dans la vie d’un jeune adulte et donc pas prévue pour l’utilisation qu’ils en font ensuite, à savoir y accueillir un enfant. Forcément, l’histoire courrait à l’échec parce que l’espace n’était pas voué à cela. 

Un deuxième travail a été fait sur ce décor, en travaillant sur la lumière et ensuite l’étalonnage. Si on regarde les 5 épisodes à la suite, au départ, c’est assez chaleureux, ça le devient ensuite de plus en plus et, au niveau de l’épisode 3, il commence à y avoir un twist, où les couleurs deviennent plus grises, plus sombres, moins contrastées. Il y a alors une espèce de gris, de terne car ça répond aussi aux émotions internes et à ce que le couple traverse. Plus ce dernier était épanoui, plus c’était chaud, chaleureux, avec des plantes vertes et des petites lumières partout. Plus le couple est triste, plus ça devient chargé, gris, avec des plantes fanées. J'ai donc acheté des plantes un mois avant et je les ai laissées faner et ensuite j’ai acheté les mêmes plantes fraîches….et du coup Quentin Guiot avec qui je travaillais, savait quand mettre les plantes fraîches et vertes et quand les remplacer par des plantes fanées. On n'a évidemment pas tourné dans l’ordre des séquences donc je peux vous dire que le décor était un vrai casse tête. Mais il était indispensable, ce travail sur le décor. De manière inconsciente, le spectateur ne le voit pas mais je sais que l’on a fait ce travail. Si vous regardez la fin quand elle parle et qu’on l’a voit dans le miroir et qu’elle dit «  j’étouffe », autour d’elle dans le cadre du miroir, l’espace est très chargé. Lui, il a même du liniment et un biberon sur son espace de travail, son bureau, son espace à lui est aussi encombré.

Tourner un huis clos d’un couple avec l’enfant était plus simple chez moi. Au-delà du budget serré, j’avais surtout tout à la maison. Je suis moi-même maman de deux enfants, du coup j’avais le lit, la poussette, la chaise longue, la chaise haute. Je pouvais ainsi avoir tous les éléments de décor à l’intérieur, comme au théâtre. 

Pour en revenir à la genèse du programme, quelles motivations vous ont poussée à développer ce programme ? Votre propre expérience, qui s’est passée bien plus positivement, grâce notamment au soutien de votre conjoint, en est-elle la source principale d’inspiration ?

Il faut savoir qu’une grossesse et un accouchement sont, dans la vie d’une femme, comme un passage d’un 36 tonnes. Émotionnellement et physiquement, ça bouleverse beaucoup de choses. On s’en rend compte surtout après. Quand ma fille a eu 5 mois  et que j’ai développé ce projet, j’avais effectivement une sorte de recul sur tout ce que je venais de traverser. Je m’étais dit « heureusement que l’on était solide, que l’on était préparé, que c’était un projet et que l’on était fort » parce que, en fait, ça aurait pu nous balayer. Il y a tellement de fatigue et de frustration parce que, en tant que femme, le corps change et qu’on ne le retrouve pas tout de suite. Dans un premier temps, il est voué à nourrir son enfant, en tout cas me concernant, j’avais fait le choix de l’allaitement et j’avais adoré. Mais du coup, c’est un corps outil, nourricier, on est mère avant d’être femme, c’est tellement compliqué que l’on a forcément des frustrations qui sont cachées ici et là et que l’on balance à l’autre, notre miroir, notre seul retour.

 

 

Donc j’avais envie, très vite, de parler de cela. La maternité est un sujet qui me plait depuis longtemps. Sur « Paris, un jour de… », à l’époque, je n’avais pas d’enfant, j’en voulais un très très fort et j’avais déjà parlé de ce désir chez la femme qui commence à avoir 30 ans (même si je sais que certaines femmes n’en ont pas le désir ou l’ont mais plus tard). Là, je suis tombée enceinte, j’ai eu cet enfant et j’avais envie de montrer ce que c’était, dans un couple, que d’avoir un premier enfant. Ce que ça amène, aussi ce qu’est une grossesse pour une femme, comment les hormones se bousculent à l’intérieur, comment on doit penser à tout, comment, en devenant maman, on a peur pour notre sécurité et celle de l’enfant. L’enfant et la maman sont en fusion, on sait que le père est le tiers séparateur. D’ailleurs, dans la série, Mina épuisée par des nuits blanches fait remarquer à Thomas que, lui, les pleurs la nuit visiblement ne le dérangent pas, sous entendu qu’il dort paisiblement pendant qu’elle s’en occupe. Sous entendu, j’aurai bien aimé que tu prennes le relais de temps en temps...Mais elle n’arrive plus à communiquer calmement parce qu’elle est épuisée et dépassée. Lui se sent floué parce qu'il dit qu’il veut mais qu’elle l’en empêche…Et là, on est au cœur d’une vraie problématique qui est souvent vraie dans un couple qui vient d’accueillir un enfant, la maman est tellement en fusion avec son bébé que la relation est très animale, ça la fatigue mais elle ne peut pas faire autrement que d’être collée à son enfant, c’est un animal instinctif. Quand le père veut prendre sa place, il ne peut pas toujours, empêché par une maman louve…qui ne se rend même pas compte qu’elle est louve et lui reproche dans le même temps de pas être assez présent…c’est le poisson qui se mord la queue.  Et puis, je voulais parler de notre société, de la précarité, du prix exorbitant des loyers qui ruinent des familles parce que c’est trop difficile. J’aime encrer mon travail dans la réalité. je veux que ce soit générationnel, cru, sans concession. La réalité telle que je la vois, je la ressens.  Je veux que ça raisonne. Sinon, j’ai raté. 

Du coup, je voulais parler de tout cela, c’étaient ma propre grossesse et ma propre expérience qui m’ont donné l’envie. J’ai voulu parler de ces difficultés et, pour le faire en si peu de temps, il fallait que je prenne les conditions d’un couple qui soit propice à cela. C’est-à-dire un couple jeune, pas préparé, qui se connait à peine et dont l’espace de vie est précaire. 

« Baby clash » a été développée en autoproduction. Quelles ont été vos principales clés et astuces pour réussir ce « self made » ?

J’ai l’habitude de l’autoproduction donc je sais qu’il y a des postes clés sur lesquels je ne peux pas transgresser. Il y a le son, j’ai besoin d’un bon matériel, j’y ai mis les moyens, aussi l’image et l’éclairage. Ensuite, en post production, ce sont le montage, l’étalonnage et le mixage son. En gros, je savais qu’il fallait une à trois personnes à l’image. Je n’avais pas de script. J’en ai jamais , je derushe absolument tout. Dans une prise considérée ratée, il peut y avoir de très belles fulgurances et je m’en sers. Un regard, un mouvement, un bégaiement…ça m’intéresse. Les gens qui se sont engagés avec moi sont soit des gens qui ont déjà travaillé avec moi (Ben Rufi, le chef opérateur, était aussi à l’image de la saison 2 de "Paris, un jour de…", Karen Haddad au maquillage, Salomé Brussieux aux costumes, Quentin Guiot à la déco)…soit des gens qui sont venus sur lecture du projet et après avoir visionné mon travail pour ceux qui ne le connaissaient pas déjà. Toute l’équipe de post production me connaissait et connaissait bien mon travail parce que ce sont les mêmes avec qui je travaille depuis le début. Le compositeur musical Christophe Menassier aussi … tous se sont engagés et ont investi leur temps et leurs compétences au sein de ce projet. Je tiens à les remercier parce que, franchement, sans eux je n'aurai pas pu faire exister ce beau projet.  

On a tourné sur deux jours et demi. Donc c’était très restreint, je peux vous dire qu’il fallait une équipe de dingue, tous dirigés vers un même but et ça a été le cas. Équipe incroyable qui a tellement travaillé. 

Les spectateurs attendent un produit fini, quels que soient les moyens, il fallait donc être exigeant à l’image, je n’ai pas lâché les acteurs sur leur jeu, aussi exigeant à l’écriture en amont et à la post production en aval, notamment lors du mixage son et du montage. 

Dans le contexte d’un huis clos, le spectateur peut très vite s’ennuyer, mon travail a donc été de donner beaucoup de respirations, en multipliant les axes et en faisant exister vraiment toute la pièce. Et j’adore la caméra épaule...j’adore? ça suit les mouvements, on est au plus près des corps, je trouve ça tellement organique. 

Nous le disions au début de cet entretien, 5 épisodes sont en ligne. Aimeriez-vous pouvoir leur donner une suite ?

Je ne pense pas. Je suis déjà en train d’écrire autre chose. Cette série est une petite histoire, avec un début, un milieu et une fin de l’histoire du couple. Donc il n’y aura sans doute pas de suite, même si j’ai déjà reçu beaucoup de commentaires en ce sens. 

En parallèle, on peut vous retrouver actuellement sur France 3, dans la nouvelle saison de « Tandem ». On imagine votre joie de continuer à participer à ce chouette programme ?

Oui, oui, je suis contente. Je suis rentrée en saison 3. Le but de mon personnage était d’amener un peu plus encore de comédie. J’avais eu un accueil hyper bienveillant. Surtout, j’ai eu et j’ai encore de la place pour faire évoluer mon personnage et le tendre vers quelque chose qui me plait. On est vraiment artisans, en tant que comédiens, dans ce programme, on a une place énorme pour notre personnage. On peut l’emmener là où on en a envie, ou presque. On est force de proposition, il y a de la discussion, de l’échange, dès la lecture. Du coup, c’est hyper plaisant.

J’adore mon personnage, elle est très fraîche, elle enquête à l’instinct, elle est très drôle, hyper attachante, tout en étant parfois très dure et très sérieuse quand l’enquête le nécessite. Il y a cette double palette à jouer, ce qui est génial à faire pour un acteur. 

 

Crédits photo : Fabien Malot

 

Retrouvez-vous des similarités entre votre personnage du lieutenant Inès Zaidi et vous-même ?

Oui, effectivement, Elle a un côté très frais et aussi très autoritaire, ce qui me ressemble également. Tous ceux qui ont travaillé avec moi pourront le dire (rires);

je ramène beaucoup Inès vers ce que je suis. Le fait qu’elle travaille à l’instinct me ressemble énormément, je suis très instinctive dans mon métier de comédienne et de réalisatrice. Je suis plus instinctive que technique d’ailleurs. Je suis traversée par des visions, Aussi dans l’écriture et dans mes montages, où je fais vraiment confiance à mon instinct. Je sens quand ça fonctionne ou pas, je ne peux pas l’expliquer.

Sans tout en dire, peut-on s’attendre à quelques petits changements pour le lieutenant ?

Elle est joueuse, on a vu qu’elle drague un peu son responsable, le capitaine Marchal, qui est quand même l’ex âme sœur du commandant. Elle est joueuse, elle le taquine un peu, le dragouille un peu. Jusqu’à quel point ? A vous de regarder les épisodes…Mais elle aime bien cela, elle aime bien jouer. Ce qui est génial avec ce personnage, c’est qu’elle est vraiment dans son temps et hyper générationnelle. Elle joue mais est-elle prête à en assumer les conséquences ? Je ne peux pas en dire plus mais elle va jouer pas mal de temps, va pousser le jeu très loin, va beaucoup tester. 

Plus généralement, quels sont vos autres projets et actualités artistiques à venir ? 

« Miss » de Ruben Alves a été tourné il y a un an et devait sortir en mars. Ce fut le premier film repoussé, avant même la mise en place du confinement. Il sortira fin septembre. J’y joue Miss Saint Pierre et Miquelon, ce fut une expérience géniale. C’était un tout autre rôle et, pour une comédienne, c’est génial de faire une miss. C’est le rêve de toute petite fille. Ce film est une comédie mais sur un fond social très fort, ça parle d’identité. 

Je viens de co-écrire et de co-développer pendant ce confinement une série, avec Rudy Milstein. Il jouait Doudou dans « Paris, un jour de… » et, là, on a décidé de co-écrire ensemble parce que ça faisait longtemps qu’on en avait envie. Une lecture est en cours, on espère que ça verra le jour. 

J’ai une autre série en lecture aussi, dans d’autres productions. Je vais me remettre à l’écriture très vite, ça m’a donné envie de repartir au combat. C’est vrai que c’est toujours compliqué de faire ses projets seuls, en autoproduction mais comme Cassavetes, je pourrais hypothéquer ma maison pour développer mes projets. C’est plus compliqué pour moi de les laisser dans un tiroir que de les faire. Je veux que ça existe, l’art est fait pour exister.

J’ai aussi passé des castings, même en période de confinement, en vidéo. J’attends patiemment les réponses, il faut croiser les doigts pour moi. 

Merci, Baya, pour toutes vos réponses !

 

Les épisodes de « Baby clash » sont visibles sur les liens ci-dessous : 

https://www.youtube.com/playlist?list=PLCTRKjoqSz4W2nD7ELHB2EuYEN3fymCH_

Publié dans Télévision

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