Koh Lanta : Eric se remémore son départ à l'issue d'une épreuve éliminatoire !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Eric,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Vous avez quitté l’aventure « Koh Lanta » vendredi dernier, à l’issue de l’épreuve des dominos. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Oui, bien sûr. J’ai vécu cette émission de vendredi la boule au ventre. Je savais bien sûr que j’avais perdu.

J’étais divisé, je suis parti sur ce jeu stressé, très fatigué, affaibli. En plus, Claude me donnait son collier pour la suite de l’aventure. Donc je pense que ça a fini un peu de me mettre du stress et, moi, tout ce qui est jeu de patience, ce n’est pas trop mon fort, je suis une boule de nerfs, je suis quelqu’un qui ne reste pas en place. Donc cette émission a été dure, j’avais encore les larmes aux yeux, même si ça faisait un an que j’avais fini. Si je passais cette émission, j’étais à l’orientation et, pourquoi pas, sur les poteaux. Donc, forcément, l’émission a été très très dure. J’ai vécu cela durement vendredi.

Personne ne le savait, même ma femme savait que, à un moment donné, j’allais m’éliminer moi-même mais elle ne savait pas comment. Cela a été très dur de me voir comme ça. Avec le souvenir, avec le recul, on fait des calculs, je serais passé à l’orientation et peut-être que je serai allé aux poteaux. Même si je n’avais pas gagné, ils m’auraient peut-être pris pour le duo final car j’étais le dernier des rouges. Donc j’ai fait plein de calculs et je me suis dit que, finalement, j’aurais pu être vainqueur de tout cela. J’ai eu énormément les boules à la fin de cette émission.  

Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ? Au fur et à mesure de voir vos camarades se qualifier, on imagine que le stress que vous évoquiez n’a fait que grandir ?

Tout à fait. Bien sûr que l’on se voyait les uns les autres. Claude qui arrive premier, on se dit que c’est normal. Arrivent ensuite le deuxième, le troisième, le quatrième, le cinquième… Lors du duel final avec Naoil, ça faisait trois heures que le jeu avait commencé, on était épuisés. Elle était à côté de moi en plus, ça me mettait du stress, bien qu’elle me disait de ne pas stresser. Elle le voyait et me parlait, me réconfortait. C’était un bel esprit de sa part. Même s’il y a des stratégies dans « Koh Lanta », on était tous solidaires, on était là pour se remonter le moral quelque part.

Donc, oui, bien sûr que ça met du stress quand on voit les autres finir le jeu et que l’on est toujours là, sans y arriver.

Que retenez-vous de votre parcours ? Une élimination quelques dizaines d’heures avant la finale ? Ou un parcours qui vous a permis d’aller loin, peut-être même plus loin qu’envisagé à un moment donné de l’aventure ?

Les deux. On pense que l’on a fait une très belle aventure. Même si je me suis éliminé moi-même. Quand j’ai quitté le jeu, j’avais en tête que je n’avais pas fait une belle aventure. J’aurais pu aller plus loin, j’avais la possibilité d’aller plus loin donc, quelque part, je me suis dit que j’avais gâché mon aventure. Maintenant, avec le recul, grâce aussi au soutien des autres concurrents, je me dis que j’ai fait une très belle aventure. Je suis quand même le dernier des rouges, j’étais dans le viseur de tout le monde, j’ai eu 29 voies contre moi, c’est un record. Quelque part, je préfère m’éliminer de moi-même, plutôt que ce soient les autres qui m’éliminent. Parce que je pense que c’est encore plus frustrant d’être éliminé par des noms sur un papier. Quelque part, ils ont voulu le faire mais ils n’y sont jamais arrivés. Quelque part, j’en suis fier aussi. Donc j’ai les deux ressentis. Je ne suis pas fier d’avoir été éliminé car je suis un battant et que j’ai toujours gagné. Mais, quelque part, je suis fier qu’ils ne m’aient pas éliminé. C’est un parfum divers, un sentiment bizarre. Il faut un perdant malheureusement et j’ai été celui-là.

Qu’est-ce qui vous a permis d’aller aussi loin dans l’aventure ? Comment avez-vous réussi à naviguer entre les différentes stratégies des uns et des autres ?

Je pense que c’est un petit peu ma personne à moi, mon sourire. Je rigole toujours, je plaisante toujours, je suis un bon vivant, je ne fais jamais d’arrière-pensée, je ne critique jamais personne. Même quand quelqu’un va me dire quelque chose …comme Claude qui m’a dit deux trois fois qu’il allait voter contre moi, je lui avais répondu que je n’y pouvais rien et que je ne pouvais pas changer son vote. Je n’étais pas stratège, je n’étais pas obligé de suivre, je me suis fait accepter par tout le monde, en étant sur le camp hyper actif.

Je pense que j’étais l’un des plus présents sur le camp, je pêchais, je faisais le feu, je m’occupais du feu la nuit, j’allais chercher à boire, je ramenais du bois, j’étais toujours présent, toujours actif. Je pense que les gens se sont dits que j’étais toujours là et qu’ils pouvaient me faire confiance. Je pense que j’ai fait mon petit bout de chemin comme ça, c’était ma stratégie à moi de donner du confort aux autres. C’est ma personne. Les autres m’ont accepté comme ça, tout doucement. Je suis le doyen, les gens ne se prenaient pas la tête avec moi. J’ai fait mon aventure, je ne cassais personne.

Quelles étaient, sur le camp, vos occupations favorites ?

La pêche. J’aimais bien aller chercher à manger, chercher le feu, faire le feu. J’étais toujours actif, je faisais toujours quelque chose, j’allais aussi chercher les feuilles de palmier pour mettre sur la cabane. J’aidais toujours quelqu’un. Mon passetemps favori restait d’aller chercher du poisson. On était dans un paysage idyllique, magique, on ne pouvait qu’en profiter. Et aussi discuter avec tout le monde.

A titre personnel, quels resteront vos plus beaux moments ?

Je pense à l’arrivée de Denis quand on est le bateau. On attendait depuis un moment, on ne savait pas ce qui allait se passer, on n’avait pas de notion du temps ni d’information. Sur le bateau, on commençait à tous discuter ensemble, on essayait de trouver les personnes avec lesquelles on aurait le plus d’affinités. On essayait quand même d’aller parler avec tout le monde, même moi qui ne suis pas trop bavard. Quand Denis arrive sur l’hydravion et qu’il nous lâche, on se dit « là, c’est le départ du jeu ». C’est quelque chose qui restera gravé dans ma mémoire. Parce que, franchement, on attend cela avec tellement d’impatience que l’on veut partir et y aller. C’est un des meilleurs moments de l’émission.

J’ai vécu cela avec tellement de bonheur, je me suis fait des amis. J’ai vécu une belle aventure, mais je n’ai pas de moment en particulier qui ressort. Peut-être la réunification car je me sentais visé le jour où, finalement, Delphine est partie. Quand Ahmad était revenu des ambassadeurs, on ne savait pas ce qu’il avait fait, je me sentais dans le viseur. Comme d’ailleurs tous les conseils, où j’y allais la boule au ventre. En en sortant, je me disais « ouf, je suis encore là ». A chaque fois, je prenais encore plus à cœur ensuite le jeu.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile ? Et, à l’inverse, le plus simple ?

Ce qui m’a le plus dérangé, c’était de ne jamais avoir l’heure. On se couche à 18h, on se relève à 11h/ minuit, on est cassé parce que l’on a mal de partout. Et on ne sait pas le temps qu’il va nous rester avant de pouvoir aller pêcher, avant d’aller mettre le feu en route, ni avant que le jeu n’arrive. Quelque part, c’est déconcertant car on ne sait jamais. C’est ce qui m’a le plus manqué, cette absence d’orientation. C’était très compliqué.

Je pensais que j’allais avoir plus faim que cela. On a eu de la chance chez les rouges d’avoir des conforts et du riz. Aussi de pouvoir pêcher. J’aurais pensé, en tout cas, que la nourriture allait plus me manquer que cela. Finalement, pas tant que ça, si ce n’est sur la fin.

A quelques heures du dénouement, qui sont vos favoris ?

J’en ai deux. Bien sûr Claude, c’est quelqu’un de très fort, on l’a vu. C’est vrai qu’il a un petit avantage sur nous car c’est sa troisième aventure. On ne va pas dire le contraire, il savait comment affronter les choses quand elles arrivaient. Alors que nous étions novices. Notre aventure n’a pas été simple pour nous. Quand j’ai vu arriver les héros, je m’étais dit que ce ne serait pas simple pour nous.

Et Naoil, elle est pour moi une super sportive, elle s’est donnée à fond, c’est une belle personne, elle disait les choses, elle prenait du recul quand il fallait parler.

Ce fut un plaisir, Eric, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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