Florence Coste nous en dit plus sur son actualité post confinement !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Florence,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

On peut vous retrouver, depuis peu, dans le court métrage parodique de la Casa de Papel, « La Maison de Papier », une création des Confinis, avec Lorène Devienne, Pierre Noguéras, Roxane Le Texier, Barbara Laurent et Sébastien Gill. Très simplement, comment présenter ce programme ?

C’est un projet confiné, c’est pour cela que l’on a mis un peu d’humour dans notre nom, nous qui étions confinés ensemble en Ardèche. On est avant tout amis, pour certains on avait déjà travaillé ensemble mais pas tous. Quelques jours avant le confinement, tous nos contrats et dates ont été annulés, on n’avait plus du tout de visibilité sur notre emploi du temps et nous en avons profité pour se retrouver dans la maison de Lorène. C’était un endroit assez idyllique, complètement perdu dans la nature, éloigné de la ville. C’était l’endroit idéal pour le confinement et nous en avons bien profité, au départ, pour nous reposer. Au bout d’un moment, notre métier nous manquait et nous avions envie de créer quelque chose ensemble.

 

 

Pierre est réalisateur, nous sommes tous comédiens, avec les filles nous sommes chanteuses, Roxane sait faire du graphisme, ….chacun avait vraiment des compétences complémentaires. Il se trouve que, pendant le confinement, la partie 4 de « La Casa de Papel » est sortie, on est très fans de cette série, j’avoue que j’en suis assez accro. Ça a été un peu notre rayon de soleil de début de confinement. L’endroit où nous étions nous a complètement fait penser à celui où les personnages sont réunis par le professeur pour préparer leur coup. Parce que c’est un endroit isolé où l’on est difficilement repérable. A partir de là, on a laissé notre imagination faire le reste, on s’est mis à écrire tous ensemble ce court-métrage. Ce qui est chouette, c’est que c’est vraiment un projet collectif. Il n’y a pas quelqu’un qui l’a initié plus que les autres, ou qui a plus participé, on a vraiment tout écrit ensemble, tout le monde est passé par tous les postes, c’était l’occasion de faire un court-métrage avec rien, juste un Iphone. Pour le son, on a utilisé le micro que Barbara avait emmené pour faire des prises de voix. On a fait les décors nous-mêmes, c’était vraiment cool.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage, Roubaix ? Comment le décririez-vous facilement ?

L’une des premières idées que nous avons eue était de choisir des noms de villes françaises, j’ai trouvé cela drôle en comparaison avec les noms des vrais personnages, qui sont des noms de villes un peu sexy, comme Rio ou Denver. Roubaix est l’équivalent de Lisbonne dans la vraie série, une flic qui va démasquer le professeur dans la première saison avant de tomber amoureuse de lui, l’amenant à intégrer le groupe. C’est une forte personnalité, c’est une femme forte, avec du caractère et qui sait mener ses troupes.

Selon vous, et aussi selon les premiers retours que vous avez déjà pu obtenir, qu’est-ce qui pourra plaire aux, on l’espère, nombreux internautes qui viendront découvrir ce court-métrage ?

Je pense, déjà, que « La Casa de Papel » est assez fédératrice. C’est une série qui a connu un succès assez dingue. Il y a un engouement particulier, plus que pour une autre série. J’ai regardé le documentaire de Netflix sur la série et on ressent vraiment cela. Donc le fait que ce court-métrage en soit la parodie a plu aux fans de la série. Je pense que ça a également touché les gens, qu'il ait été tourné dans les conditions particulières du confinement. On l'a fait avec le plus grand soin, on a travaillé le rythme notamment mais c'est un vrai projet system D. Je pense, par exemple, au fond de prison que j'ai dessiné avec des feutres, Roxane a réalisé la maquette de la maison de papier, Lorène a fabriqué les origamis, etc. Il y a plein de petits clincs d’œil, de références pour les gens qui connaissent la série. Et, en même temps, il y a plein d’autres niveaux de lecture pour les gens qui ne la connaissent que de loin.

 

 

Il y a aussi plein de petites surprises, il y a même des choses que les gens ne voient pas forcément au premier abord. Par exemple, les paroles du cover du générique sont directement liées à la chute et ont un double sens une fois que l’on connait cette dernière. Quand les gens réécoutent, ils rigolent bien en général. Mais ils sont peu à l’avoir capté dès le début.

Je pense donc que chacun peut y trouver des choses qui font sourire. J’ai été très sensible à tous les projets qui ont été faits en confinement, d’artistes qui ont continué à créer. J’ai participé à distance à un film qu’ont créé les gens avec qui je jouerai dans « Titanic », ça s’appelle « Les disparus ». Plus de cent artistes ont travaillé dessus, chacun à distance a tourné des séquences et le montage a permis d’en faire un long-métrage. Je trouve ça beau de transformer une période peu facile en quelque chose d’artistique, je pense que les gens sont sensibles à cela. C’est cool en tout cas, on a vraiment eu de très bons retours, où les gens étaient très enthousiastes, où ils nous ont même remercié d’avoir partagé cela car ça leur avait fait du bien. Ça m’a fait très plaisir.

C’est un film certifié 100 pour 100 confiné, entièrement tourné à l’Iphone 11, et vous êtes tous les 6 passés par tous les postes : de l’écriture à la prise de son en passant par la confection des décors et des costumes. A titre personnel, cela a-t-il été l’occasion de découvrir ou d’approfondir certains de ces domaines ?

Complètement ! Jusque-là, en général, j’ai surtout été interprète. J’adore être interprète mais là, de participer de A à Z à l’élaboration d’un projet, de l’écriture en passant par la réalisation, jusqu’au montage final, était assez fascinant en fait. C’est là que je me dis qu’avoir, en temps normal, une équipe technique autours de soi est un réel confort car c’est un sacré boulot. Même si le programme ne dure que cinq minutes, c’est un gros travail. Ça m’a donné aussi envie de développer cette créativité et peut-être même avec cette équipe de refaire d’autres courts-métrages par la suite. De créer ensemble générait vraiment une super dynamique et une super énergie. Chacun à sa manière a apporté vraiment une valeur ajoutée. Oui, ça m’a beaucoup plu.

Avec votre groupe Fly, vous avez interprété les covers des chansons de la série. Et les musiques originales ont été composées par Ben Samama.

Je trouve que la musique, dans les films, est vraiment hyper importante, elle donne une atmosphère. Lorène et Roxane sont très fortes pour créer des harmonisations et pour écrire la musique, sur ce projet en particulier c’est Lorène qui les a faites. On avait aussi besoin de musiques additionnelles car, dans « La Casa de Papel », il y a énormément de musiques qui créent cette urgence en fait. On avait déjà travaillé avec Ben, Lorène a pensé de suite à lui, il a fait quelque chose de super, on était ravies. C’est d’ailleurs le seul qui a travaillé avec nous à distance.

 

 

Plus généralement, quels sont ou seraient vos projets à venir ?

Toutes les dates du « Passager de l’aube » ont été reportées. A priori, on va reprendre à la rentrée. Je devais faire un double Avignon cet été qui, malheureusement, a été annulé. Mais, avec « Titanic », si tout se passe bien, on finira la création en juillet et en aout pour être prêts à jouer des dates à la rentrée. Avant d’enchainer l’année prochaine en Avignon. Donc ce qui était prévu est normalement « juste » repoussé. C’était frustrant de voir passer les dates de premières et se dire que l’on était confinés, mais le fait de savoir que c’est juste repoussé donne un côté réconfortant. Après, la situation reste très incertaine sur l’ouverture des théâtres.

Merci, Florence, pour toutes vos réponses !

 

Le court-métrage est à retrouver sur le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=3D6tWF0vLr4

Le long-métrage est visible ci-dessous :

https://m.youtube.com/channel/UCiR8R9jsvxtRmJIMIz5z87A

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article