Koh Lanta : Pholien nous raconte son aventure aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Pholien,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Vous avez été le premier candidat éliminé au conseil après la réunification sur cette saison de « Koh Lanta », actuellement diffusée sur TF1. Comment avez-vous perçu la diffusion des images ? Ces dernières ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ? Peut-être vous ont-elles permis de mieux comprendre certaines décisions ?

Énormément de souvenirs sont revenus dans ma tête, c’était comme si je revivais les événements avec presque plus d’émotion. Chaque diffusion, éliminatoire ou non, est une pure excitation et une journée très spéciale.

Malheureusement, certains candidats avaient peut-être des amnésies concernant leur vote lors de ce conseil-là. J’ai découvert qui avait voté ou non cotre moi, et les raisons aussi des choix des votes. On a eu beaucoup de surprises.

Quelques mois après, votre élimination aussi tôt n’est-elle plus qu’un mauvais souvenir ? L’avez-vous digérée ?

Bien sûr ! Il faut digérer toute élimination, il faut aller de l’avant et en voir le positif. Je suis tout le temps quelqu’un de très positif donc, dans chaque chose malheureuse qui peut m’arriver, au final j’en retire le positif, j’en retire des leçons. Bien entendu, je suis passé à autre chose, je regarde de l’avant pour les prochains objectifs qui arrivent.

Sur place, au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Imaginiez-vous que votre élimination était dans l’air ?

On a toujours un doute, à chaque conseil. Même si on a l’impression que l’on ne sera pas éliminé, il faut toujours garder en tête que c’est possible. Maintenant, sur ce conseil-là, c’est vrai que c’était une sensation extrêmement bizarre, d’anesthésie totale, vraiment comme si la guillotine allait passer sur le cou. C’était très très déstabilisant et je pense que, même sur l’épreuve des paresseux, j’ai eu cette sensation d’anesthésie. Et même après, avec cette incapacité d’aller parler aux autres pour me défendre, ce qui est très comique car je suis quelqu’un d’un franc parlé assez extrême.

Chose rare dans ce jeu, les aventuriers ont dû voter une seconde fois, suite à l’égalité des votes entre vous et Eric. Comment aviez-vous alors vécu ces instants ?

C’est vrai que, au final, lors de l’égalité, j’ai eu un regain d’espoir, en me rappelant que presque la totalité des aventuriers jaunes disaient que c’était honteux d’éliminer un Teheiura qui était méritant. Aussi bien Eric est très méritant sur toute son aventure mais l’étiquette de leadership et de leader chez les rouges, tout le monde me l’avait collée. En me disant que c’était remarquable et que c’était une bonne chose. Au final, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de donneurs de leçons mais, dès que ça les concerne eux-mêmes ou que ça peut les désavantager et qu’ils sont concernés par un choix, au final ces propres gens-là ne respectent pas leurs dires quand ils sont en danger.  

Selon vous, quelles sont les principales raisons de votre élimination ? La « mauvaise » stratégie des rouges, en infériorité alors sur le camp réunifié ? Votre force physique et vos réussites dans les épreuves, qui pouvaient faire peur à vos camarades ?

Je ne pense pas que ce soit le fait que l’on était en infériorité parce que d’autres personnes étaient plus en danger. Je pense qu’il y a eu une très bonne alliance de deux personnes qui avaient beaucoup d’emprise sur d’autres aventuriers, à savoir Moussa et Claude, qui, dès les ambassadeurs, n’ont pas hésité à déjà essayer de me sortir. Dès le premier conseil venu, ils en ont profité aussi pour donner mon nom et me vendre parce que j’étais, bien entendu, un danger pour eux.

 

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

En parlant de la réunification, comment se sont passées les premières heures tous ensemble ?

Très bien. Justement, on était content de découvrir les autres, de pouvoir s’expliquer sur certaines choses qui se sont passées durant tout le jeu, d’écouter l’analyse de chacun. C’était très agréable, au final, de rencontrer d’autres aventuriers qui avaient encore plein de choses à nous apprendre, aussi bien au niveau de la survie que de la pêche, qu’au niveau de toute la vie sur le camp. Donc c’était un plus de voir arriver d’autres personnes parce que, voilà, quand on est en comité restreint sur une île, à tout le temps voir les mêmes gens, c’est vrai que ça devient compliqué. Toutes nouvelles personnes étaient les bienvenues.

Revenons, si vous le voulez bien, à l’équipe des rouges. Quel « rôle » y aviez-vous ?

Sur les épreuves, les autres m’ont clairement dit que j’étais le leader. Que si je menais l’équipe durant l’épreuve, on allait vers la victoire. C’est clair que ça faisait très plaisir mais en même temps très peur car c’est un rôle qui peut être à double tranchant, on l’a vu lors du premier conseil. Sur le camp, je pense que j’avais vraiment un rôle avec Eric de maintenir le camp à flot, en sachant que d’autres aventuriers en faisaient beaucoup beaucoup moins et qu’ils étaient, à ce stade-ci du jeu, très fatigués et préféraient prendre le soleil que de vraiment être actifs.  

Comment s’est passée la cohabitation avec les héros ? D’ailleurs, à titre plus personnel, aviez-vous apprécié leur renfort quelques jours après le début du jeu ?

C’était un réel plaisir de les voir arriver. On a eu la chance d’avoir Teheiura avec nous qui nous a appris énormément de choses et c’est pour moi l’aventurier le plus beau de « Koh Lanta » depuis la nuit des temps, c’est vraiment l’emblème de ce jeu. Maintenant, c’est clair que, en tant qu’aventurier, j’aime découvrir par moi-même, j’aime aller pêcher par moi-même, j’aime découvrir éventuellement les réserves que la jungle nous propose par moi-même ou avec les aventuriers novices. Nous servir tout sur un plateau d’argent m’a enlevé peut-être un peu du plaisir de découvrir les choses par moi-même.

Plus généralement, quels resteront les moments les plus marquants pour vous dans cette aventure ?

C’est du moment où l’on me dit que je suis repris jusqu’au moment où je suis revenu à la maison. Et encore, jusqu’à aujourd’hui, ça reste un festival d’émotions chaque vendredi, après avoir attendu l’épisode toute la semaine. Vous dire qu’il y a vraiment un seul moment, ce serait vous mentir. Le moment que je retiens, ce sont toutes les émotions créées grâce à « Koh Lanta ». Ce sont des émotions que, je pense, très peu de choses peuvent créer. Autant vous dire que même dans ma carrière de sportif de haut niveau, des émotions comme sur « Koh Lanta », je n’en ai jamais eues.

Votre sac est-il déjà prêt, si la production venait à vous rappeler pour une nouvelle édition ?

C’est clair que oui. Avant la réunification, c’était l’apéro. J’aurais voulu pouvoir participer aux épreuves individuelles pour avoir le plat principal. Et participer au dessert aurait été de faire la course de l’orientation, ce qui aurait été vraiment le must. En tant que sportif qui mange beaucoup, partir d’un repas juste en ayant pris l’apéro donne un gout de trop peu.

En conclusion, au moment de quitter le jeu, comment voyez-vous la suite ? Des favoris se dégagent-ils déjà à vos yeux ?

Donner des favoris serait compliqué. Maintenant, en ayant vu un tel manipulateur stratège comme Ahmad à ce stade-ci du jeu, je me dis que sa tête va être mise à prix très rapidement. Parce que, au final, c’est une personne qui, je pense, croit à ses propres mensonges. C’est donc très compliqué, je pense, pour lui à ce stade-ci du jeu.

Ce fut un plaisir, Pholien, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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