Un Si Grand Soleil : Hélène Bizot évoque son arrivée dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hélène,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

Vous avez rejoint, il y a peu, la grande famille « Un Si Grand Soleil », la série à succès de France 2. On imagine la joie et la fierté que cela vous procure ?

Effectivement, oui, les deux. C’est un grand bonheur et je suis vraiment ravie de cette expérience, à tous les points de vue. C’est source de très très belles rencontres, j’ai eu un vrai coup de cœur artistique avec Léo Guillaume, qui joue mon mari, avec Nathan Bensoussan, qui joue mon fils. Une vraie jolie petite famille s’est créée. C’est du bonheur, vraiment, on continue à se voir en dehors du tournage. C’est un beau cadeau.

Nathan vient du stand-up, Léo fait beaucoup de théâtre, on a énormément travaillé ensemble, en préparation de nos scènes. Tout a été très spontané, naturel, les choses se sont faites avec magie. Ce n’est que du bonheur, vraiment.

On a travaillé avec plusieurs réalisateurs différents sur l’arche. Pareil, plein de rencontres magiques et magnifiques se sont faites, avec toute l’équipe. Il y a énormément de monde sur ce projet, énormément de rôles, énormément de gens à la technique, à l’administratif et j’ai été impressionnée de cette organisation sans faille. En plus, j’ai tourné pendant toute la période des grèves, il y avait aussi des intempéries. C’est là que je me suis rendue compte que l’organisation est incroyable. Surtout, il y a un respect de l’humain, de l’artistique, du travail et c’est vrai que j’ai été impressionnée de cela. J’ai savouré chaque petit moment, vraiment.

Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, selon vous, quelles sont les clés du succès de ce programme ?

En tant que spectatrice, j’avoue que je n’étais pas cliente de regarder régulièrement une série, je préfère regarder tout en une seule fois. Je ne voulais pas me laisser prendre à une quotidienne. Evidemment, j’ai commencé à regarder lorsque l’on m’a contactée pour le casting, afin de savoir vers quoi j’allais. Je me suis laissée prendre en tant que spectatrice, c’est génial. A présent, quand je peux, le soir, à la maison, me poser après avoir diné, je trouve ça super agréable. Je me suis attachée aux personnages. Je pense que la bienveillance sur le tournage se ressent à l’image.

Je me dis que, certainement, le fait que les choses soient tellement bien gérées avec ce respect, comme je le disais, de l’artistique, y est pour beaucoup. Les scénaristes sont incroyables, ils écrivent en s’intéressant à l’actualité, qui est inclue dans les sujets. C’est super bien fait. Il y a à peine deux mois d’avance par rapport à la diffusion, ce qui est très peu. Il faut arriver à le gérer et ils le font très bien. Je leur tire mon chapeau.

Pour ce que vous pouvez en dire, comment caractérisez-vous votre personnage ?

Nathan, qui joue Antonin, est là depuis le début de la série. Etant le petit copain de Léa, il a été un peu plus mis en avant. C’était bien que ses parents arrivent à un moment donné. J’ai abordé le personnage d’Aude comme si c’était moi en fait, il est proche de moi. Je l’ai abordée comme une mère de famille qui aime son fils, qui aime son mari, avec qui tout se passe bien, qui essaie de gérer la vie au mieux.

Avec son mari, ils sont en train de monter leur entreprise d’escape game, ils tentent d’organiser cela au mieux, avec tout le stress que ça peut engendrer. Ils ont envie que ça se passe bien.

Leur vie n’a pas toujours dû être évidente, on ne met pas particulièrement en avant le fait que leur fils est en fauteuil roulant, mais ça a forcément été une épreuve énorme à traverser et face à ce genre d’épreuve, il est important de faire au maximum comme si tout était normal. C’est une difficulté, il ne faut pas en faire trop non plus pour que la vie reste le plus normal possible.

Je me suis merveilleusement entendue avec Nathan et Léo. Du coup, j’aborde mon rôle avec beaucoup de naturel. Ce coup de cœur d’amitié fait que, toute la tendresse que je peux avoir pour mon fils et mon mari existe vraiment. Je le répète, c’est un beau cadeau.

 

 

Au moment de préparer votre rôle, vous êtes-vous renseignée notamment sur l’univers de l’escape game ?

Ouiiii. Je savais un peu de quoi il en retournait mais je n’en avais jamais fait. Donc j’ai emmené mes deux enfants, qui sont grands maintenant, en faire un et j’ai adoré. J’ai trouvé ça génial, à tel point que je pense en refaire. Ce sont des sorties hyper agréables à faire en famille et aussi entre amis. C’est vrai que c’était important pour moi de comprendre ce que c’était. Quand Aude parle des énigmes à résoudre, ça correspond à quelque chose qui existe vraiment dans mon esprit.

En dehors de cela, on a aussi bien travaillé nos scènes avec Léo. On s’est vu avant en ce sens. On a parlé ensemble du passé de nos personnages. Léo fait également de la mise en scène au théâtre, là encore c’était un beau cadeau pour moi car il a une analyse très intelligente et approfondie des scènes. Il parle notamment de ce qui se passe avant la scène, c’est important car, même si ce n’est pas forcément stipulé dans les dialogues, le fait d’évoquer l’antériorité amène en nous des choses qui ne sont pas forcément évidentes mais qui sont là et qui existent. Ne serait-ce que le vécu de nos personnages. On est les parents de Nathan, qui a 17 ans, donc ça veut dire que l’on vit ensemble depuis une vingtaine d’années. Sauf que, avec Léo, on s’est découvert au casting. C’était donc bien d’avoir de suite une grande complicité !  Idem avec Nathan, ce qui est super.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. Au fur et à mesure, avez-vous affiné votre propre méthodologie de travail, pour être toujours plus efficace et disponible ?

Je ne veux pas rabâcher mais, comme il y avait cette belle énergie, tout s’est fait naturellement. C’était assez incroyable. J’avais cette appréhension de devoir travailler vite mais, en fait, comme tout est fait de manière très pro et que tout est très bien organisé, aller vite n’est pas un problème. Chacun à son poste est hyper opérationnel, personne ne bouscule personne, on n’a pas la sensation qu’il faut travailler vite, on n’a pas la sensation de travailler vite. Je n’ai pas eu à m’adapter à des contraintes particulières, ce qui est assez énorme et assez fou. Je pense que c’est le résultat de tout le travail en amont.

C’est une énorme machine dans laquelle tout le monde est à sa place. C’est tellement bien organisé qu’on a l’impression d’avoir le temps. Le tout dans la bonne humeur. Tout se fait ainsi naturellement. J’ai beaucoup travaillé avec le réalisateur Julien Seri. Il est un autre coup de foudre artistique. Il est passionné par ce qu’il fait et facilite la création.

Si le scénario le permet, aimeriez-vous poursuivre l’aventure ?

Carrément, avec joie ! Cette expérience n’a été que du bonheur.

En parallèle, quels sont vos autres actualités et projets en ce moment ?

Je continue le doublage, je suis actuellement sur la septième saison de « Brooklyn nine nine », une série de Canal +. Ce programme est toujours aussi drôle, je ne m’en lasse pas. Je retrouve régulièrement avec bonheur toute l’équipe du doublage de cette série. Je commence aussi une série allemande, pour Netflix.

Récemment, le téléfilm « L’Archer Noir » a été diffusé sur France 3. Plus de 4 millions de téléspectateurs nous ont suivis, toute l’équipe est super contente. On avait tourné il y a pile un an. Ce fut une super aventure, une petite famille s’est créée, on continue à rester en contact. Christian Guerinel, le réalisateur, a réussi à créer quelque chose d’assez magique. Là encore, je pense que ça s’est ressenti à l’image.

J’ai eu un prix d’interprétation au Festival des Hérault de la Télé et du Cinéma, en 2019, pour mon rôle dans le court métrage « Bel Ange », de Franck Victor. On y parle des maltraitances faites aux femmes, un sujet qui me touche particulièrement. Ce court continue à être présenté en festivals, dont celui de Pontault-Combault en mars.

Je gère toujours l’association que j’ai créée il y a deux ans, de défense des droits des femmes, « Aux larmes citoyennes », où l’on fait des expositions de photos de comédiennes en tenue de Marianne, avec des colombes. Pour parler de la fragilité des droits des femmes et ne pas oublier, comme le dit Simone de Beauvoir, qu’il suffirait d’une crise politique, économique ou religieuse pour que nos droits soient remis en question. Il faut donc rester vigilant. Les photos sont actuellement exposées dans un studio de doublage, à Levallois-Perret, le studio O’Bahamas, où je travaille de temps en temps. On a fait récemment un vernissage, qui s’est super bien passé. Les photos seront également à Pontault-Combault.

Merci, Hélène, pour toutes vos réponses.

Publié dans Télévision

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