Ishtvan Nekrasov nous parle de ses beaux et nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ishtvan,

C’est un plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce lundi 28 octobre est diffusé sur TF1 un épisode inédit de « Joséphine Ange Gardien », spécial Halloween, dans lequel vous avez tourné. Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’était vraiment un formidable tournage. Il a commencé d’une manière assez drôle. La fiction se passe fin octobre, du coup nous sommes très habillés. Sauf que nous avons commencé le tournage en juin, au premier jour de la canicule. Il faisait très chaud, quelque chose comme 35 degrés à l’ombre, alors que nous portions vestes et pulls. Je ne sais pas si c’est la chaleur mais nous étions tous devenus comme fous sans beaucoup de filtre et les liens se sont faits très vite.  Un peu comme quand il fait très froid dans l’hiver canadien, les gens vont avoir tendance à se soutenir dans ces conditions extrêmes. Là, c’était pareil. Mais heureusement que ce premier jour, nous étions en tournage de nuit !

Ce fut de magnifiques rencontres. Il y avait un véritable esprit de famille, très vite on connaissait tout le monde. Les 3 comédiens jeunes avec qui j’ai partagé la plupart des scènes sont devenus de très bons amis.

On a tourné de belles scènes, dans un épisode plutôt horrifique. Les références sont entre « Stranger Things » et « Conjuring ». Du coup, il y avait quelque chose de fort et de rythmique à construire dans les scènes.

Le réalisateur nous diffusait de la musique pendant que l’on tournait, surtout lors des séquences non dialoguées. Ce qui nous plongeait directement dans la bonne atmosphère, c’était très plaisant comme méthode.

Pour ce programme, le scénario complet est connu avant de commencer, avec un début, un milieu et une fin. Contrairement à une série quotidienne comme « Un Si Grand Soleil », dans laquelle vous jouez également. Quelles différences cela implique-t-il pour vous ?

C’est assez différent dans l’appréhension du personnage. On sait où il démarre, on sait comment il va finir dans le laps de temps raconté par la fiction. Du coup, on peut s’imaginer, dès le début, pourquoi le personnage répond de telle manière, on comprend le sous texte d’une scène par rapport aux suivantes. Il faut donc prendre en compte toute la psychologie du personnage, du début à la fin, pour rester cohérent.

Ce qui est de suite très important dans ce travail là, c’est de comprendre qu’elle est la lignée principale du personnage. Pour définir le pourquoi il existe dans la fiction et ce qu’il défend.

Dans un autre registre, on peut vous retrouver sur les planches, à Paris et en province, avec la pièce « Sedruos - Paroles de femmes sourdes ». Comment la présenteriez-vous ?

C’est un duo de comédiens, dont une femme sourde, c’est une pièce engagée qui défend le droit, qui parle de la condition et de la vie des femmes sourdes. Ces sujets ne sont pas souvent abordés sur scène, c’est une pièce que je qualifierai de féministe. Thumette, la comédienne avec qui je joue est formidable.

La pièce est très intéressante à travailler, j’y incarne une dizaine de personnages différents, les switchs se font très rapidement, d’une scène à l’autre. Je passe d’un inventeur anglais à un père de famille qui bat sa femme. On joue en français et en langue des signes, il m’a fallu apprendre cette dernière pour cette pièce bilingue. C’est aussi pour moi la découverte d’une culture, la culture sourde, qui est extrêmement riche et dont j’ignorais presque tout avant.

Il existe du « chant-signe », pour les curieux je conseille de jeter un coup d’œil et d’oreille à « Monsieur Firmin » d’Albaricate que l’on peut trouver sur YouTube.

Il y a aussi de la « poésie signe », si on peut en parler ainsi, par exemple dans la pièce lors d’un monologue extrêmement lyrique, proche de la danse.

Nous avons déjà joué sur Paris, Rennes et Nantes notamment. Plusieurs dates sont programmées en France pour cette année, la prochaine étant le 23 novembre à Bordeaux, et on espère que plein d’autres suivront. C’est quelque chose que j’aimerais pouvoir encore beaucoup partager.

 

 

Vos casquettes artistiques sont diverses et variées, vous vous êtes lancé récemment dans la réalisation.

Effectivement, l’année dernière, j’ai réalisé « Barbara », un court métrage de vidéo-danse, une adaptation cinématographique du poème de Jacques Prévert. J’y évoque la seconde guerre mondiale, l’amour et la séparation d’un couple à Brest.

Récemment, ce court métrage a été sélectionné par l’« American International Film And Art Festival », j’ai été ravi de voir mon film projeté sur grand écran aux Etats Unis.

Et cette année, je viens de réaliser un autre court-métrage, « Toy Stories », qui parle de l’amour à la parisienne. Ce sont deux monologues de deux filles qui ont une conception de ce sentiment disons, différente.

Pour la suite, quelles seraient vos envies artistiques ?

Je suis très heureux de faire ce que je suis en train de faire, aussi bien en tant que comédien de théâtre, que comédien à l’image, que réalisateur. Mon envie est de travailler toujours plus dans des domaines qui me demandent de sortir des sentiers battus. J’ai la vingtaine et j’en veux !

Merci Ishtvan pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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