Christophe Favre évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Christophe,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé récemment au Festival Polar de Cognac, dans une région que vous connaissez bien et qui vous tient à cœur. Comment cela s’est-il déroulé ?

Très bien. C’est la 2éme fois que je suis dans une ouvre en compétition, l’année dernière, c’était pour le téléfilm de Delphine Lemoine, « Jusqu’à ce que la mort nous unisse », avec lequel nous avions eu un prix. Cette fois-ci, on présentait « Crimes parfaits », une série diffusée sur France 3 et réalisé par Nicolas Herdt. Nous étions très heureux de le présenter car ce film a été une très belle rencontre, grâce à laquelle nous tournons à nouveau ensemble pour la série « Nurses » sur TF1.

Nous avions tourné à La Rochelle, ville où j’ai fait mes années de lycéen, car je suis né à Royan. C’était vraiment formidable, pour moi l’enfant du pays.

Ce Festival est très bon enfant, il regroupe vraiment des passionnés du Polar. L’organisateur Bernard Bec nous accueille très chaleureusement. Que ce soit la littérature, les BD, les films, les courts métrages. On est entre nous, on se rencontre, on peut prendre le temps de discuter de cette passion commune. C’est très intéressant.

Justement, vous avez commencé à en parler, quel est le pitch de l’épisode de « Crimes Parfaits » dans lequel vous avez tourné ?

Cette série est construite de telle façon à ce que, dès le début, on puisse voir le meurtre et en connaitre l’auteur. Mais on n’en découvre pas alors les raisons. Un peu comme « Columbo ». Là, ce sont Julie Ferrier et Wendy Nieto qui sont chargées de l’enquête, elles interrogent toutes les personnes dans l’entourage du mort, dans le milieu des maraichers.

Sans rien spoiler, il y a trois meurtriers. Pour ma part, je joue un ami du défunt et je vais devoir, à plusieurs reprises, témoigner et donner des impressions sur ce que j’ai vu et entendu. Vous le verrez, par ma faute, l’enquête va un peu s’embourber. Cet épisode est vraiment très chouette, très rock n’roll, très frais.

Cela a été une très belle rencontre, nous avons vécu entre nous. Quand on tourne un film en dehors de Paris, ça a une autre saveur. Puisqu’on passe plus de temps ensemble, on devient encore plus complices et proches, ce qui est vraiment intéressant pour nos personnages.

Pour France 2, vous venez de finir un autre tournage, « Il a déjà tes yeux », la suite du long métrage du même nom. Comment la décrire ?

C’est une aventure formidable. Sur le long-métrage, le réalisateur Lucien Jean Baptiste jouait le mari et, avec sa femme Aïssa Maiga, ils voulaient adopter un enfant, ils sont noirs et nous leur avions donné un enfant blanc.

La série, c’est la suite, 13 ans plus tard. Je suis très reconnaissant envers Lucien car travailler avec lui est un réel bonheur. Il a une énergie formidable, il sait nous emmener très loin dans les personnages et leurs situations, c’est très gratifiant.

En plus de l’équipe artistique, j’ai retrouvé toute l’équipe technique, c’était réconfortant de revoir cette belle famille. Cette comédie est drôle et émouvante.

On peut actuellement vous retrouver à l’image, dans « La Mante », sur Netflix. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

Le casting est dingue et l’équipe technique magnifique. C’est un cadeau d’avoir eu ce rôle parce que des personnages de psychopathes, ça ne court pas les rues, et je remercie le producteur Anthony Lancret d’avoir pensé à moi et de m’avoir confié ce personnage. J’ai fait ainsi la connaissance du réalisateur Alexandre Laurent, il est exceptionnel et ça a été un incroyable voyage, je me suis tellement amusé. Le personnage est complètement à l’opposé de moi-même, c’est formidable de pouvoir se lâcher dans quelque chose qui ne nous appartient pas. Du coup, on cherche et on y trouve une sensibilité, une raison d’être et d’exister. Il a fallu que j’apprenne à aimer mon personnage, alors qu’il ne résonne pas comme moi. Il a donc fallu que je le construise. J’ai pu vivre et jouer par ce biais des choses que je ne vis pas au quotidien. C’est une des passions du métier d’acteur.

La proposition du personnage que je leur ai faite a été validée et ils m’ont laissé dérouler le fil. Il est complètement intriguant, il peut faire peur, dans la vraie vie on n’a pas forcément envie d’avoir un ami comme lui. Je me suis régalé et j’étais loin de penser que ce serait un de ces rôles qui marquent énormément. La première diffusion a eu lieu sur TF1 en 2017, le succès a été immédiat et le personnage détonnant. On m’en a encore reparlé à Cognac. Et aussi parce que nous avons la chance d’être sur Netflix, dans le catalogue monde. Ce qui nous a même valu un tweet de Stephen King. Et nous avons aussi eu un prix un an après à l’international.

L’équipe est revenue vers moi récemment pour un autre projet, dans un autre style, de la comédie policière. Je suis très heureux d’être convoité par des projets de genres différents, de la comédie, du polar, du thriller, de la série, des téléfilms, des films.

Merci, Christophe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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