Sauce Ena évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sauce,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On pourra vous retrouver le 14 octobre prochain, en prime time sur TF1, dans « Coup de foudre en Andalousie ». Très simplement, comment présenter ce programme ?

Le titre annonce déjà beaucoup. J’avais écrit sur Instagram que c’est l’amour entre l’Andalousie et la France. Moi-même, je suis Andalouse et je vis à Paris, c’est un peu du coup comme mon histoire avec Paris.

Je joue la cousine du personnage d’Agustin Galiana, une femme directe, qui peut-être blessante dans ses paroles, même si elle dit les choses toujours avec amour. Elle est pleine d’énergie, elle s’inquiète pour les autres aussi.

Selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux téléspectateurs ?

Je trouve que, en France, il y a beaucoup d’intérêt pour la culture espagnole. Chaque fois que je dis que je suis espagnole, les gens sont intéressés, me posent des questions, essaient même parfois de parler ma langue. Ils me racontent aussi leurs voyages en Espagne. Il y a donc souvent une attirance pour notre culture.

Le personnage d’Agustin permet aussi de jouer sur les clichés des différences entre la France et l’Espagne. C’est cliché certes mais c’est rigolo. On se moque de nous-mêmes. On met en avant le côté familial et passionnel des espagnols, en opposition au côté plus carré et plus respectueux des français. Cette mise en relation entre les deux rend le tout rigolo.

 

 

Votre personnage ne s’exprime-t-il qu’en français ? Ou parfois aussi en espagnol ?

On parle tous en français, avec nos accents, car c’est un film diffusé sur TF1. J’ai proposé au réalisateur, Stéphane, de mettre des mots et des expressions en espagnol, ce qu’il a accepté avec plaisir. Il connait Agustin depuis des années sur « Clem », il y avait aussi rencontré Victoria Abril, il était donc habitué à travailler avec des comédiens espagnols. C’était hyper agréable.

Au-delà du contenu, on peut penser que, à titre plus personnel, cela vous a fait plaisir de tourner pour une chaine française dans une région espagnole ?

C’était incroyable ! Le film été tourné en partie à Séville mais aussi beaucoup en Camargue. J’ai découvert ce coin que je ne connaissais pas et que j’ai adoré. En arrivant, j’ai été bluffée, je me serais crue à Séville, la région a quelque chose d’espagnole dans la construction. Ajoutons que les décorateurs ont aussi fait un super bon travail. C’était hallucinant.

L’équipe était super, j’ai vécu un très bon tournage. C’était vraiment chouette.

En parallèle, toujours à l’image, vous avez tourné récemment deux courts-métrages qui n’ont pas encore diffusés. Qui le seront prochainement, sinon, au plus tard, début 2020. Un pour la France, un pour l’Espagne. Pouvez-vous nous les présenter respectivement ?

J’ai d’abord tourné un court-métrage dans lequel je jouais une femme très différente de moi-même. En l’occurrence une femme photographe très tatouée, avec des piercings partout, très dure, très cynique et acide. Ce n’était pas le rôle traditionnel d’une espagnole que j’ai l’habitude de faire, de quelqu’un de lumineux, c’était le contraire, c’était un peu obscur. J’étais très content de faire cela. Le réalisateur, Lou-Brice Léonard, m’a dit récemment que c’est génial, que ça fonctionne super bien. Je suis accompagnée d’Ophélie Beau, une belle découverte pour moi. C’était très nourrissant. Ophélie fait de la boxe mais elle jouait une femme plus fragile que mon rôle, il fallait donc je trouve la manière de la déstabiliser, plutôt que ce soit l’inverse. Trouver ce compromis était beau.

L’autre court-métrage s’appelle « Inocencia » (Innocence en français), réalisé par Paco Sepulveda. Il prépare d’ailleurs actuellement un long-métrage avec de grands comédiens espagnols. Je pense que vous allez bientôt entendre parler de lui en France. Ce programme est un peu dur et parle du fait que, parfois, les parents ne savent pas grand-chose de la vie de leurs adolescents. Lorsque la relation est difficile, les parents ne trouvent pas de solution pour les aider. Ne pas comprendre ses enfants, se disputer avec eux est douloureux, surtout quand on ne sait pas ce qui les fait souffrir. Dans cette histoire, mon personnage essaie de comprendre ce qui se passe avec sa fille qui souffre. Je joue avec Alberto Ammann et Naima Barroso. C’était aussi un plaisir de travailler avec toute cette équipe. Paco est aussi comédien, il nous a de suite compris.

Dans un autre registre, les planches cette fois-ci, vous serez bientôt sur scène, en Espagne. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

Nous sommes en train de répéter, je multiplie les allers-retours en ce moment. La pièce s’appelle « Noches de Hotel » (Nuits d’hôtel en français), elle est écrite par Mariano Rochman, un comédien, metteur en scène, producteur et auteur. J’avais déjà travaillé avec lui sur une autre pièce. Là, il a écrit un nouveau texte, qu’il a mis en scène. C’est une histoire d’amour et de couples. Tout se déroule dans des chambres d’hôtel, il y a un petit mystère car le public ne sait pas quand se passent les différentes scènes jouées. Une scène est-elle antérieure ou postérieure à la précédente ? On peut avoir les deux lectures. Chacun se fera son propre jugement.

Nous serons sur scène les week-ends de novembre et de décembre au Teatros Luchana.

Ce fut un plaisir, Sauce, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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