Nouvelle rencontre avec Clara Cantos, pour évoquer ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clara,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Lors de notre premier échange, nous avions évoqué notamment votre participation au Festival d’Avignon, avec la pièce « Oreste ». Après coup, quel regard y portez-vous ? Comment cela s’est-il passé ?

C’était mon premier Festival d’Avignon et j’ai été vraiment heureuse de l’expérience. C’était assez surréaliste car le rythme - de vie et de travail - a fait que, en sortant, j’avais l’impression de ne plus habiter sur la même planète.

Le fait de jouer la même pièce tous les soirs, pendant un mois, donne une liberté de jeu impressionnante et les relations entre les personnages peuvent être nuancées et approfondies. Typiquement, quelques jours avant la fin, j’ai eu un déclic pour une scène dont je n’étais pas satisfaite jusqu’alors.

Les spectateurs, globalement, avaient un peu peur d’une tragédie grecque. Le spectacle ne dure en fait qu’une heure et vingt-cinq minutes, et le public ressortait heureux. On nous a dit que c’était beau, efficace et accessible, avec notre ambiance « heroic fantasy ». C’était plutôt positif, cela nous a donné l’envie de communiquer toujours plus pour que les gens ne s’arrêtent pas au titre. A l’inverse, c’était assez drôle, nous avons eu des experts, des professeurs, qui sont venus nous voir alors qu’ils connaissaient déjà très bien l’histoire, et nous leur avons fait entendre une nouvelle traduction.

L’aventure ne s’arrête pas là, elle continue de plus belle.

Oui, tout à fait. Avignon était vraiment le départ, le lancement du spectacle, qui va partir en tournée ensuite. Ça sera l’occasion de retravailler et d’améliorer ce qui peut l’être. Nous avons déjà eu une date post Avignon, à Ambilly (Haute Savoie) en septembre. Nous étions en plein air, dans un parc, avec des gradins un peu en amphithéâtre. Le fond de scène était un étang avec des nénuphars et des cannes de bambous. Environ 200 personnes sont venues nous voir, une ambiance très différente de ce que l’on vit au théâtre et très intéressante. Nous avons été très bien accueillis.

 

 

En parallèle, dans un autre registre, vous vous êtes lancée dans l’écriture. Avec deux courts-métrages en projet. Un déclic particulier a-t-il suscité cette envie en vous ?

Je fais du théâtre et de la voix off depuis quelques années. Depuis un an et demi, je me suis vraiment remise à fond dans le jeu face caméra, j’ai participé à plusieurs courts métrages et joué dans « Un si Grand Soleil ». Cela m’a vraiment donné l’envie de ce langage cinématographique qui, en même temps, est venu rattraper une vieille envie d’école de théâtre. Je me suis dit qu’il ne fallait pas en rester là, qu’il fallait en faire quelque chose.

Du coup, un jour, je me suis posée devant mon ordi….

Pour ce que vous pouvez en dire, quelles sont les thématiques des deux courts métrages en projet ? Où en êtes-vous actuellement dans leur développement ?

Le premier est une histoire d’amour. Pas tout à fait courante on va dire. J’en suis à la continuité dialoguée mais je vais mettre en place un binôme de travail avec un(e) réal pour approfondir certains passages clé. Et ensuite il faudra trouver un producteur.

Le deuxième projet est quelque chose d’encore plus personnel. L’histoire parle de comment l’humain peut s’épanouir à travers l’art, le sport ou la culture, quelle que soit sa situation de départ. Ce n’est pas parce qu’on a des moyens financiers qu’on a l’exclusivité du bonheur, de l’épanouissement, des hobbies. Je pense que chacun a le droit et la possibilité de s’épanouir. En tout cas, la société devrait rendre possible l’accès au bonheur. J’avoue, c’est un peu flou dit comme ça mais je ne vais pas tout dévoiler quand même ! Ce court est encore aux stades préparatoires de l’écriture.

Ces deux premiers projets en appellent-ils d’autres par la suite ?

Mon souhait est de raconter ces histoires avec le langage que je connais le mieux, le jeu d’acteur. Du coup, je dois travailler étroitement avec un binôme de réalisation qui soit sur la même longueur d’onde que moi. On va déjà aller au bout de ces deux projets et qui sait, peut être qu’ensuite quelqu’un aura aussi envie d’écrire des rôles pour moi. En tout cas, je compte bien continuer à faire ce voyage avec passion. Notre métier n’est pas facile tous les jours mais j’en raffole.

Enfin, une lecture récente d’une pièce vous a beaucoup plu et vous aimeriez la voir concrétiser sur la durée.

Une amie, Typhaine D, est très engagée dans la défense des droits des enfants et des femmes et a écrit une petite merveille, « Contes à rebours », un recueil de contes théâtralisés, racontés à la première personne par les princesses elles mêmes. C’est un texte qui me touche vraiment, qui est formidablement bien écrit et que j’ai déjà présenté en lecture accompagnée en direct au violoncelle, basse et bouzouki par Olivier Vauthay. Concrétiser ce projet sur scène fait en effet partie de mes rêves, qui j’espère, verront bientôt le jour.

Merci, Clara, pour toutes vos réponses !

Merci Julian, au plaisir J

Publié dans Théâtre, Télévision

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