Les Mystères de l'Amour : Laure Guibert évoque la belle série de TMC !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laure,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On l’a encore vu récemment au Festival de la fiction TV de La Rochelle, l’accueil réservé par le public aux comédiens de la série « Les Mystères de l’Amour » est très plaisant. On imagine que cela vous ravit ?

Cela me fait très plaisir mais c’est surtout vachement touchant en fait. C’est presque intimidant à chaque fois parce qu’on se demande toujours s’il va y avoir du monde. C’est débordant d’affection et on ne s’y habitue pas. C’est à chaque fois tout aussi fort et tout aussi surprenant, dans le bon sens du terme. Ca nous embarque, on se dit que ces gens ont attendu deux à trois heures pour nous voir, ce qui me touche.

De façon plus générale, quel regard portez-vous sur cette belle aventure télévisuelle qui a démarré en 1992 ?

Un regard très tendre en fait. Comme les gens nous le disent souvent, ils nous suivent depuis tellement longtemps, ils ont vécu tellement de choses en ces 25 ans qui se sont déroulés. C’est une sacrée tranche de vie qu’eux ont vécu avec nous en filigrane. Nous aussi, du coup, quand on se retourne sur toutes ces rediffusions, tous ces tournages, tous ces souvenirs, ce n’est pas forcément que de la nostalgie, il y en a un peu mais c’est ultra touchant parce que c’est une grande partie de notre vie active et de notre vie amicale. Parce que l’on est amis.

Nous allions justement y venir, vos camarades de jeu ne sont plus forcément uniquement des collègues de travail, ce sont aussi des amis ?

C’est une grande famille, c’est un clan que Jean-Luc Azoulay a formé à l’écran et qui est devenu une famille. On est vraiment amis dans la vie.

Après toutes ces années, pour vous, peut-on encore parler de jeu ? Ou est-ce devenu presque naturel ?

Il y a quand même des scènes de comédie à tourner, on ne joue pas notre personne. C’est un personnage construit par Jean-Luc justement mais, comme ça fait longtemps qu’on le suit, c’est un personnage que l’on a presque dans notre ADN. C’est étonnant de jouer pendant 25 ans le même rôle, c’est presque un réflexe. C’est vrai qu’il y a des choses de nous, mais pas seulement. C’est aussi un personnage que l’on a construit. Ce n’est pas nous.

Avec ce réflexe que vous évoquiez, est-il aujourd’hui plus facile d’interpréter votre personnage ? Ou, au contraire, l’habitude est-elle mauvaise conseillère ?

Je ne crois pas que l’habitude soit un piège. Je sais qu’il y a quelque chose qui a vraiment évolué, c’est le trac. Au début, je l’avais énormément. Donc c’était quelque chose qui me tétanisait. Au fil des ans, forcément, il s’est amoindri voire envolé. Ce qui a complètement modifié ma façon de jouer et d’aborder la comédie, les séquences.

Mais, autrement, je ne pense pas que ça soit plus ou moins compliqué. C’est vrai que, avec le temps, une forme de lien extrêmement intime s’est créée avec ce personnage. Forcément, le jeu se fait tout naturellement.

Spontanément, certains moments vous ont-ils encore plus marquée que d’autres ces dernières années ?

Oui, le mariage. C’était un chouette moment de tournage. Il y en a eu tellement d’autres, il s’est passé tellement de choses, il y a eu tellement d’épisodes. Mais le mariage était vraiment un beau moment, il a vraiment été une bulle enchantée, une bulle féérique pour moi. C’était beau, c’était bien ficelé, c’était très romantique.

Le 29 septembre prochain, un quatrième prime sera diffusé sur TMC. Sans tout dévoiler, que pourra-t-on y voir ?

Des petites images sont déjà sorties, je peux donc en parler plus librement, il s’agit du mariage de Fanny et Christian. Je ne vais pas dévoiler plus de choses que cela, ce prime se construit autour de leur union et il va se passer plein de choses, des rebondissements, des intrigues s’y grefferont, comme toujours. Il va donc y avoir plein de surprises autour, ça va être riche. C’est très très beau en plus.

 

 

En conclusion, pour la suite, certains thèmes à défendre vous tiendraient-ils particulièrement à cœur ?

Je vois que le personnage a évolué vers plus de maturité, plus de distance, plus de lâché prise, Bénédicte devient un peu sage, elle prend beaucoup de recul, elle encaisse les choses, elle relativise. J’aime bien cette valeur humaine que Jean-Luc a développée dans mon personnage. Donc c’est vrai qu’il pourrait pousser encore un peu plus loin.

Mais il est obligé de se cantonner à des personnages qui sont quand même très construits et il ne peut pas partir n’importe où. Nous sommes nombreux, chaque rôle est très emblématique. J’aimerais, par exemple, tourner des choses un peu plus délirantes, j’aimerais que Bénédicte « pète » un peu les plombs, comme elle a déjà pu le faire. Mais j’ai l’impression que la lignée du personnage est d’aller vers plus de sagesse, alors il faudrait fouiller là-dedans. C’est vrai qu’il pourrait lui arriver des choses un peu délirantes dans ce domaine-là, pourquoi pas. J’aime bien le personnage de Laly, qui a des visions, je trouve que ce côté mystique est très intéressant à jouer.

Merci, Laure, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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