Demain Nous Appartient : Grégoire Champion nous en dit plus sur son interprétation de Timothée sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Grégoire,

Merci de répondre à quelques questions pour notre site.

On l’a encore vu récemment au Festival de la fiction TV de La Rochelle, le public présent a été très chaleureux avec l’équipe de « Demain Nous Appartient ». Ces réactions doivent vous faire très plaisir et chaud au cœur ?

C’est très étonnant, très perturbant, bien sûr ça fait très plaisir aussi. Ce n’est que de l’amour donc c’est fou. Mais on prend cela en pleine face et c’est dans ce genre de moment que l’on réalise ce que vaut et raconte ce que nous sommes en train de faire. Je venais, plus jeune, au Festival en tant que spectateur, j’allais voir les acteurs et, cette année, je me retrouve à leur place, ce qui est très perturbant. Parce que je me dis que les gens viennent pour nous et je l’ai pleinement réalisé. C’est perturbant de se mettre de l’autre côté de la barrière et de se rendre compte que les gens nous appellent et nous sollicitent. C’est une très bonne expérience pour moi, un apprentissage.

De façon plus générale, si l’on revient au programme en lui-même, comment en expliquez-vous son succès ?

Je ne sais pas. Les histoires que l’on raconte sans doute car elles accrochent les gens. Les téléspectateurs aiment bien l’horaire, 19h 20, et le format, 25 minutes. Ils se posent devant leur télé, regardent cela et se prennent d’amour pour certains acteurs, qu’ils aiment bien retrouver. Ça devient une habitude, qui raconte des choses qu’ils apprécient. Ca plait aussi parce que c’est fait d’une manière que les gens aiment. C’est une réussite au final.

Votre personnage, Timothée, a eu une belle évolution. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Je dis qu’il grandit. Avec ce qui est diffusé en ce moment, on a un créneau pour pouvoir faire grandir mentalement le personnage, pour le rendre plus mature. Il reste autiste, il y a bien sur des limites à tout cela mais on a la place de le faire évoluer, notamment dans sa façon de penser.

C’est intéressant de voir son personnage évoluer, de le voir non pas devenir quelqu’un d’autre mais simplement quelqu’un de différent. Il y a un truc en plus, il se renouvelle.

 

 

Pour ce jeu très riche que vous proposez du personnage, avez-vous des sources particulières d’inspiration ?

Oui. Il y a eu des séries, des films. J’ai rencontré aussi un autiste d’Asperger. Donc, forcément, quand il est face à soi, on comprend comment ça fonctionne, ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas. D’ailleurs, c’est assez fou, il capte tout ce qui se passe. Il voit tout, c’est phénoménal, assez impressionnant.

Concernant les séries, je pense notamment à « The good doctor », « Atypical », « Redman ». Sans oublier de grands acteurs. En fait, il y a plein de choses qui inspirent et pas forcément les films avec des autistes. « Forrest Gump » me revient à l’esprit. Je terminerais par Jim Carrey car il a une façon de jouer, des mimiques, des expressions du visage qui sont très intéressantes à lier avec l’autisme. Il y a quelque chose à jouer, c’est hyper intéressant de lier les deux. Des façons de faire, de parler peuvent aussi inspirer et nous faire jouer avec.

Jouer un autiste nécessite-t-il une concentration particulière ?

Cela nécessite d’envoyer quelque chose de très fort, qui soit crédible. Donc il faut y aller à fond mais il ne faut pas trop en faire, sans non plus ne pas assez en faire. C’est un curseur, qu’il faut mettre au milieu, pour trouver ce que l’on appelle la justesse. C’est très compliqué d’être juste parce que l’on peut vite devenir faux. C’est un piège, c’est très compliqué et ça demande énormément de concentration. Une journée de tournage est un épuisement mental. On se met dans le personnage, on ne peut pas être juste naturel. Même quand ça ne tourne pas, on reste dedans et on ne lâche pas. Sinon, on se déconcentre et, clairement, c’est foutu. C’est donc très épuisant.

Le soir, j’arrive sans problème à l’inverse à sortir du rôle. Même si j’aime bien rester dedans quand j’ai de grosses semaines de tournage. Ça fait partie du métier d’acteur d’être tout le temps chargé. Ça me laisse alors dans la bonne énergie et cela rend les jours suivants plus faciles.

 

 

En parallèle, avez-vous le temps de développer d’autres projets ?

J’ai envie, au grand oui. Mais il faut trouver les bons projets, il faut être capable de bien les faire. Des choses sont en discussion, ça avance doucement mais surement. Il faut prendre le temps, laisser le temps au temps.

Pour terminer, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure DNA ?

De belles intrigues, de belles arches, de belles choses à jouer. Autant dans la comédie que dans le dramatique. D’aller toujours plus loin avec le personnage, de toujours dépasser toutes les limites possibles et imaginables.

Ce fut un plaisir, Grégoire, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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