Demain Nous Appartient : Solène Hébert évoque Victoire, son personnage dans la série !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Zoé Fidji

 

Bonjour Solène,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La série de TF1 « Demain Nous Appartient » connait un très joli succès d’audience depuis ses deux années à l’antenne. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment expliquez-vous cette belle fidélité des téléspectateurs ?

Je pense que c’est une série dans laquelle tout le monde peut se reconnaitre. Il y a des personnages très hétéroclites, avec des genres très différents, qui peuvent parler aux jeunes, aux ados, aux personnes plus âgées. De ce fait, ce programme réunit tout le monde dans les diverses intrigues qu’il propose.

Il y a aussi une vraie volonté de toute l’équipe de tournage, des acteurs, de la production, des techniciens, chaque poste est aussi investi qu’au premier jour et ça se ressent vraiment dans la qualité du travail. On ne lâche rien. Avec une telle pression et une telle rapidité de tournage, on pourrait croire qu’on laisse tomber quelques séquences, que l’on s’économise en quelque sorte mais pas du tout, au contraire, on donne absolument tout à chacune des prises. On ne laisse rien derrière nous, c’est aussi pour cela que la qualité est là.

Aussi l’ambiance de tournage, qui se ressent à l’écran. Des amitiés se sont créées et elles transparaissent.

Vous interprétez le personnage de Victoire. Quel regard portez-vous à présent sur elle ?

Ce qui est intéressant, c’est qu’elle a énormément évolué en deux ans, comme toute personne normale d’ailleurs. Avec toutes les épreuves qu’elle a surmontées, et pas des moindres, elle a progressivement changé dans son caractère et dans sa personnalité. Au début, elle était assez naïve, un peu fragile. Ambitieuse, mais sans réussir à s’imposer réellement. Quand Bastien est tombé dans le coma, ce fut une grosse épreuve pour elle,  extrêmement douloureuse. Victoire s’est du coup renforcée et protégée. Elle a affiné son caractère et prend d’avantage le contrôle de sa vie.

J’ai pris beaucoup de plaisir à la faire évoluer au fil du temps. Je ne voulais pas qu’elle reste un personnage stationnaire. Chaque épreuve lui apporte quelque chose dans son quotidien et pour son futur. Et c’est tellement intéressant de faire grandir son personnage, et de le laisser nous surprendre.

Justement, vous évoquiez son caractère et sa personnalité. De près ou de loin, pouvez-vous vous retrouver en elle?

Je sortais de la série « Emma » de TF1 où je jouais un androïde et, quand j’ai abordé le personnage de Victoire, j’ai eu envie de la rendre extrêmement attachante, joyeuse,  drôle, solaire. Je voulais la rendre aussi maladroite, pleine de mimiques, et de spontanéité. Vivante en somme.

J’ai mis beaucoup de moi dans ce personnage, le contraire serait difficile d’ailleurs sur un temps de tournage aussi long. Mais j’ai l’impression qu’au final Victoire m’a apporté autant que je lui ai apportée, qu’elle a en quelque sorte déteinte sur moi. Je me suis beaucoup plus ouverte aux autres, combattant ma timidité naturelle. Je suis donc très attachée à elle.

 

Crédits photo : Zoé Fidji

 

Pour la suite, aimeriez-vous défendre certaines thématiques plus particulièrement ?

C’est un personnage qui est dans la comédie et le drame, je pense donc que l’on peut aborder beaucoup de sujets, de manière très variée. Je suis fière de cette série car elle apporte une ouverture d’esprit chez les téléspectateurs, en abordant des sujets tabous, ou peu connus, ou incompris.

De nos jours, l’éducation passe énormément par la télévision, et DNA en a totalement conscience. On a abordé des sujets comme l’homosexualité, la bisexualité, la différence d’âge dans un couple, le handicap. Par exemple ma sœur, Sandrine Lazzari, vit avec une femme avec laquelle elle a deux enfants. C’est une famille tout ce qu’il y a de plus normal et l’on ne fait pas un sujet de la famille homoparentale. Car ça ne devrait pas être un sujet en soit, mais une normalité.

On parle de la sexualité chez les adolescents. Leur quête d’identité. La question du handicap a été abordée, par ceux qui le vivent et par ceux qui le reçoivent. On montre aux gens comme ça se passe et comment ces sujets peuvent être appréhendés. Pour que chacun, petit à petit, puisse les accepter, et briser enfin ces tabous.

Je serais de fait très heureuse de participer à cela lors des prochaines intrigues Je l’ai déjà fait au travers de mon rôle de médecin et c’est toujours un plaisir de défendre ces partitions. Elles ont une vraie valeur et un vrai impact dans la vie des gens.

Vous l’avez dit précédemment à juste titre, le rythme de tournage sur une quotidienne est très soutenu. Au fur et à mesure, affinez-vous votre méthodologie pour être encore plus efficace ?

Bien sûr ! Je pense qu’absolument tous les acteurs ont fait des progrès, des plus jeunes aux plus expérimentés. Cette série nous apprend énormément, il y a un tel lâché-prise et une telle disponibilité du comédien qu’il n’y a plus du tout de pudeur. On doit appréhender notre métier différemment en essayant d’être disponible le plus rapidement possible, avec peu de temps de préparation, pour être immédiatement le personnage. On a donc tous évolués là-dessus.

Depuis quatre mois, je ne fais que des scènes de drame, de pleurs, de colère. Au début, ces choses-là sont assez compliquées à mettre en place, il faut se mettre dans le contexte, appréhender la séquence, faire venir l’émotion. Maintenant, au bout de trois à quatre mois, l’émotion est immédiate tellement j’ai l’habitude de cet exercice.

Vous avez aussi un cadre de tournage très sympathique, dans la très belle ville de Sète, avec une équipe dans laquelle l’ambiance est très familiale et chaleureuse.

Oui, c’est vraiment une famille ou une colonie de vacances, ça dépend du point de vue. Ce sont des rencontres vraiment incroyables, qui nous ont tous énormément marqués. On passe tout notre temps ensemble, certaines personnes sont devenues extrêmement proches, Juliette Tresanini qui joue ma sœur est effectivement devenue ma sœur dans la vraie vie, je suis partie à l’autre bout du monde avec Rani Bheemuck et Maud Baecker, je  suis très proche de Mayel Elhajaoui, Samy Gharbi… Ça ne s’arrête pas au tournage, même quand on est off et que l’on part en week-end ou en vacances, au final, on part ensemble à chaque fois. On ne se quitte plus, je mesure la chance inouïe d’avoir fait ces rencontres. Et de cela je suis extrêmement reconnaissante à TF1 et Telsète, qui m’ont permis de rencontrer Victoire, mais surtout ma famille.

Merci Solène pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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