Ariane Aggiage évoque sa belle actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Lisa Lesourd

 

Bonjour Ariane,

 

Merci davoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

 

Vous serez à laffiche, en octobre prochain, du quatrième opus de « La vérité si je mens ! » qui sintitule « Les Débuts ». Sans tout en dévoiler, quels thèmes y seront abordés ?

 

C’est un prequel, on est reparti en arrière, le film se déroule dans les années 80. Les quatre garçons ont 18 ans et vont passer le bac. On les voit dans leur famille, chez leurs parents, au lycée, avec leurs histoires de cœur. On découvre ainsi les prémisses de chacun des personnages. Les 4 comédiens jeunes qui sont  donc les héros de cette comédie envolée sont Mickael Lumière (mon fils dans le film), Anton Csaszar, Jeremy Lewin, et Yohann Manca.

 

J’y interprète Fortuné Mimran, un personnage secondaire, la maman de Dove, (initialement Vincent Elbaz). Fortuné est maman de deux enfants, elle les élève seule, car veuve. C’est une couturière, très travailleuse et assez moderne pour son époque. Elle a un côté mama juive tunisienne forcément mais tout de même assez moderne, en tout cas pas clichée. Je me suis inspirée de ma mère et de mes tantes.

 

Vous avez eu la chance de voir le rendu final en petit comité. Selon vous, quest-ce qui pourrait plaire aux spectateurs, au-delà du nom ?

 

J’ai beaucoup aimé le film, je félicite les deux réalisateurs, Michel Munz et Gérard Bitton. C’est un film très drôle mais aussi très touchant. On y aborde des thématiques qui ne sont pas caricaturales, il y a plusieurs lectures du film, comme d’ailleurs dans les premiers. A la sortie de la première projection test publique, j’ai entendu des spectateurs dire que c’était aussi bien que le premier. Ça fait plaisir!

 

Crédit photo : Alain Guizard

 

C’est un joli film, les personnages sont bien écrits. Au-delà des quatre jeunes, tous les autres rôles, notamment joués par Audrey Dana, François Berléand, Gilbert Melki, Karina Marimon, Jean-Charles Deval ou encore Nicolas Vaude sont supers. Tous donnent au film une vraie profondeur.

 

On retrouve aussi les années 80, c’est sympa, avec la cassette VHS, les pantalons taille haute, le téléphone fixe et d’autres détails qui font sourire, surtout pour ceux qui ont connu ces années-là.

 

Pour les éventuels spectateurs qui nauraient pas vu les trois premiers opus, on imagine quils pourront tout à fait se plaire à regarder ce long métrage ?

 

Tout est fait pour que les aficionados reconnaissent bien les personnages et l’ambiance initiale. Pour les autres, c’est l’histoire de quatre jeunes en devenir. C’est le prequel, les débuts, donc forcément on ne rate rien, ça se passe avant! Donc oui on peut le voir sans avoir vu les précédents! On comprend bien ce que chacun va devenir!

 

Vous évoquiez vos sources dinspiration pour linterprétation de votre personnage. Avant votre arrivée sur le plateau, vous étiez vous replongée dans les trois premiers films ?

 

Pour les essais, je m’étais avant tout concentrée sur le personnage. A noter que les essais se sont super bien passés, Guillaume Moulin et David Baranes, les directeurs de casting, m’ont vraiment mise à l’aise et Gérard Bitton est même venu me faire travailler une des scènes d’essais. Des essais comme on voudrait en vivre plus souvent, avec de l’écoute et de la bienveillance. Les directeurs de casting m’avaient décrit le personnage comme une belle femme mais fatiguée, pas forcément très apprêtée. J’ai joué le jeu et suis venue avec quelques accessoires de couturière pour être en situation.

 

Et sur le tournage ?

 

Sur le plateau, le costume aide aussi beaucoup, d’ailleurs je félicite les costumiers qui ont assuré jusqu’au moindre détail (Emmanuelle Youchnovski et David Rosinni). Je me suis également posée la question de l’accent, on m’avait dit de faire sans, mais naturellement, avec l’écriture, une couleur est venue, que je n’ai pas cherchée à enlever. Elle est légère mais présente.

 

J’ai quand même revu les précédents films pour bien comprendre comment avaient travaillé les comédiens, notamment leurs accents. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas de caricature. Venant de ce milieu (ce sont mes origines) les personnages sont plus que crédibles, ils existent, ils sont hauts en couleurs comme dans la vie. Mis bout à bout, ça peut parfois faire cliché mais, quand on regarde bien, ce n’est pas caricatural.

 

Le tournage était super, il y a eu une sorte d’évidence avec Mickael. Même physiquement. Nous avons très vite instauré une complicité. Il crève l’écran, je l’adore, je pense qu’on le retrouvera sur plein d’autres projets. Camille Lavabre, qui joue ma fille, est une super nana, très drôle, c’était très agréable de travailler avec elle aussi.

 

Crédit photo : Lisa Lesourd

 

En parallèle, dans un autre registre, vous êtes lune des voix du dessin animé « Toy Story 4 ». Que dire sur cette autre actualité ?

 

Le doublage, c’est pour moi le même métier mais avec une technique différente. En animation, ce qui est plaisant c’est qu’on est dans le registre de la création, on crée les voix de personnages qui n’existent pas encore tout à fait avant que le film ne soit terminé. Du coup, on peut davantage inventer et créer qu’en doublage de fiction où on doit plus coller à l’original et au comédien qu’on double. Même si on a la version originale face à nous, on a une forme de liberté. Mais ça reste le même métier, celui de comédienne, on doit aller chercher des ressources de jeu, jouer, s’amuser et puiser dans ses émotions. Il faut simplement s’adapter au registre et gérer le degré de jeu.

 

Giggle McDimples est une petite capitaine mignonne, vive et avec un sacré caractère! C’est la compagnonne de la bergère, interprétée par Audrey Fleurot. Dans la vie je parle vite, j’aime bien faire des ruptures, de pensée, de ton, ce qui est le cas aussi du personnage de Giggle, ça aide pour le doublage. Elle a un côté militaire et, en même temps, rigolote.

 

En studio, j’ai travaillé avec Barbara Tissier, qui dirige énormément de dessin-animés, on se connaît depuis longtemps, et elle sait me faire chercher précisément ce qui correspond au personnage avec une grande bienveillance et dans la joie ! On a le temps de peaufiner. C’est un bonheur de travailler dans ces conditions ! Pour l’anecdote, jai dû enregistrer plusieurs versions car, comme souvent sur de gros projets comme ça, au début, toutes les images ne sont pas terminées on travaille sur des versions non définitives.

 

Pour terminer, quelles sont vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

 

J’ai fait, au départ, beaucoup de théâtre, notamment du classique. J’aimerais bien revenir sur les planches. J’écris dans ce sens. J’ai également envie de diriger à nouveau, après Réminiscence mon court-métrage et « sacré Mariage » au théâtre, je songe à m’y remettre, ça me titille depuis  un petit moment.

 

Ce fut un plaisir, Ariane, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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