Un Si Grand Soleil : Isabelle Leprince évoque son personnage dans la série !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Isabelle,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint la série à succès de France 2, « Un Si Grand Soleil ». Ce programme est un véritable carton d’audience depuis son lancement il y a un an. Selon vous, quelles raisons principales expliquent la jolie fidélité des téléspectateurs ?

Je crois que c’est l’équipe avant tout. Les gens qui ont été choisis ont tous des traits de caractère en commun, la bonne humeur, la gentillesse, l’enthousiasme, l’envie de bien faire. J’ai rarement tourné avec des équipes aussi sympathiques. Je pense que cela se ressent à l’image. C’est à chaque fois un bonheur de descendre sur Montpellier, c’est aussi un chagrin de les quitter.

Je suis heureuse d’avoir le fils que j’ai, joué par Folco, que j’adore. Les réalisateurs sont aussi bienveillants et tout cela fait que la mayonnaise prend. Les spectateurs ont, je crois, envie de savoir ce qui va arriver à tous les personnages.

Il y a un peu un esprit de troupe de cirque, c’est vachement bien, j’aime beaucoup.

Vous y êtes la maman de Ludo, aussi la gérante d’un food truck. Après ces quelques mois sur le plateau, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage ?

Elle m’a plu tout de suite, elle est nature, elle ne compose pas vraiment, elle ne fait pas semblant. « Oui », elle a  fait des conneries dans sa vie, « oui « elle s’est parfois loupée mais elle le reconnait. Au départ, elle commence par refaire une bêtise mais elle va faire son mea culpa. Elle est tellement humaine, tellement proche de la vraie vie, c’est une héroïne de la vie ordinaire pas une héroïne de film historique. Elle est comme tous les gens que l’on peut rencontrer dans la vie.

Elle vend ses frites, elle discute avec tout le monde mais elle parait toute simple et pourtant on s’aperçoit qu’elle a fait l’Amérique du Sud et la Chine.

Elle n’a pas forcément été une super maman je pense qu’un jour on comprendra pourquoi. Elle a bon cœur, ce n’est pas une méchante ni une égoïste, c’est une grande gueule.

De près ou de le loin, vous retrouvez-vous en elle ?

Complètement ! Dans tous ses traits de caractère. Même si je suis différente, on a forcément un canevas commun. Déjà, elle est dans mon enveloppe physique, elle a mes yeux, ma bouche,… Et j’ai son franc parlé. On s’est donc échangé quelques éléments elle et moi.

Pour la suite, aimeriez-vous défendre et aborder certains thèmes bien spécifiquement ?

Elle a plein de suites de vie possibles. Elle materne tous ceux qu’elle croise, son fils, Manu, Lucille. Mais il ne faut pas toucher à ceux qu’elle aime car, sinon, cela peut la rendre folle furieuse. On a en commun aussi ce côté-là.

Ses problèmes avec Ludo, ça arrive à  tellement de mamans qui se sont pliées en douze, en vingt-cinq pour leurs enfants, mais qui n’ont pas réussi à trouver les bons mots au bon moment. Elles vivent ces tensions comme une souffrance. Elles vivent dans l’espoir que les choses s’améliorent. Elle est tellement une maman comme j’en connais plein.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Aussi, avez-vous une méthodologie particulière de préparation ?

Un comédien doit être 100% disponible. Normalement, il a travaillé, il a fait ses devoirs. A chaque fois, c’est une expérience différente car on travaille avec des réalisateurs différents. C’est un vrai plaisir d’être à leur disposition, d’essayer de faire au mieux. Il y a d’ailleurs encore certains réalisateurs avec lesquels je n’ai pas travaillé. En tout cas, j’ai adoré tous ceux avec qui j’ai joué, ça s’est super bien passé.

Je trouve que l’exercice est plutôt jouissif, de passer d’un réalisateur à un autre, de garder son fil conducteur en étant souple. C’est enrichissant pour son travail de comédien, c’est enrichissant pour le personnage, je trouve ce rythme de travail très positif. On n’a pas le temps de se poser de fausses questions. On va à l’essentiel, donné par le réalisateur.

Quand on sait un texte à la virgule près, on peut vous demander de l’improviser car vous savez où vous allez. Il n’y a pas de routine, ce n’est jamais deux fois pareil. Parfois, on croise son partenaire à l’hôtel et on en profite pour répéter le texte, parfois on n’a pas le temps de le voir avant.

Il y a également un cadre de tournage très sympathique, à Montpellier, avec une équipe dans laquelle l’ambiance est particulièrement familiale et chaleureuse.

C’est une ambiance exceptionnelle. Tout le monde est attentionné, tout le monde est délicat, tout le monde est heureux de se retrouver. Du chauffeur qui vient nous chercher à l’hôtel, au coiffeur et à la maquilleuse. Chacun est bien attentionné, c’est le bonheur.

Très simplement, en conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

De travailler avec les réalisateurs avec lesquels je n’ai pas encore travaillé, de retrouver ceux avec qui j’ai déjà travaillé.

Merci Isabelle pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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