Ilys Barillot évoque sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ilys,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Vous venez d’achever le tournage de la saison 4 de « Sam », la série de TF1. Pour ce que vous pouvez en dévoiler, quels thèmes y seront abordés ?

Il va y avoir des histoires de famille. Sur les liens, sur l’amour dans la famille et en dehors. Des révélations vont aussi être faites. On touchera à la vie de tous les jours, à la vie de la société. Certains personnages un peu plus secondaires verront leurs histoires personnelles davantage mises en avant.

Concernant votre personnage, quelles sont ses principales évolutions ?

Chloé, dans cette saison, grandit. L’année dernière, elle était en conflit avec sa mère, dans une relation dure, ce qu’elle va garder. Elles ont toujours une relation peu stable ni agréable mais elle va croiser de nouvelles personnes qui vont l’aider à s’épanouir un peu plus. Pour avoir à nouveau envie d’aimer des gens, en s’ouvrant notamment aux adultes. J’ai vraiment l’impression qu’elle rentre un peu plus dans le monde adulte, les étapes de la vie la faisant grandir.

Cette saison, on l’a verra un peu plus dans sa vie personnelle, ce qui m’a permis notamment d’apprendre à mieux la connaitre. On va dire qu’elle tourne bien, son évolution est positive. Elle prend conscience de certaines choses.

De près ou de loin, vous retrouvez-vous parfois en elle ?

On n’est pas du tout pareil. C’est une vraie ado, elle a 15 ans dans la série, alors que j’en ai 20 dans la vie. Je me suis beaucoup inspirée de ma petite sœur pour ce genre de rôle. Car je ne pense pas avoir eu de vraie crise d’adolescence, étant partie un an au Canada à cette période-là. J’ai pu m’épanouir ailleurs, quitter ma vie, ça fait du bien. Je dirais que j’ai beaucoup appris et grandi grâce à la vie, comme Chloé, mais cela a été moins dur pour moi que pour elle.

Elle n’a pas reçu assez d’amour quand elle était petite, elle ne sait pas qui est son père, elle ne s’est construite qu’avec sa mère, qui est instable émotionnellement et qui se laisse vite dépasser. Alors que j’ai eu une enfance remplie d’amour. On part donc d’une base très différente toutes les deux.

En parallèle, toujours à l’image, on pourra vous retrouver à l’automne sur 13è Rue. Que dire que cette autre actualité télévisuelle ?

« Trauma » est un thriller, c’est complètement autre chose, j’ai adoré tourner sur ce programme. C’est une enquête qui va changer de face à un moment donné, lorsque l’enquêteur va se retrouver dans la position d’accusé, sans se souvenir de ce qui s’est réellement déroulé. Son passé va alors ressurgir.

Je suis un fantôme, il n’y a que lui qui me voit. Il s’est passé quelque chose de traumatisant dans son enfance, en lien avec mon personnage. Je vais l’aider à grandir, à répondre à des questions, à prendre des responsabilités.

J’ai vu quelques images, je pense que ça va être vraiment top.

Il s’agit là de deux registres différents. A titre plus personnel, l’un des deux vous attire-t-il un peu plus encore que l’autre ?

J’adore pouvoir jouer les deux. Sur TF1, des séquences sont plus dramatiques que l’année dernière, ce sont ces scènes-là dans lesquelles je m’amuse le plus. J’ai adoré aussi faire ce fantôme flippant. Il me plait de jouer des méchants, des gens bizarres. Je pense que c’est parce que je suis un peu dans mon monde. J’adorerais jouer une fille complètement à côté de la plaque ou quelqu’un de fou.

Un mot sur un court-métrage que vous avez tourné et qui part en Festival ?

« Chloé » est un court-métrage de Bastien Solignac, intégralement en plan séquence. Ce sont 15 minutes dans une voiture, c’est quasiment fixe et on ne voit que moi. En tout cas, au début, on voit d’autres personnes rentrer mais, ensuite, l’image est sur moi.

 

 

J’y joue une jeune fille qui se fait exclure de son lycée parce qu’elle est violente. Son père vient la chercher et il est en fait la raison pour laquelle elle se comporte ainsi. Le système scolaire est ainsi fait qu’elle est renvoyée chez elle, là où est l’origine de tous ses problèmes, un peu comme si on la renvoyait dans la gueule du loup. Le court métrage présente ainsi le chemin du retour avec son père, il y a beaucoup de silences et le plan séquence permet de ressentir le malaise du personnage.

Ce fut un tournage très émotionnel, c’est un très beau film.

Pour terminer, vous allez enregistrer votre premier EP. Vous chanterez, vous jouerez sur ce projet qui vous tient particulièrement à cœur.

J’enregistre effectivement fin aout mon premier EP, de 6 titres. 4 au Ukulélé et 2 au piano, je les ai intégralement écrits et composés. Je suis pressée parce que mes chansons sont un peu comme mon journal intime. Je suis pressée de pouvoir développer tout l’univers que j’ai en tête autours de ces chansons. Ce sera simple et pur.

C’est important pour moi de m’exprimer avec plein de formes artistiques différentes, ce sont autant de moyens de voir le monde différemment. La musique m’aide aussi beaucoup pour le jeu d’acteur, les émotions sont fortes et cela est complémentaire pour moi. Ça me permet également de ne pas me lasser.

Ce fut un plaisir, Ilys, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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