Benoit Michel évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Benoit,

 

Je suis ravi d’avoir l’occasion de passer ce moment avec vous et vous remercie du temps que vous avez bien voulu m’accorder.

 

Vous êtes sur France 2 dans ce nouveau programme quotidien « Un si grand soleil », dans le rôle de Maxime. Comment présenteriez-vous Maxime, du moins pour ce que vous pouvez en dévoiler ?

 

C’est un personnage qui a une personnalité assez particulière. Il va interagir avec la famille Bastide, et notamment Manon, jouée par Mélanie Robert et Alice, jouée par Maëlle Mietton.

 

C’est un mec qui aime assez l’argent, un petit voyou. Il va utiliser Manon dans le cadre de ses magouilles. C’est profondément quelqu’un de bien mais égoïste et prêt à tout pour arriver à ses fins.

 

L’aventure de cette quotidienne a commencé il y a quelques semaines maintenant. Comment avez-vous fait pour préparer votre interprétation ? Vous êtes-vous imprégné du contexte, de l’ambiance de la série ? Ou au contraire avez-vous cherché à rester neutre ?

 

J’ai regardé la réalisation, le format etc… Pour le jeu, je me suis basé sur ma réflexion, j’aime bien garder de la spontanéité, au gré des rencontres avec les partenaires comédiens. Je crois que si on se prépare trop et qu’il y a des surprises sur le tournage, on peut être perturbé. Je tâche donc de rester ouvert. J’ai défini les lignes directrices de mon personnage, et ensuite j’ai laissé faire les choses sur le plateau. Je m’amuse davantage comme cela, et je crois que ça se ressent dans les images.

 

Sur un format comme celui-là, dont le rythme est très soutenu, quelle méthodologie adoptez-vous ?

 

Il me semble que, pour être satisfait et juste dans ce que tu proposes, tu es obligé de travailler en amont. Ce qui est bien, c’est que tous les acteurs sont proches en terme géographique, ce qui permet de se voir et de préparer un peu les choses pour le lendemain.

 

Je ne connaissais pas ce rythme, que je voulais découvrir. Il faut le voir comme un exercice, sans quoi il est possible de ressentir un peu de frustration : il y a 3 metteurs en scène, beaucoup de texte, un peu de redites pour permettre aux spectateurs de comprendre le déroulé des évènements même s’ils ont raté des épisodes etc… L’acteur doit prendre en compte l’ensemble des contraintes liées au fait qu’il s’agisse d’une quotidienne.

 

Sur quelle période va-t-on retrouver votre personnage ?

 

Sur 4 ou 5 semaines environ.

 

 

Par la suite, de façon ponctuelle, est-ce que ça vous plairait de revenir sous forme de « guest » comme cela sur la série ou sur d’autres quotidiennes ?

 

J’ai pris du plaisir parce que l’aventure humaine est agréable sur ce genre de production. J’avoue que je prends un peu ma vie au jour le jour, donc je ne sais pas si je pourrais revenir dans ce programme car cela dépend de mes projets. Je souhaite jouer en tout état de cause.

 

Il est certain que c’est assez épuisant, nous commençons très tôt, finissons très tard, nous enchaînons le texte, c’est tout à fait singulier comme façon de travailler et très éprouvant.

 

En ce qui concerne le jeu, sous un tout autre format, vous avez tourné dans un pilote, potentiel pour France 2 sur l’autisme. Comment présenter ce projet ?

 

C’est une création originale de France 2, autour de l’autisme. Nous avons tourné un épisode de 90 minutes. Le principe est que l’on suit des policiers de la Criminelle. Une jeune femme chargée de l’archivage est autiste asperger et se souvient de l’ensemble des informations qui figurent aux dossiers. Cette femme, jouée par Sarah Mortensen, va faire équipe avec la Criminelle, deux partenaires joués par Lola Dewaere et moi-même.

 

J’imagine que nous serons diffusés en février/mars prochain.

 

Vous êtes-vous préparé d’une façon particulière pour ce rôle ?

 

Mon personnage ne connait pas l’autisme, alors pour jouer juste j’ai cherché à garder au contraire des réactions naturelles. Il ne la comprend pas, il n’a aucune information sur cette maladie, et il va essayer de percer le fonctionnement de cette femme. Il est assez intellectuel, dans l’échange, simple et gentil. J’ai donc surtout cherché à bien recevoir ce que Sarah Mortensen donnait dans son interprétation, et jouer avec ce qu’elle proposait, sans doute à cause de ma formation de théâtre.

 

Le théâtre est l’un des arts par lesquels vous avez commencé. Vous continuez de jouer sur les planches grâce à votre troupe, en parallèle de vos projets à la télévision. Vous avez d’ailleurs actuellement une pièce à l’affiche, pouvez-vous nous parler de cet aspect de votre carrière ?

 

La Compagnie File Agathe a été créée en 2002, avec des amis de l’Actor Studio de Bordeaux.

 

Nous avons une création que nous jouons depuis 5 ans qui s’appelle « L’autre white Chapel », une farce autour de Jack l’Eventreur, une satire de société drôle et grinçante. C’est un travail de conteur, il y a deux acteurs, une vingtaine de personnages.

 

Nous avons sorti un deuxième spectacle cet été du nom de « Parade ». Cette fois-ci, nous sommes quatre sur scène. L’idée est de lutter contre le pessimisme ambiant de notre société. Nous imaginons dans un futur proche un monde aseptisé dans lequel nous ferions totalement confiance aux machines qui nous dicteraient les méthodes du bonheur. Cependant, les sentiments humains de colère, d’amour, de jalousie percent. Ce qui nous laisse penser qu’être humain vaut assez le coup ! C’est aussi une satire de société, drôle et émouvante.

 

Nous jouerons au mois de mai en Charentes-Maritimes, à La Rochelle, à Pont, et une petite tournée se prépare pour cet été, dans les villages, l’idée étant de développer l’art théâtral en milieu rural.

 

Considérez-vous que l’art du théâtre et du cinéma sont deux domaines très différents et que cela impacte votre jeu ?

 

Bien sûr ! Au début, je ne trouvais pas qu’il y avait tant de différences, mais maintenant je trouve qu’il n’y a pas la même implication. Avec la caméra, on ne peut pas tricher car tout se voit, on peut donc jouer intérieurement. Le théâtre est un peu différent, ça se joue surtout sur l’énergie et il y a un vrai rapport avec le public en raison du direct. La scène me fait vraiment kiffer !

 

Pour autant, je ne saurais pas dire ce qui me plaît le plus… Au début, je préférais de loin le théâtre, mais j’ai trouvé des choses plaisantes à la caméra qui ont servi mes performances sur scène, notamment dans le fait d’être moins volontaire, de tout jouer sur la « pèche ». Je crois que l’un et l’autre se servent.

 

A moyen, long terme, avez-vous des envies artistiques ?

 

Je suis assez avide d’expériences ! J’aime beaucoup être acteur mais j’ai aussi envie d’ouvrir un lieu, qui mélangerait restauration et rencontres, artistique et/ou social. J’aimerais retrouver les amis du village dans lequel je suis né, et faire quelque chose avec eux. Je suis aussi désireux de contact avec le public, un vrai rapport, savoir ce qu’ils aiment, ce qu’ils désirent… c’est vraiment mon dada, ça me plairait beaucoup.

 

Bien sûr, j’aimerais faire du cinéma, de nouvelles séries… pour le moment, en tout cas, je travaille assez souvent, j’ai fais de belles rencontres, tout va bien !

 

Vous êtes également impliqué dans une association. Depuis combien de temps ?

 

Ça fait un an. Il s’agit d’une association « L’Eyre des Anges », dans les Landes, qui aide deux petites filles, Jade et Lucie, atteintes du syndrome d’Angelman, une maladie orpheline qui touche un chromosome. Cela entraine des crises d’épilepsies, un retard de parole, de motricité etc… Elles ne parlent pas mais elles sentent absolument tout et sont donc très sujettes au stress. Depuis un an, on essaye de les amener en zoothérapie avec des dauphins, les animaux les détendent, atténuent les crises d’épilepsie… Je les ai vues avec des ânes, c’était déjà exceptionnel. Nous avons pu récupérer la moitié des fonds et nous nous impliquons pour compléter le budget.

 

 

Nous travaillons donc à faire connaître cette maladie, soulager les parents et les aider à soigner leurs filles. C’est une maladie qui est peu connue, sur laquelle il y a peu de recherches en raison du faible nombres de personnes atteintes dans le monde.

 

Il y a un site internet sur lequel on peut avoir des informations : https://www.leyredesanges.fr

 

 

On peut y faire un don, avoir les informations sur les nombreux évènements qu’on organise, auxquels je suis présent pour échanger et se rencontrer. Ce sont des soirées où on danse, on mange, on profite de la vie pour apporter du sourire à cette famille. Il y aura des événements à Bordeaux, Angoulême… et je relais évidemment l’information sur mes réseaux sociaux.

 

 

Merci beaucoup pour ces quelques instants de partage, c’était très agréable et nous vous souhaitons évidemment toute la réussite que vous méritez. A très bientôt.

Publié dans Télévision

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