Sandrine Guisier nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Laurence Guenoun

 

Bonjour Sandrine,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

Vous êtes à l'affiche, depuis un mois maintenant, au théâtre La Boussole, de la pièce à succès « Dans la peau de ma femme ». Vous qui vivez cette aventure de l'intérieur, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

 

Le soir de la Saint Valentin, l'homme a oublié le cadeau de sa femme et le vœu le plus cher de celle-ci est que son compagnon se mette une seule journée à sa place. Ce vœu se réalise, ce qui crée plein de quiproquos. Le meilleur ami de ce couple arrive, suivi de sa petite amie du moment, Roxane, que j'interprète. Elle est chargée du dossier d'adoption de ce couple, ce qui sera l'occasion de plein de rebondissements.

 

On s'amuse beaucoup et j'espère qu'il en est de même pour le public.

 

Vous le disiez, vous interprétez le personnage de Roxane. Justement, qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Elle a les qualités que j'imagine de son métier d'assistante sociale : de la tendresse, de la gentillesse, de l'empathie. Elle est d'une grande naïveté quand elle est amoureuse. Elle est folle amoureuse, justement, de Christian, le meilleur ami du couple.

 

Elle a donc vraiment beaucoup de qualités et de naïveté.

 

La pièce est à l'affiche depuis plus d'un an. Des dates sont annoncées jusqu’au mois de juin au moins. Selon vous, qu'est-ce qui fait le succès de ce spectacle ?

 

C'est une comédie légère et drôle qui parle du couple et aux couples, nous sommes un peu dans les clichés. Lorsque des couples viennent voir la pièce, ils peuvent ensuite en parler entre eux, ils en rigolent. J'ai des amis qui, grâce à la pièce, ont pu se parler de leurs problèmes sans se prendre la tête avec bienveillance.

 

Tout le monde s'amuse, mes camarades connaissent très bien la pièce, ils sont très bons, ils arrivent à capter le public très vite avec leur générosité. Cela fait du bien aux gens. C'est léger, on est là pour s'amuser, pour divertir, c'est un moment de détente et de rire.

 

Vous qui êtes montée dans ce train déjà en marche, avez-vous cherché, pour appréhender votre rôle, à vous rapprocher de ce qui se faisait avant ? Ou avez-vous gardé une certaine distance pour apporter une touche plus personnelle ?

 

J’ai été voir la pièce sans savoir que j'allais y jouer, Marion Huguenin était ce jour là sur scène. Quand j'ai su que j'allais rejoindre l'aventure, j'étais ravie car, avec Marion, nous avons beau avoir plein de points communs, nous sommes vraiment très différentes aussi donc c'est génial de ne pas faire un copié-collé.

 

Je pense que nous avons mis chacune nos personnalités dans le personnage de Roxane. Mes camarades ont été très bienveillants, ils m'ont donné énormément de conseils sur le texte, la mise en scène. Je me suis fait ensuite ma petite sauce, accompagnée aussi par le metteur en scène. Le gros avantage de cette pièce est que nous sommes libres d'y mettre ce que nous avons envie de nous. C'est une grande force. Et surtout et encore une fois, nous sommes bienveillants, nous nous faisons un maximum de retour entre nous, pour offrir une spectacle de qualité. C'est une grande force.

 

Je pense que si les gens viennent voir la pièce avec Marion puis avec moi, ils verront deux Roxane différentes.

 

Vous évoquiez cette liberté d'interprétation. Justement, après un mois de représentations, êtes-vous encore très proche de la version que vous aviez répétée ? Ou avez-vous déjà apporté quelques adaptations plus personnelles ?

 

En fait, je suis une comédienne très précise. En plus, il y a eu un changement de comédien sur l'un des rôles masculins, on a donc joué avec plusieurs Fred différents. Du coup, mes repères sont un peu tombés à l'eau mais c'était finalement pas mal, j'ai dû sortir de ma zone de confort, ce qui m'a fait trouver d'autres choses.

 

Mon travail de précision en amont m'aide beaucoup car, lorsque quelque chose peut surprendre, je peux quand même avancer sans tomber dans un fou rire ou un trou de texte. Les rôles alternent, du coup le jeu change un peu à chaque fois. 

 

Au delà de l'accueil très sympathique de vos camarades, avez-vous eu droit à un bizutage sur scène de leur part ?

 

Même pas... On n' pas eu le temps de se piéger. Ces dernières semaines nous ont plutôt soudés, nous avons donc été plutôt en protection et en solidarité les uns vis à vis des autres, plutôt que dans le bizutage suite à mon intégration.

 

Après ce premier mois de jeu, avez-vous encore le trac naturel des premières  ? Ou avez-vous déjà dépassé ce stade ?

 

C'est plus de l'adrénaline. Je n'ai pas le trac ni le stress, grâce à l'expérience c'est surtout l'envie d'y aller. Je suis ravie de monter sur scène, c'est magique à chaque fois d'entendre les gens rire et réagir. Je ne saurais même pas décrire à quel point mon métier est merveilleux pour cela.

 

Je rentre après les autres, j'ai le temps d'entendre en coulisses le public, donc je sais à quel niveau d'énergie je dois me mettre. J'ai de la chance, j'ai un rôle très agréable.

 

Pour terminer, comment définitivement convaincre les lecteurs à venir voir le spectacle ?

 

Les comédiens sont très talentueux, mes camarades me surprennent tous les jours, même fatigués avec 40 de fièvre, ils sont généreux. Surtout, on rit vraiment beaucoup.

 

En gros, je conseille aux lecteurs de venir sans a-priori, de se laisser guider et porter par l'histoire. Ce n'est pas que du gag, il y a une vraie trame. J'espère que vous passerez un bon moment, ce qui est généralement le cas. Les gens sont conquis, ils se sont divertis, se sont amusés, ont ri et ont passé une bonne heure et demie.

 

Merci Sandrine pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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