Ziad Jallad évoque son parcours et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ziad,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

 

Vous êtes un jeune artiste, vous avez démarré votre parcours il y a un an environ. Si l'on s'intéresse à sa genèse, d'où vous vient cette passion ?

 

Cette envie vient de mon enfance. Quand j'avais 6 ou 7 ans, j'aimais beaucoup le foot, je voulais même en faire mon métier. Un jour, alors que j'étais en train de regarder un match dans la chambre de mes parents et que l'équipe avait gagné, je me rappelle de l'interview du capitaine. Je me suis dit que j'avais envie d'être à sa place, sinon d'être acteur. Je me rappelle très bien de ce jour-là.

 

J'aimais aussi regarder les films et les séries avec ma mère, j'aimais chanter, danser, imiter, notamment des membres de ma famille. Je prenais beaucoup de plaisir à faire cela, c'était naturel. J'ai aussi fait pas mal de publicités, en Égypte, de mes 8 ans jusqu'à mes 17 printemps.

 

Les années ont passé, je suis venu à Paris pour mon travail, je faisais du marketing et du développement pour des distributeurs de produits chimiques. Je ne m'y sentais pas à l'aise, je n'étais pas moi-même. Je pense que, dans la vie, il faut rester fidèle à qui l'on est. Pour pouvoir s'exprimer. Pendant une année, j'ai alors pris des cours d'acting, j'ai beaucoup aimé et j'avais de bons retours. Je voyais bien que ce que je faisais avait du sens. Un lundi, j'ai pris la décision de ne pas aller au travail et de démissionner.

 

Depuis, j'ai commencé une formation, j'ai enchaîné les courts métrages, les publicités et me voilà cette année dans « Les Mystères de l'Amour », ce qui est déjà, pour moi, un pas en avant. J'espère à présent travailler sur d'autres projets pour continuer à évoluer dans ce milieu. Être acteur est une découverte pour moi, être acteur c'est aussi se rapprocher de soi-même, se connaître soi-même davantage. Surtout dans un âge bâti sur la superficialité et une “connexion” corrompue entre les hommes. On croit être connecté et proche de soi même tout en s’inventant une vie imaginaire qui, au final, nous éloigne l’un de l’autre plus qu’elle nous rapproche. Un acteur a besoin de rester vrai et authentique, l'acting me permet de porter de l’attention sur moi-même, de faire de l’introspection et de comprendre la psychologie de mes personnages, leurs objectifs et leurs motivations.

 

Justement, dans cette année écoulée, la perception que vous aviez de ce métier correspond-elle à ce que vous vivez au quotidien ?

 

Avant de le faire, je n'avais pas une image claire car j'étais en dehors de ce milieu. Ce que l'on voit en télé ou dans les magazines n'est pas la réalité des choses. Aujourd'hui, j'ai bossé plus avec des étudiants, ce n'est pas vraiment le milieu.

 

Maintenant que je commence à travailler sur TMC, que je rencontre des gens, que j'ai des contacts, je découvre. Je ne m'attendais pas à quelque chose de précis, je découvre, modestement.

 

Vous évoquiez votre expérience actuelle sur TMC, série sur laquelle le rythme de tournage est plutôt soutenu. A ce titre, avez-vous une méthodologie particulière de préparation ?

 

Pour moi, c'est ma première vraie expérience professionnelle sérieuse. Je dois être toujours au top. J'ai généralement une méthode que j'essaie d'appliquer dans tous mes projets. Je décortique la scène, la situation, je me demande quels sont les objectifs, les motivations, les obstacles de mon personnage. Je m'interroge aussi sur ce qu'il veut réellement et sur la façon dont il va atteindre sa cible. Généralement, le texte est la dernière chose que je travaille. Car, au final, le texte et les paroles ne sont pas ce qui compte le plus, c'est surtout la page blanche qui importe, comment on colorie et on dessine le rôle. Ce n'est qu'à la fin que le texte devient utile.

 

Dans le cas des « Mystères de l'Amour », je répète tout seul, ce qui n'est pas toujours évident. Parfois, faute de temps, je suis obligé d'apprendre directement mon texte. Au bout de deux ou trois épisodes, c'est devenu plus facile car je vis mieux le personnage à présent. Je n'applique pas complètement du coup ma méthode, je m'adapte.

 

A chaque fois que je suis en plateau, je stresse, c'est important car, en fait, il faut stresser. Sinon changeons de métier. Tout l'enjeu est de le contrôler, de ne pas le laisser prendre le dessus. Chaque jour est ainsi une expérience et j'essaie à chaque fois d'en apprendre quelque chose. J'avance toujours un peu plus.

 

Pour la suite, avez-vous des envies artistiques particulières ?

 

J'aime beaucoup la comédie et j'ai découvert en faisant de l'acting que j'avais peut-être un talent de comique. Dans la vie, j'aime rigoler, j'aime voir les gens sourire. Du coup, pour moi, arriver à faire rire et à procurer du plaisir chez le spectateur est un but ultime. Que ce soient une seule personne, des amis ou mille spectateurs.

 

J'aimerais faire de la comédie, à l'image ou en théâtre. Je n'en ai pas encore fait mais je pense que je pourrais l'explorer.

 

Pleins de sujets et de rôles m'intéresseraient. Un médecin, un psychologue, un sans abris, un joker, un James Bond... je suis partant tant que je prends du plaisir dans ce que je fais. Après tout, on essaye de comprendre l’humain, sans le juger bien évidemment pour pouvoir être le plus honnête dans ce qu’on fait, pour croire au mensonge qu’on dit.. c’est cela qui éventuellement rend le personnage et le jeu crédibles... Facile à dire bien évidemment mais un peu moins à réaliser. Haha 

 

En conclusion, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours artistique ?

 

D'être heureux, de poursuivre mon ambition et mon chemin, malgré les moments durs et douteux. De continuer à apprendre, de rester fort, déterminé et surtout de ne jamais avoir la grosse tête, pour rester humble, modeste et ne pas perdre mon authenticité. De rester moi-même.

 

Ce fut un plaisir, Ziad, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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