Un Si Grand Soleil : Jérémy Banster nous présente son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jérémy,

 

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

 

 

L’aventure « Un si grand soleil » a démarré il y a quelques semaines, comment présenteriez-vous ce programme ?

 

On est dans une quotidienne. Nous nous caractérisons par une belle ambition, ce qui m’intéresse beaucoup, étant donné que je viens du cinéma, que j’écris, je réalise etc… L’idée est de faire venir des réalisateurs de cinéma, de sélectionner un casting qui ne vient pas forcément de quotidiennes et des personnages assez forts. Nous avons des comédiens compétents et c’est un vrai bonheur de travailler dans ces conditions. Cette façon de voir le métier nous a tous convaincu.

 

C’est ma première quotidienne, mais il y a un véritable esprit de troupe. Nous sommes au début, à la création, avec une envie de bien faire. Je crois que c’est pour cela que le succès est là, pour l’instant : nous avons eu envie de créer quelque chose et de mettre la barre la plus haute possible en fonction de nos capacités : viser « un si grand soleil » pour atteindre les étoiles. Nous tâchons d’être très exigeants avec nous-mêmes et avec les autres.

 

 

Si nous nous intéressons plus précisément à votre personnage, comment est-ce que vous l’abordez ?

 

Julien est quelqu’un de très carré, rigide, qui a une vie bien rangée, il a la bonne voiture, les bons enfants, la bonne femme, le chien qui va avec… c’est un cliché total. Heureusement, il a une faille en lui qui est un gouffre: c’est l’éducation qu’il a reçue de sa mère, sans père. Cela lui donne un déséquilibre et une sensibilité à fleur de peau, qui en fait quelqu’un de très riche et de très touchant, cela permet de casser son côté rigide. 

 

C’est pour ça qu’il est extraordinaire à travailler : il a des zones d’ombres. Et puis il y a aussi son fils de 17 ans qui va venir rouvrir ses failles. Il se débat à l’intérieur de ça. Grâce à ces embuches, il va apprendre à se connaître vraiment.

 

Il évolue énormément au cours de la série. Il connaît ses faiblesses, ses forces et il va décider de commencer une nouvelle vie en étant lui-même.

 

 

Existe-t-il quelques similarités entre le personnage et vous ?

 

Au début, nous partons sur des personnages très écrits, puis notre personnalité, notre voix, notre respiration donnent corps au personnage. C’est nous qui apportons le vivant dans le personnage, il s’adapte à nous : c’est la grande chance des séries.

 

 

C’est un personnage riche ! Ce personnage de Julien vous donne-t-il envie de traiter certains thèmes ?

 

Le thème de l’adoption, la question de la filiation, avec ce fils caché qu’il va reconnaître … : pour moi, c’est très fort. J’écris et je réalise également et c’est vrai que la filiation est un thème qui me touche profondément. Je suis très heureux de le défendre.

 

Pour le reste, je fais confiance aux auteurs. Pour moi, le plus beau thème est déjà là, c’est aussi pour cela que j’adore mon personnage : le partage, la transmission.

 

Je crois que la dimension humaine du personnage, et même de la série, fait que c’est inépuisable. On a déjà un socle très fort. Je surfe dessus.

 

 

Vous avez un rythme de tournage très fort, très intense. Est-ce que vous avez trouvé votre tempo personnel pour être efficace sur le plateau ?

 

Oui. Au bout de quelques mois, on se connaît, on connait l’équipe, on connait le rythme. Evidemment, c’est une gymnastique : nous sommes des sportifs de haut niveau, on se lève à 6h du matin, on se couche tard, on fait attention à nous et nous y arrivons. C’est complètement différent de ce qu’on peut faire d’habitude. Mais ça nous drive !

 

 

De plus, vous êtes dans un cadre sympathique, Montpellier ?

 

Oui, on se plaît beaucoup dans cette région. Je la connaissais peu, parce que je suis plutôt axé sur le bateau. Mais là, je découvre, les alentours, le centre historique, nous avons été très bien accueillis !

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure ?

 

Que ça continue comme ça a commencé. Nous sommes tous très heureux de ce qui s’est passé, de partager avec les gens qui ont accroché avec la série. C’est ce qui me plaît, d’être un passeur d’émotions. Nous ne sommes qu’interprètes mais pour autant nous donnons de la joie, du rire, nous partageons des messages, des sentiments… Le langage universel ne sont pas les mots, la langue, mais l’émotion. Ça ne monte pas au cerveau, ça part dans le ventre, c’est organique, instinctif. En tous cas, c’est comme cela que je conçois le métier.

 

 

Merci Jérémy pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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