Olivia Dutron revient sur son beau parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Olivia,

 

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

 

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes artistiques, en comédie sur les plateaux, en doublage, au théâtre. Qu’est-ce qui vous plaît dans votre quotidien artistique ?

 

Je fais surtout du doublage en ce moment. Quand j’ai commencé ce métier, après ma formation dans le centre de la rue Blanche, c’était pour faire du théâtre. J’aimais beaucoup tourner et jouer au théâtre. Désormais, j’aime tout, je m’amuse autant au théâtre, qu’en tournage ou en doublage. Ce que j’apprécie avant tout, ce sont les rencontres avec les gens, donc si l’équipe est sympa, je prends autant de plaisir à être sur « Camping Paradis » où tout le monde était adorable et bienveillant, que sur un doublage. Le fait d’avoir ce dernier support, qui m’apporte une sécurité financière, me permet aussi de faire des choix artistiques dans les autres domaines.

 

 

Trouvez-vous des liens entre ces différents domaines, ou est-ce que vous les dissociez vraiment et considérez ces métiers comme totalement différents ?

 

C’est quand même très différent : car ça ne demande pas du tout les mêmes qualités. Je trouve qu’au cinéma, il faut beaucoup de patience, de spontanéité, je n'ai malheureusement jamais eu la chance de travailler en amont un personnage avec l'auteur ou le réalisateur. Au théâtre au contraire, on travaille beaucoup, le personnage se forme petit à petit, on peut l’approfondir, on fait évoluer l’interprétation au fur et à mesure des répétitions. Le doublage est très amusant, j’ai la chance de travailler avec des directeurs artistiques que j’aime beaucoup, et dans les dessins animés on peut apporter beaucoup de fantaisie.

 

Pour tout, il faut de la sincérité, quoiqu’on fasse. J’ai pu faire des choses que je n’aimais pas forcément, mais à partir du moment où je me suis engagée, je le fais comme si c’était le rôle de ma vie.

 

 

Avez-vous une méthodologie particulière pour le doublage, ou est-ce strictement sur l’instant ?

 

Sur l’instant ! Souvent en arrivant, on ne sait même pas sur quel produit on va travailler. On sait seulement si c’est une série, un long métrage ou un dessin animé. De plus, on travaille assez rapidement. Sans compter que je fais également les voix de documentaires ou de voice over.

 

 

 

Parmi toutes vos expériences, y en a-t-il certaines qui vous aient particulièrement marquée ?

 

Oui, j’ai joué dans une pièce qui s’appelait « Une drôle de vie », au théâtre Antoine, d’un auteur américain, Brian Clark, sur un sujet très difficile : l’euthanasie, mais avec l’humour anglo-saxon. C’était avec José-Maria Flotats, Viviane Elbaz, Jacques Castelot, Héléna Bossis, Pierre Vernier… nous étions une douzaine en scène. C’était une très belle pièce, avec un texte magnifique.

 

J’ai aussi adoré travailler avec Francis Perrin, notamment sur « Molière », car il avait une énergie exceptionnelle…! Je crois que nous avons fait un bon travail, c’était très drôle.

 

J’ai aussi vécu de belles leçons de comédie avec Michel Roux, c’était si agréable de voir des salles rire à ce point.

 

Mais je pense que le meilleur souvenir que j’ai, c’est la dernière pièce que j’ai joué avec mon amoureux, Philippe Roullier : une pièce d’Eric Assous, « Couple en danger ». Nous avons joué 4 mois au Petit Hébertot. C’est exactement le théâtre que j’aime jouer et puis la jouer avec mon mari était un grand moment de bonheur, d'autant plus que c'était un souhait de l'auteur.

 

 

 

Quels sont vos projets ?

 

J’ai deux projets de théâtre : l’un plutôt dramatique, une sorte de Tartuffe moderne. Nous commençons à le travailler. Nous allons faire une lecture publique d’ici la fin de l’année, et chercher des financements.

 

L’autre, une pièce de Jérémy Wulc, très drôle. Je continue encore à travailler régulièrement en doublage bien sûr.

 

 

 

Avez-vous des envies artistiques particulières pour la suite ?

 

J’aime faire mon métier, j’aime tourner, faire du théâtre, du doublage. Donc je suis enthousiaste à l’idée de continuer. J’aimerai bien reprendre un projet dans le genre de la pièce d’Eric Assous. Mais je ne privilégie pas quelque chose en particulier, c’est plutôt un coup de foudre sur un personnage et les rencontres avec les gens qui me motivent.

 

Merci Olivia pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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