Laurence Oltuski évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laurence,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

 

Nous allons pouvoir vous retrouver dans la saison 9 de « Profilage » sur TF1, dans laquelle vous incarnerez un capitaine de police.

 

J’interviens dans les deux premiers épisodes de la nouvelle saison. C’était la première fois que j’incarnais un capitaine de police, le tournage était assez poignant.

 

 

Puisque c’était une première justement, est-ce qu’il y a eu un travail particulier pour aborder ce rôle ?

 

A chacun ses méthodes. Je travaille beaucoup sur le rythme du personnage, en général avec des coachs qui me préparent. Je cherche notamment à corriger mon côté speed naturel qui ne correspond pas à tous les personnages. Cette fois, je devais être plus sombre, plus intérieure, dans un rythme plus lent.

 

J’ai évidemment regardé les épisodes de la saison précédente, que j’ai trouvé vraiment très bien, bien jouée, bien filmée, bien éclairée.

 

 

 

D’après vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux gens qui regarderont ces épisodes ?

 

Nous sommes dans un univers différent de ce qu’on peut voir. On n’est peu en studio, la lumière joue énormément, les lieux également qui sont choisis. Là, nous étions en Camargue dans les marais salants, il faisait très froid, dans le monde de la tauromachie, de la corrida. Ce sont des choses qui se voient peu.

 

 

En parallèle, vous démarrer le tournage d’une série pour ARTE, franco-israélienne. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Je suis très heureuse parce que je joue en français et en hébreux, avec une équipe internationale israélienne et ukrainienne, et nous tournerons à l’étranger. C’est un projet sur lequel je travaille depuis longtemps. J’ai vécu aux Etats Unis il y a plus de 20 ans et je voulais exploiter mon anglais. Quant à l’hébreu, c’est une langue qui m’est familière de par ma religion. Je savais que je voulais tourner en hébreux. Je me dis que tout cela arrive à point nommé, que je suis assez mûre aujourd’hui pour tourner dans ces deux langues.

 

C’est vraiment très excitant, la série est dingue, très bien écrite : il s’agit d’un garçon qui arrive en France avec sa famille. Il ne parle pas un mot de français. Ils débarquent le jour des attentats du 13 novembre. Lui qui fuyait la guerre dans son pays d’origine se retrouve dans la tourmente.

 

C’est une série un peu dramatique et j’y interprète le seul personnage comique : une professeur de langue, très speed, qui donne des cours de français à ce garçon. Sauf qu’il ne parle pas un mot de français, il lui parle en fait en hébreux sans arrêt (langue qu’elle maîtrise). Ils vont se lier d’amitié.

 

J’adore ce personnage. Il y a quelque chose de pas très net à propos de cette fille, elle dit les choses passionnément, elle fait des grands drames, elle est persuadée que tous les hommes sont amoureux d’elle… bref elle est marrante.

 

 

Comment comptez-vous l’interpréter si c’est le seul personnage comique de la série ?

 

Nous avons déjà commencé à travailler le personnage. Du point de vue de la personnalité je n’ai pas grand-chose à faire, mais c’est du point de vue de la langue que c’est plus délicat. Presque tout mon texte va être en hébreux.

 

 

Quel sera le format de cette série ?

 

Pour l’instant, nous avons 12 épisodes de 40 minutes pour la première saison. Nous commençons le tournage mi-octobre à Kiev.

 

 

 

Vous êtes également en tournage pour le cinéma, sur un long métrage. Pourriez-vous nous en dire plus ?

 

C’est initialement parti d’un court métrage titré « Josée » que j’ai tourné avec une équipe franco-belge il y a 4 ans. Ce film a été assez remarqué, il a reçu des prix.

 

Lorsque les réalisateurs sont passés au long-métrage, ils m’ont recontacté. Au départ, je devais avoir un petit rôle avec un personnage assez excitant, comme j’avais dans le court métrage : une femme un peu vulgaire. Mais, il y a un mois, ils m’ont appelé pour m’apprendre que j’allais changer et prendre le rôle principal.

 

Le long métrage va s’appeler « Music Hole » et mon personnage sera celui de Josée. Je suis détective privée et j’enquête sur la disparition d’une femme en Belgique.

 

Ce nouveau personnage est moins évident pour moi. Le film est une comédie trash, noire, mais je n’incarne pas le comique. Je fais le lien entre tous les personnages et il ne faut pas que je me fasse entraîner par le rythme des autres.

 

 

Vous avez également tourné dans le court métrage « Princesse Suplex ». Qu’en gardez-vous comme souvenir ?

 

J’y ai un petit rôle. C’est sympathique d’endosser le rôle d’une femme qui va sur un ring. J’y ai retrouvé Aurélien Poitrimoult, pour qui j’avais déjà joué dans « Alice Nevers », une série sur TF1. J’ai pris du plaisir à incarner encore un personnage différent.

 

 

J’ai beaucoup de chance parce que joue des personnages très différents et je suis ravie qu’on continue à me proposer des choses aussi variées. Je suis souvent étonnée du rendu. C’est excitant de voyager dans autant d’univers. Cela dit, c’est aussi pour cela que je fais ce métier.

 

 

Ce fut un plaisir, Laurence, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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