Jérémy Amelin revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : CHLOE CAR

 

Bonjour Jérémy,

 

Quel plaisir d’échanger avec vous !

 

 

Vous êtes un jeune artiste, avec déjà de l’expérience. Spontanément, qu’est-ce que vous retenez de ces quelques années dans le milieu artistique ?

 

Je retiens les gens qui sont là depuis le premier jour, que ce soit les proches qui partagent ma vie privée ou des personnes « inconnues » qui me soutiennent, des fans ou des followers. C’est assez impressionnant et flatteur de savoir que, quoique l’on fasse, les gens sont là.

 

 

Si nous revenons à la genèse de votre parcours, qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

 

Aussi banal que cela puisse paraître, ça a toujours été là. Dans mes premiers souvenirs, j’ai toujours chanté et j’ai toujours exprimé le souhait de chanter dans ma vie. Pour moi, c’était aussi évident que de devenir adulte. Il n’y avait aucune réflexion là-dedans, c’était ma vérité naïve d’enfant. Je ne crois pas qu’il y ait de raison, je crois que c’était là dans l’embryon (rires) car je ne viens pas d'une famille d’artistes, où l’on écoute beaucoup de musique. Je pense que c’est très personnel, que ça vient de moi… sans que je n’en sois pour autant le décisionnaire.

 

Certaines choses ont accéléré le processus. Je me suis très rapidement rendu compte que c’était un moyen de communication et que dire en chantant est souvent plus facile que la parole. Je me suis également aperçu que j’arrivais à me faire comprendre en chantant, peut-être parce que je suis plus honnête dans ce cadre. C’est ce que certains appellent un mode de libération ou d’expression.

 

Puis, quand j’ai découvert la scène, je me suis rendu compte que c’était le seul endroit où je me sentais chez moi, où je n’avais peur de rien. Là où beaucoup de gens ont peur de la scène et peuvent se sentir en danger, je me dis qu’à cet endroit il ne peut vraiment rien m’arriver, quoiqu’il se passe : se tromper, tomber, oublier les paroles… ça me parait toujours moins dangereux qu’une fois que j’ai les pieds en dehors de la scène.

 

Crédit photo : CHLOE CAR

 

Avant de rentrer sur scène, y a-t-il un peu de stress tout de même, ou est-ce exclusivement le plaisir et la hâte de retrouver votre public qui prédominent en vous ?

 

Il y a beaucoup de théories selon lesquelles les gens qui ne stressent pas sont des personnes qui s’en moquent, et qui n’ont pas peur de mal faire. Je ne suis pas d’accord avec cela parce que je n’ai stressé qu’assez peu souvent. Ça m’est arrivé bien sûr, parce que je me mettais en péril, parce que je n’étais vraiment pas sûr de maîtriser ce que j’allais devoir faire… Mais c’est davantage de l’adrénaline et de l’impatience en général. Avant de monter sur scène, j’ai le même sentiment que lorsqu’on revient de longues vacances et qu’on est content de rentrer chez soi, partagé entre petite appréhension et réconfort.

 

 

Vous évoquiez votre passion dès les premières années, est-ce que vos goûts, vos inspirations ont évolué ou êtes-vous resté dans la même lignée ?

 

J’ai des racines ancrées, dont j’ai voulu m’émanciper. Mais, avec le temps, j’ai appris à les aimer car lorsque j’ai essayé de les ignorer, j’ai perdu le lien avec le public et ma sincérité. Je devenais alors un exécutant et non plus un interprète. Je ne veux pas renier cette chape, même si parfois je la trouve un peu hors des tendances actuelles. La variété française m’a construit, la comédie musicale française m’a construit.

 

J’ai bien entendu évolué, je me suis beaucoup intéressé à la musique électro. Ça a été mon émancipation adolescent. Je suis toutefois resté assez imperméable à certains styles musicaux, je le regrette et j’essaie toujours de comprendre pour percevoir la beauté de ces genres.

 

 

Vous êtes aussi ponctuellement auteur. Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture ?

 

La première source, c’est moi ! (rires) Toujours dans ce désir de sincérité et de communication… : ma vie, mes expériences, mes non-expériences aussi.

 

J’ai connu des commandes, notamment dans mon parcours de styliste, et il est vrai que si ça ne vient pas de moi, d’une expérience, d’un besoin d’exprimer quelque chose, je n’y arrive pas, ou moins bien.

 

Crédit photo : CHLOE CAR

 

Vous parliez tout à l’heure des comédies musicales, voyez-vous des similarités dans cette interprétation-là par rapport à un concert en solo ?

 

J’ai eu la chance de toujours avoir des rôles proches de moi. Les directeurs de casting ont bien travaillé (rires). J’ai donc pu alimenter ces personnages fictifs de ma personnalité. Donc, finalement, oui c’est assez proche parce que j’ai toujours pu mettre de moi dans mes personnages, y compris en comédie musicale. Je nourris systématiquement mes rôles d’honnêteté, qui ne peut venir que de moi-même.

 

 

Quelles seraient vos envies pour l’avenir ?

 

J’en ai plein ! Je suis très ouvert, avide d’expériences. Ce qui compte le plus pour moi est de me sentir à ma place au bon moment. Demain, peut-être que je me retrouverais dans un cirque, un film, une installation artistique… peu importe, tant que j’aurais le sentiment de pouvoir exprimer quelque chose de sincère, ça m’ira.

 

Bien sûr que le théâtre m’attire, ou de me retrouver devant une caméra… mais en réalité, je n’en sais rien, parce que je ne connais pas. Et si cela me déplaît, j’irai vers autre chose. Je suis à un stade de ma vie où je veux faire les choses que j’aime.

 

C’est une évidence aujourd’hui que je me sens bien en comédie musicale, mais globalement ce qui m’intéresse est d’incarner de nouveaux personnages… peut être d’ailleurs créer un personnage à part entière dans une comédie musicale, plutôt que de reprendre le rôle déjà existant à quelqu’un qui l’a inventé avant moi. J’aimerai être à la création.

 

Crédit photo : CHLOE CAR

 

J’aimerais écrire pour moi, pas forcément pour les autres. Pour le moment j’écris beaucoup mais dans ma tête (rires).

 

Une chose est sûre, aujourd’hui mon besoin est d’être dans le partage et l’expression, avant toute autre démarche de célébrité, de succès : ce sont des notions qui ne m’attirent pas, je ne les rejette pas, mais je n’y tends pas.

 

 

Merci, Jérémy, pour votre disponibilité !

 

Mon Instagram : https://www.instagram.com/jeremyamelin/?hl=fr

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Publié dans Musique

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