Demain Nous Appartient : Samira Lachhab évoque Leila, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Bonjour Samira,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

L’aventure « Demain nous appartient » a commencé il y a maintenant 16 mois. Les téléspectateurs sont fidèles au rendez-vous. C’est un beau challenge pour vous, pour TF1, à cette heure de diffusion. Qu’est-ce qui explique la fidélité du public ?

Là où je peux trouver une explication, c’est que lorsque nous jouons les scènes, nous ressentons des choses tellement intenses, en retranscrivant ce que l’on vit, que je crois que cela peut toucher le téléspectateur. Sans compter que l’on entre un peu chez lui tous les soirs. Je crois qu’à la diffusion, on peut sans doute ressentir ce que nous nous vivons en interne. Nous prenons plaisir à jouer, les émotions sont vraiment jouées, les rires sont vraiment joués, je ne peux pas moi-même l’expliquer, nous sommes sur un petit nuage.


 

Est-ce que le fait d’être sur TF1 à une heure de grande écoute modifie votre façon de vous adresser au public ?

Oui, absolument. Puisque ce sont des quotidiennes, qui sont écrites au fur et à mesure, nous découvrons les choses petit à petit. Tous les jours, c’est un challenge. C’est un rythme assez rapide, forcément puisque c’est une quotidienne. On ne s’ennuie pas avec l’équipe. Il y a beaucoup de séquences à tourner, avec de nombreux personnages.

C’est vrai que, dans le cadre d’un tournage normal, nous avons des lectures, on modifie éventuellement des éléments de texte, on vérifie les costumes etc… avant le tournage. Dans « Demain nous appartient » tout peut changer en permanence. D’un instant à l’autre, nous pouvons jouer une scène fondamentalement différente. Nous sommes sans arrêt dans la surprise.


 

Au bout de ces 16 mois, avez-vous trouvé votre propre rythme, vos astuces en amont pour être ensuite à l’écoute du réalisateur sur le plateau ?

J’ai envie de dire que, déjà, il faut connaître le personnage par cœur. Pour ce qui est du texte, je crois qu’il faut se l’approprier. Ce n’est pas si compliqué…

Si, bien sûr, quand on joue des émotions fortes pendant longtemps, ça devient difficile, mais dans ces cas-là nous avons toute l’équipe, le sport, la possibilité de voir notre famille, de prendre du temps pour nous et nous ressourcer etc…

En général, c’est assez fluide, on se comprend. Pour l’instant tout va bien.


 

Vous disiez que vous connaissez maintenant assez bien votre personnage. Comment le présenteriez-vous ?

Leïla, au départ, a vécu un deuil assez dramatique : son fils. Elle s’est noyée dans le travail. Elle s’entend très bien avec ses collègues de boulot. Elle est importante, elle remonte le moral des troupes, mais elle est très mystérieuse, elle se confie rarement. On sent que c’est une femme forte, qui aime sa famille, très unie, à laquelle elle tient beaucoup. C’est vraiment la mama. Depuis la perte de son fils, elle a encore plus resserré les liens familiaux avec ses filles notamment.

Maintenant elle devient plus femme, c’est différent. Elle perd un peu pied. On connaissait la mère de famille, désormais on découvre un peu la femme.


 

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Est-ce que vous retrouvez des traits de votre personnalité dans ce personnage ?

Il peut y avoir des similarités parfois, mais je ne dirais pas lesquelles ! (rire)


 

Êtes-vous amenée à faire des propositions aux scénaristes ou aux équipes techniques, des suggestions de thèmes qui vous tiennent à cœur ?

Nous sommes très à l’écoute les uns des autres. En général, on ne ma que rarement dit non. Bien sûr, cela reste des petites nuances, on ne cherche pas à influer sur les intrigues. Mais nous avons des auteurs avec lesquels nous pouvons communiquer, qui sont présents dans les studios. On a la possibilité d’aller les voir pour se faire éclaircir des points, pour nous aider à prendre du recul. Nous sommes très bien entourés.


 

Pour la suite, auriez-vous des sujets que vous souhaiteriez défendre au travers de votre personnage ou de son entourage ?

J’espère qu’elle va pouvoir retrouver son groupe de parole relatif aux violences faites aux femmes. Je trouve que c’est intéressant. Puis arrive cette histoire chaotique qu’elle est en train de vivre, qui montre autre chose. Pour le moment, je suis ravie de ce qui se passe, notamment de cette histoire chaotique qui permet de montrer autre chose que son côté infirmière, un peu pansement.

J’espère bien entendu qu’elle continuera à vivre beaucoup de choses différentes.


 

Nous parlions de ce rythme important, et du fait qu’il faille aussi prendre du temps pour soi. Est-ce que pour autant, ça vous laisse l’opportunité de travailler sur d’autres envies artistiques ?

Oui, il est vrai que lorsqu’on a la chance de travailler sur un tel projet, on s’y investit. Pour la suite, je donne ma langue au chat !


 

Très simplement que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure « DNA » ?

Que ça perdure et qu’on s’amuse toujours autant. Nous nous entendons tous bien et nous sommes heureux de jouer ensemble. Nous sommes un peu comme une bande de copains.

Ce fut un plaisir, Samira, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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