Road trip - 700 km d'embrouilles : Interview croisée des trois comédiens de la pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lætitia, Bertrand et Serge,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous êtes actuellement à l'affiche, au Funambule Montmartre, de la pièce « Road trip – 700 km d'embrouilles ». Sans tout en dévoiler, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

 

Lætitia  : Un road trip est quelque chose de rarement vu au théâtre, du moins à ma connaissance. C'est un genre cinématographique, le transposer au théâtre est audacieux, il fallait trouver des solutions pour donner cette idée de vitesse et de voyage. Ce que Serge a, je trouve, brillamment fait.

 

Quelle histoire y est abordée ? Quelles thèmes y sont évoqués ?

 

Bertrand  : C'est l'histoire de Clément, comédien égocentrique, un peu égoïste aussi, qui doit rejoindre le sud de la France pour un gros tournage. Je pense que c'est son plus gros tournage, il y a quelques répliques seulement mais avec des stars internationales. Rien ne va se passer comme prévu, il se fait emmener en voiture au train mais ce dernier ne démarre pas. Cela va être une avalanche de rencontres de personnages différents, jusqu'à ce tournage.

 

Toutes ces rencontres très drôles avec ses covoitureurs vont lui faire changer un peu sa personnalité, ainsi que sa façon de se voir lui et de voir les autres.

 

 

Justement, quels sont les différents personnages que vous avez l'occasion d'interpréter ?

 

Serge  : Il y a Clément, auquel on s'attache. On a un premier personnage avec son amoureuse occasionnelle qui le conduit à la gare, on a une bikeuse transsexuelle narcoleptique, on a aussi un contrôleur SNCF très à cheval sur le règlement, un motard de la gendarmerie nationale, un rappeur fan de K2000, un bouddhiste ainsi qu'un amant un peu psychopathe, un fou furieux qui poursuit Laurène, le deuxième personnage central que l'on retrouve au premier tiers de la pièce et qui va faire tout le road trip avec Clément.

 

Comment passez-vous facilement et rapidement d'un personnage à un autre ? Surtout qu'ils sont plutôt différents.

 

Serge  : Je ne sais pas, je passe par l'amusement, par l'envie de défendre plusieurs caractères, plusieurs psychologies, toujours dans l'humour. Techniquement, c'est juste une histoire de temps, pour changer de costume. On passe aussi de l'un à l'autre parce que l'on a beaucoup travaillé, beaucoup répété, pris des directions qui n'étaient pas forcément là à la base, lors de l'écriture.

 

 

Lætitia  : J'ai trois personnages. Un peu comme Serge, je trouve que c'est amusant. J'ai un superbe rôle féminin, il n'y en a pas beaucoup qui sont aussi riches et intéressants. Je remercie Serge de me l'avoir proposé. Je joue une fille très amoureuse, absolument dévouée à un garçon qui ne le lui rend pas très bien. La bikeuse transsexuelle est très rigolote à faire. Le troisième personnage est plus intrépide. Tout cela est très chouette à jouer.

 

De façon plus générale, selon votre idée et selon les retours que vous avez pu avoir, qu'est-ce qui plaît aux spectateurs qui sont venus vous voir sur scène ?

 

Serge  : Dans les critiques, c'est surtout l'originalité du sujet qui plaît. Ainsi que la mise en scène et la scénographie. Nous sommes vraiment très contents des décors. Je crois que l'histoire attire aussi.

 

Bertrand  : Le rythme et les rencontres. Le côté cinématographique aussi de ces histoires.

 

 

La pièce est à l'affiche depuis le 8 août. L'appréhension et l'angoisse du début sont elles déjà passées ? Ou sentez-vous encore un peu de stress ?

 

Serge  : Cela s'estompe mais très doucement :)

 

Lætitia  : Il ne faut pas prendre trop la confiance. On peut vite être rattrapés.

 

Bertrand  : Il n'y a pas de risque de mon côté, je suis quelqu'un de très angoissé. On prend nos marques, on prend de la hauteur sur l'histoire et nos personnages, on est de plus en plus à l'aise mais nous n'en sommes qu'à une grosse dizaine de dates, donc c'est encore un challenge et un stress. Mais cela durera jusqu'à la dernière, sinon ce n'est pas bon signe. Tout cela va aller en s'améliorant.

 

Vous êtes-vous déjà permis quelques petites adaptations par rapport à la version initiale ? Ou en êtes-vous encore très proches ?

 

 

Serge  : Il y a eu des changements au plateau lors des répétitions. Les comédiens et le metteur en scène ont apporté des idées de dialogues... Mais, une fois la première passée, on ne touche plus à rien ou presque....

 

Bertrand  : C'est aussi l'avantage d'avoir l'auteur dans la pièce, il est là pour valider ne serait ce qu'une virgule, un détail, un mot en plus. Ou encore un rythme, une intention, un temps, avec le metteur en scène.

 

Serge  : Il y a une soixantaine de tops sonores dans la pièce, on ne peut donc pas faire ce que l'on veut, c'est réglé ainsi. C'est plaisant aussi pour le spectateur.

 

Pour terminer, sur quel point souhaiteriez-vous insister pour définitivement inciter les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

Serge  : Si vous en avez marre des pièces qui se passent dans un salon, avec un canapé et une histoire de couple, c'est nous qu'il faut venir voir.

 

 

Bertrand  : Je n'aurais pas dit mieux. En tant que spectateur, je n'avais jamais vu cette façon de raconter un road trip au théâtre. C'est aussi cela qui m'a attiré dans ce projet.

 

Lætitia  : La mise en scène est très chouette, elle est signée Maxime Lepelletier.

 

Ce fut un plaisir d'échanger avec vous trois !

Publié dans Théâtre

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