En panne : Interview croisée avec le duo de comédiens de cette nouvelle pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Noémie et Yannick,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement à l'affiche, chaque mardi soir, à 21h 30, au théâtre de Dix heures, avec la pièce « En panne ». Pour commencer, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

 

Yannick  : C'est un duo, nous avions envie de travailler ensemble, de trouver un cadre qui nous permette d'explorer plein de choses et surtout de faire rire les gens. Nous sommes partis d'un couple, qui a un problème de couple, qui est en panne, en panne de libido. A travers cela, ils vont rencontrer des personnages, vont explorer de nouvelles choses pour pouvoir dépasser cette panne, continuer à s'aimer et sauver leur couple.

 

Sans tout en dévoiler, quels thèmes y sont abordés ?

 

Noémie  : Le premier thème est quand même celui du couple, du couple en difficultés, qui va voir un professionnel, un psy pour pouvoir régler son problème. A travers cela, on aborde le thème de la famille, qui va se mêler de leur histoire. On aborde aussi le thème de l'homosexualité, celui du féminisme également.

 

Yannick  : Le thème principal est le couple mais on aborde aussi la libido. C'est pour cela que notre sous titre est « quand la libido va, tout va ». Car c'est quand même cela le fil conducteur et ce qui a déclenché la panne puis la dispute. On aborde aussi plein de sujets qui peuvent amener à débat et, souvent, on n'est pas d'accord, on se dispute. Nous voulions aussi que les gens se disent que l'on peut ne pas être d'accord sur les choses mais que, si on aime et que l'on va au bout des choses, en général, l'un fait avancer l'autre sur ses idées ou les deux avancent ensemble. On voulait vraiment faire un spectacle dans ce sens, où, même si on aborde des sujets qui peuvent mener au clash, ils nous permettent de continuer à nous aimer.

 

Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour le développement de ce spectacle ?

 

Yannick  : L'inspiration vient souvent de l'expérience et de la vie, en premier lieu. Je pense que c'est pareil pour tous les auteurs. Ensuite viennent l'entourage et des actualités qui nous ont donné envie d'écrire sur certains sujets.

 

 

Noémie  : Quand on était en période d'écriture, on s'est posé chacun la question  : toi, qu'est ce qui te touche en ce moment  ? De quoi as tu envie de parler  ? Quels sujets sont importants pour toi  à mettre dans le spectacle  ? Pour moi, il était important de parler du féminisme par exemple. On a essayé, chacun, de mettre peut être pas toutes les parties, du moins tous les sujets qui, en ce moment, nous touchaient, nous tenaient à cœur et dont on avait envie de parler aux gens, tout en les faisant rire.

 

Selon vous et selon les retours des spectateurs, qu'est ce qui leur a plus dans ce spectacle ?

 

Yannick  : Ils ont aimé l'histoire, nous suivre, ils ont aimé que l'on soit un couple qui s'aime vraiment malgré toutes ses disputes, je pense que cela en rassure certains d'ailleurs. Ce qui revient le plus, ce sont les personnages.

 

En tout cas, on fait à deux reprises des performances où l'on fait des personnages qui sont extrêmement loin de nous, de l'autre sexe. Ils sont complètement fous et je pense que, soit dans le propos, soit dans ce que le personnage est en train de vivre, ce sont des choses qui n'ont pas trop été vues. On a réussi, je pense, à surprendre.

 

On est, à un moment, dans une télé-réalité et on joue ces personnages qui se font parfois passer pour plus bêtes qu'ils ne sont.

 

Face au rythme plutôt soutenu, comment passez-vous facilement d'un personnage, d'une situation à un autre ?

 

Yannick  : Je ne m'étais même pas rendu compte qu'il y a quatorze tableaux dans notre pièce. On a écrit quelque chose de rythmé. A la première, je ne sais pas comment on a réussi à faire tous ces changements. Maintenant, on commence à avoir bien nos marques. En loge, on court moins. Mais, oui, c'est un rythme soutenu, on est fatigué quand on a fini de jouer.

 

Après quelques dates, parvenez-vous déjà à prendre vos marques et vos repères sur scène ?

 

Noémie  : Bien sûr ! Après, c'est un spectacle que l'on a écrit assez rapidement, en trois mois. Parce que nous avons eu la chance que le théâtre de Dix heures ait particulièrement aimé notre précédente pièce qui se jouait ici, « Les gens heureux ne tombent pas amoureux ». Du coup, ils nous ont poussé à écrire ce spectacle tous les deux seuls sur scène. On a relevé ce challenge et, pour nous, cette pièce est en perpétuelle évolution. Encore aujourd'hui, on se retrouve pour l'interview juste après une répétition. C'est un vrai spectacle avec un début, un milieu et une fin qui se tient mais on le fait grandir un peu de la même manière qu'un one man show, on teste nos vannes et nos punch lines sur le public, on essaie perpétuellement de l'améliorer, on a sans cesse de nouvelles idées pour l'enrichir.

 

Yannick  : En fait, on a essayé de faire quelque chose de vraiment différent de ce que l'on faisait l'année dernière. C'était quelque chose de très codé, de très écrit, avec une histoire dramatique. En général, les gens nous disaient qu'ils avaient eu l'impression de voir un film mais au théâtre. Cette fois-ci, on est sur du vrai spectacle vivant, il y a même de l'interaction avec les gens, on va chercher le public. Tout cela se teste, se façonne constamment.

 

 

 

Nous le disions au début de cet entretien, vous êtes à l'affiche, pour le moment, chaque mardi soir à 21h 30. Aimeriez-vous, par la suite, développer davantage encore votre présence sur scène ?

 

Yannick  : Bien sûr !

 

Noémie  : On en a envie et on a aussi surtout envie, on avait commencé à le faire sur notre précédente pièce, d'aller jouer en province et de partir sur les routes de France. Pour pouvoir tester ce spectacle sur d'autres publics car on pense qu'il peut parler à tout le monde.

 

Yannick  : Le sujet de base est un couple mais je pense que, dans n'importe quel format de couple, on peut se retrouver dans ces deux personnages. Parce qu'ils sont attachants, parfois stupides dans leur réflexion, parfois avec des égaux qui les empêchent d'entendre ce que dit l'autre. Tout le monde est un peu comme ça quand on est en couple. Quand on s'aime, c'est parfois difficile de continuer à dialoguer parce que l'on place l’ego avant. En tout cas, on essaie de démontrer qu'il faut s'aimer et discuter.

 

Noémie  : Pas moi, surtout lui. Ce sont ses problèmes de couple :)

 

En conclusion, comment définitivement inciter les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

Yannick  : Des filles sont sorties avec le maquillage qui coulait tellement elles avaient ri. C'est une pièce qui fait plaisir, il y a des punch lines tout le long. Il y a différents tableaux, on a plusieurs sortes d'humour. On se rapproche parfois du stand-up avec pas mal de vannes enchaînées, parfois c'est la situation qui fait rire, parfois c'est un peu burlesque.

 

Noémie  : Je crois que l'on a réussi à faire un spectacle vraiment diversifié et divertissant. Je pense, j'espère, que les gens passent vraiment un bon moment. Nombreux sont les spectateurs qui nous ont dit à la sortie ne pas avoir vu le temps passer, tellement le rythme est bon, grâce aux différents personnages que l'on propose.

 

Merci à tous les deux pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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