Fort Boyard - Vincent Dubois, membre des Bodin's, évoque son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Vincent,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Nous pouvons vous retrouver cet été, le samedi soir, sur France 2, dans « Fort Boyard ». Au travers d'une nouvelle épreuve, « Le Bal des Bodin's ». Très simplement, comment présenter et décrire cette nouvelle cellule ?

 

Nous y sommes quatre samedis cet été. Nous avons été approchés par la production en mars ou avril dernier, après qu'ils nous aient vus en spectacle au Zénith de Paris. Nous avons été sollicités pour les dix épisodes mais nous n'avons pu en tourner que quatre, faute de disponibilités.

 

On s'imagine que le Père Fouras en a un petit peu marre de voir des bals populaires un peu partout en France pendant la période estivale, sauf chez lui, dans le Fort. Donc il décide d'appeler au secours sa vieille copine Maria, avec qui on peut penser qu'il a eu quelques petites galipettes ou, en tout cas, des relations plus intimes il y a quelques années. Cela remonte sûrement il y a très loin.

 

Il lui demande de l'aide pour organiser un bal populaire l'été sur son Fort. L'épreuve est basée sur les chaises musicales. Le fils Bodin, Christian, fait équipe avec Passe-Muraille pour jouer contre deux candidats. Le dernier qui réussit à pouvoir s'asseoir sur la chaise gagne la clé.

 

Qu'est-ce qui peut plaire aux candidats de ce nouveau jeu ? En complément, qu'est-ce qui va attirer les spectateurs dans cette nouvelle épreuve ?

 

Je pense que le côté festif du bal populaire est une tradition qui parle à beaucoup de gens. Notamment aux anciens qui, eux, ont connu ces bals. Les enfants et les jeunes, quant à eux, aiment bien le jeu, tout bêtement, qui oppose deux candidats à Maria et à Passe-Muraille.

 

 

En fin de compte, nous avons accepté de faire partis de cette belle aventure car on trouve que c'est une émission qui nous ressemble. Elle a une place toute particulière dans le cœur des gens, c'est une émission familiale et il y a, maintenant, en télévision, assez peu de programmes comme cela. Qui sont regardés sur le canapé, toutes générations confondues. « Fort Boyard » en fait partie et ce n'est pas par hasard que ça existe depuis 29 ans.

 

La production ne se contente pas simplement de continuer, ils essaient d'améliorer, d'apporter des nouveautés et nous avons la chance d'en faire partis, ce qui est un honneur pour nous. Parce que c'est quand même une émission qui est reconnue et aimée par le téléspectateur.

 

Avez-vous eu, lors des enregistrements, une méthodologie et une technique particulière de préparation, avant l'arrivée des candidats ?

 

En fin de compte, nous avons travaillé en relation avec Guillaume Ramin, le responsable artistique de l'émission qui, très tôt, dès les premiers rendez-vous, nous a dit que nous avions un peu une marche de manœuvre. Que le but du jeu était d'amener l’univers des Bodin dans le fort.

 

L'idée des chaises musicales vient de Guillaume et de son équipe, nous avons de suite trouvé cela très sympa. Ils ont d'abord imaginé un décor qui est super. Les décorateurs ont énormément travaillé la dessus. Quand nous sommes arrivés, nous avons découvert cela avec des yeux d'enfants.

 

 

Le but du jeu était, pour nous, de travailler en amont pour écrire des parodies de chansons de bal populaire. Je m'y suis attelé, j'ai proposé des choses, pas seulement des vieux tubes mais aussi des musiques actuelles que l'on peut entendre régulièrement.

 

Selon la réaction de chacun face à vous, une part d'improvisation est sans doute nécessaire et importante devant les candidats ?

 

C'est surtout cela qui est intéressant. Tout ce qui est écrit bien sûr mais aussi tout ce qui se passe, toute cette interactivité avec les candidats, comment ils se prêtent au jeu. « Fort Boyard » est quelque chose de très particulier et nous sommes aussi tombés dans le panneau. Tout d'un coup, tout le monde redevient un enfant, ce qui est génial. Je le vois avec mon personnage de Maria, qui a 87 ans : même dans le cœur d'une très vieille d'âme, il y a une part d'enfance. C'est la dernière chose que l'on perd en fait.

 

L'émission propose à tout le monde de puiser à nouveau comme cela dans son cœur d'enfant. Nous nous sommes amusés énormément en tournant nos séquences. En plus, cerise sur le gâteau, l'équipe est formidable, c'est très fraternel. Le fait de travailler en autarcie au milieu de la mer sur un Fort permet à tous de devenir des camarades de jeu. Nous sommes comme dans une grande cour de récréation. C'est une énorme machine, nous avons été stupéfaits du travail fait et de l'ambiance qui règne.

 

 

Auriez-vous aimé être candidat de cette cellule ?

 

Oui, cela m'aurait plu parce que, justement, cela m'aurait rappelé des choses. Le jeu est toujours sympa, encore une fois, c'est revenir à son âme d'enfant. En plus, dans cette émission, c'est pour la bonne cause. Donc c'est très particulier.

 

Nous nous sommes retrouvés de l'autre côté, côté personnages du Fort mais, effectivement, nous aurions adoré participer en tant que candidats, bien sûr.

 

De façon plus générale, si votre emploi du temps le permet, aimeriez-vous, par la suite, étendre davantage encore votre rôle dans ce chouette programme ?

 

Oui, évidemment. Je vais vous dire, il s'est passé quelque chose de très particulier. Nous faisons ce métier depuis 30 ans et, quand on est partis du Fort, tous les gens avec lesquels on a travaillé, il y a 160 personnes, sont sortis des cellules et nous ont fait une standing ovation pour nous dire au revoir.

 

 

Je dois vous avouer que je suis parti du Fort en larmes, humainement il se passe quelque chose là-bas d'incroyable, que je n'avais pas eu la chance de vivre ailleurs. Donc, effectivement, si on est sollicités à nouveau et que notre emploi du temps le permet, on dira oui, bien entendu. Parce que ce sont une émission et une ambiance tout à fait rares, ce qui se passe là-bas est unique.

 

Pour terminer, que dire de plus pour inciter définitivement les lecteurs à suivre le programme cet été ?

 

Quand vous regardez « Fort Boyard », vous redevenez forcément enfant. Je trouve que c'est la quête ultime, comme disait Jacques Brel, « l'inaccessible étoile ». Dans ce programme, il y a moyen de le faire, de se retrouver dans une cours de récréation.

 

Ce fut une joie, Vincent, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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