Morgane Parelli évoque pour nous sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Morgane,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre des Blancs Manteaux, de la pièce à succès « Les parents viennent de Mars, les enfants du McDO », version chez maman. Vous serez également en tournée trois jours fin Juin à Pau et au Festival d'Avignon en Juillet prochain. A titre personnel, comment décririez-vous ce spectacle ?

 

C'est une comédie familiale trans-générationnelle qui touche aussi bien les enfants que les parents et les grands parents. Je joue le rôle d'une jeune maman divorcée d'une trentaine d'années, avec ses deux petits, Lélé et Lulu. Ensuite, la pièce évolue dans le temps, je deviens un peu plus âgée, je dirais que j'ai alors une quarantaine d'années, accompagnée cette fois-ci de deux ados. Enfin, pour terminer, j'interprète une grand-mère, une maman âgée et mes deux enfants sont adultes et s'occupent à présent de moi. Je trouve drôle et émouvant cette inversion, au départ c'est moi qui m'occupe d'eux puis, à la fin, ils prennent soin de moi. C'est en cela que ça marche car ça parle à tout le monde, ça fait partie de la vie. Toutes les générations sont touchées.

 

2/ D'un point de vue artistique, comment parvenez-vous à enchaîner ces trois tranches d'âge, notamment les deux dernières que vous n'avez pas connues dans la vraie vie ?

 

Je suis passionnée et je suis très à l'aise pour interpréter des personnages différents de tout horizon. Cette évolution se fait aussi avec mes partenaires de scène car on évolue ensemble. La générosité est importante également, on se donne beaucoup mutuellement. Le fait que l'on soit autant à l'écoute les uns des autres et que l'on soit tous généreux dans le jeu aide à ce que l'évolution se fasse tout naturellement.

 

On est une équipe, on s'entend tous bien. Je n'avais, c'est vrai, jamais joué de grand-mère auparavant, je me suis du coup un peu inspirée de mes grands-parents pour mon jeu. Ils sont eux aussi très drôles donc c'est venu facilement. J'observe également beaucoup les gens, notamment ma famille, mon expérience de vie me permet de prendre ce que les gens me donnent.

 

Avant, ensuite, de fabriquer quelque chose et de faire une proposition de jeu avec.

 

 

3/ Le théâtre des Blancs Manteaux permet une certaine proximité avec le public. Vous avez déjà joué cette pièce dans d'autres lieux, notamment à Genève. Cette proximité physique avec le public influence-t-elle de près ou de loin votre jeu ainsi que votre interprétation ?

 

Non, ça ne change pas pour moi. J'ai toujours une phase de trac quand je suis dans les coulisses, que ce soit une grande ou une petite salle. J'ai envie de donner du plaisir aux gens donc, qu'ils soient nombreux ou pas, ça reste toujours un challenge de divertir les spectateurs qui viennent me voir jouer. Je ne fais pas de différence en fonction de la taille de la salle, chaque public est important donc le trac est le même.

 

Parfois, nous jouons devant un public complet, d'autres fois devant une vingtaine de personnes mais mon envie reste la même et mon trac ne change pas. J'ai vraiment le souhait de me donner à 200% pour faire plaisir aux gens qui ont payé leur place pour passer un bon moment avec nous.

De plus, lorsqu'on sent que le public est enjoué, cela participe à notre propre satisfaction.

 

4/ Le Festival d'Avignon auquel vous participerez en juillet prochain présente un cadre et un contexte différents des représentations parisiennes.  Tant dans les horaires que le nombre de spectacles notamment. Serez-vous donc dans l'esprit de présenter la même chose qu'à Paris ?

 

Complètement ! Il n'y a pas d'adaptation, je me donne à fond pour n'importe quel public dans n'importe quelle province ou dans une grande ville comme Paris. Le défi reste le même, celui de faire rire les gens. Le type de public ne change pas, c'est pour moi la même chose.

 

Je ne fais pas de différence entre les gens ni avec le nombre de personnes. Mon métier est d’apporter du bonheur, de la joie, de l'émotion aussi, qu'il y ait dix ou cent personnes. A Avignon, nous jouerons à 17h 30 au théâtre de l'Observance, tout en tractant pendant quatre heure par jour. Certes, ce sera un rythme épuisant mais ça ne me fait pas peur car j'aime ce que je fais.

 

Les conditions seront un peu différentes des Blancs Manteaux, où nous avons un peu plus de temps pour nous préparer, pour préparer aussi la salle. A Avignon, c'est un peu l'industrie, il faut s'accrocher au rythme. Je m'y suis préparée, je le sais à l'avance, nous n'aurons pas de marge de temps. Il faudra que l'on accélère les choses, tout en gardant intacte pour les gens notre envie de jouer, pour que rien ne change. Il faudra, peut-être, du coup que l'on s'adapte un peu au rythme. Tout de suite derrière arrivera une autre équipe pour une autre pièce.

 

C'est un peu stressant mais c'est du bon stress, de l'adrénaline. Comme ce sera, en plus, mon premier Avignon, j'ai vraiment hâte de le faire. Depuis le temps qu'on m'en parle, que l'on me dit que c'est une expérience à vivre au moins une fois ! Je vais aussi retrouver les copains, on est un petit milieu, on se connaît tous plus ou moins, on pourra donc ensuite aller boire un verre ensemble.

 

5/ En parallèle, vous serez prochainement sur grand écran. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

 

Le 30 mai sort le long-métrage « Je vais mieux », de Jean-Pierre Améris, produit par EuropaCorp, dans lequel j'ai eu la chance d'interpréter un rôle aux côtés d'Ary Abittan. C'était vraiment une belle expérience.

 

C'est une comédie qui raconte l'histoire d'un homme qui, du jour au lendemain, a des douleurs au dos qu'il n'explique pas. Ces douleurs sont assez handicapantes pour lui car il a, du coup, du mal à travailler. Cela lui pose aussi des problèmes dans sa vie privée parce qu'il se plaint tout le temps. Personne ne sait d'où ça vient, personne ne comprend ce mal. Du coup, tout au long du film, il va rencontrer plein de spécialistes différents pour tenter de comprendre d'où provient cette douleur. C'est un film à aller voir, le rôle principal est interprété par Eric Elmosnino, c'est très drôle. Mais pas que, c'est également bienveillant et tendre. Il y a des scènes aussi dans l'émotion qui sont vraiment belles et touchantes.

 

 

6/ De façon générale, quels souvenirs gardez-vous de ce tournage ?

 

J'adore le réalisateur, je l'avais rencontré une première fois aux cours Florent lors d'une Masterclass. Il était venu parler de son métier de réalisateur dans ma classe de cinéma. J'avais de suite adoré la personne, c'est vraiment quelqu'un de gentil et de bienveillant.

 

Sur le tournage, ce fut magique. Ils nous a tous mis à l'aise. C'est toujours impressionnant pour de jeunes comédiens de jouer devant des gens connus, on se met toujours la pression car on a envie de faire les choses bien et, avec un réalisateur comme Jean-Pierre, qui vient en amont pour nous rassurer et nous mettre en confiance, c'est tout simplement génial.

 

En plus, sa direction d'acteurs est super, il est vraiment à l'écoute de ses comédiens. Il veille à leur bien-être. Ce sont les bons ingrédients pour faire une bonne recette non pas de cuisine mais de film. La bienveillance est toujours quelque chose de positif pour un comédien car, plus il est à l'aise, plus il va donner le meilleur de lui-même et plus le résultat final à l'écran sera bon.

 

Jean-Pierre fait parti de ces réalisateurs que j'admire énormément, aussi bien professionnellement qu'en tant que personne humaine. J'espère qu'à l'occasion, j'aurai à nouveau l'opportunité de travailler avec lui. Ce serait avec grand plaisir en tout cas.

 

Merci Morgane pour ce bel échange !

Publié dans Théâtre

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