Christophe Josse nous parle de la Coupe du Monde de football en Russie, à retrouver en intégralité sur beIN SPORTS !

Publié le par Julian STOCKY

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Bonjour Christophe,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps afin de répondre à quelques questions.

 

1/ A quelques semaines du démarrage de la Coupe du Monde de football en Russie, dans quel état d'esprit êtes-vous ? Plutôt impatient et ravi de couvrir ce nouvel événement ?

 

Toujours impatient. C'est la septième Coupe du Monde que je vais commenter pour une télévision et j'ai toujours cette même excitation, cette même envie d'en découdre, comme peuvent l'avoir les sportifs. C'est parfois mêlé de stress aussi, il faut penser à tout, à chaque détail. La préparation pour se rendre un mois dans un pays étranger est justement remplie de petits détails. Ce n'est pas un voyage anodin, c'est un voyage dans lequel il y a beaucoup de voyages. C'est beaucoup de préparation, j'aime bien être assez cartésien, j'aime bien en amont avoir ma feuille de route, mon carnet de route et mes valises pour savoir où je vais naviguer. Depuis que l'on connaît le calendrier de la compétition, je sais les affiches que je vais commenter. Je vais suivre les Bleus et faire également quelques gros matchs.

 

Oui, c'est toujours avec la même émotion que l'on se rend dans le pays hôte. Je ne vais pas découvrir la Russie, je m'y suis déjà rendu plusieurs fois, dans des villes magnifiques que sont Moscou, Saint-Pétersbourg ou encore Kazan. Mais c'est quand même à chaque fois une découverte parce que rester et séjourner pendant un mois dans un pays étranger n'est pas éphémère, cela permet quand même de s'impliquer un peu plus dans la culture locale. C'est toujours très enrichissant. C'est aussi l'un des atouts de ce genre de compétitions et de la Coupe du Monde en particulier.

 

2/ Quels seront votre rôle et votre place dans le magnifique dispositif beIN SPORTS ?

 

Je vais commenter les matchs avec Daniel Bravo, notamment ceux de l’équipe de France tant qu'elle sera en compétition et on espère que ce sera jusqu'au bout. Nous serons le duo de commentateurs numéro 1, nous serons à l'antenne du match d'ouverture, qui est Russie – Arabie Saoudite, à la finale dont on ne connaît pas l'affiche mais en souhaitant que ce soit avec les Bleus.

 

3/ Vous évoquiez la préparation globale pour cette compétition. Sur les matchs en eux-même, y aura-t-il une différence avec ceux que vous pouvez suivre tout au long de la saison régulière ?

 

Ça diffère dans le sens où, tout au long de la saison, on commente des équipes que l'on retrouve. On vit un feuilleton en plusieurs épisodes, on retrouve ainsi les mêmes protagonistes et les mêmes acteurs. Là, on va retrouver des acteurs que l'on a connus dans différents championnats qui seront regroupés dans les meilleures sélections mondiales.

 

Donc la préparation diffère en cela que, au lieu de préparer des informations et des données sur une équipe, sur un club, on va en préparer sur une sélection et sur des joueurs provenant de différents clubs qui ont pu s'affronter. Avec des informations qui s'entremêlent, des petites histoires, des histoires sportives de garçons qui se retrouvent, qui se recroisent. Sinon, la préparation d'un match est la même. Je le dis toujours de manière très humble mais avec une vraie conviction professionnelle, mon rôle à moi est d'abord de reconnaître les joueurs qui sont sur le terrain, de reconnaître qui fait la passe à qui et qui marque. Il faut essayer de minimiser le nombre d'erreurs. L'information principale du match que je commente est le match qui se déroule sous mes yeux. Après, charge à moi, si j'en trouve l'opportunité, d'y greffer quelques informations enrichissantes.

 

Globalement, la préparation du match est la même, sauf que là, c'est une appréhension sous forme de sélections nationales. C'est en cela que ça diffère un petit peu. Le caractère de l'événement fait aussi que, forcément, c'est un peu plus prégnant, envoûtant. Parce que l'on sait le contexte et tout ce que ça génère en passion. Ça crée quand même une émotion particulière.


 

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4/ Justement, est-ce que cette émotion va, de près ou de loin, impacter le ton de votre duo et de vos commentaires ?

 

Forcément! Je suis la sélection nationale, je suis les Bleus donc, forcément, ça joue. Je revendique mon caractère cocardier aux commentaires et je l'assume volontiers. Donc, évidemment, cela influe. Lorsque les Bleus jouent et gagnent, je suis beaucoup plus heureux que s'ils jouent et qu'ils perdent. Il y a cet aspect quand même qui est assez fort et qui est très présent chez moi. Mais c'est aussi une volonté, je suis beaucoup dans l'émotion. C'est envoûtant. Quand je vois l'équipe de France entrer sur la pelouse, je suis comme un dingue. Je suis supporteur, pas ultra, mais supporteur quand même.

 

5/ Si l'on revient au dispositif beIN SPORTS dans sa globalité, en quoi va-t-il plaire selon vous aux nombreux abonnés ?

 

Ce qui va les attirer et en attirer, je l'espère, de nouveaux, c'est désormais notre savoir-faire. Mine de rien, en six ans d'existence, c'est notre quatrième grand événement que l'on couvre comme cela en intégralité. Il y avait eu, au démarrage, l'Euro 2012 en Ukraine et en Pologne. Suivi de la Coupe du Monde au Brésil, elle-même suivie de l'Euro chez nous en France. Puis, maintenant, la Coupe du Monde en Russie.

 

Un vrai rodage a donc été effectué. Comme la plupart de l'équipe éditoriale était présente au début et qu'elle est restée fidèle à beIN SPORTS, cette équipe-là est vraiment rodée. Il y a un vrai savoir-faire qui surgit de cela et c'est quand même un véritable avantage. Encore une fois, on a nos repères, nos réflexes, on sait comment les uns travaillent, les autres également. On ne va pas mentir au téléspectateur, à l'abonné de la chaîne, il connaît le ton qu'on lui offre depuis six ans. Il va retrouver lui aussi ses balises, ses repères, il va retrouver des voix, des visages, des gens qu'il voit régulièrement à l'antenne. C'est rassurant pour lui.

 

On a besoin de rassurer le téléspectateur pour ce genre d'événement, on a besoin de le mettre dans le confort. Il ne s'agit, là, pas seulement que le canapé ou le fauteuil soient très confortables, il faut aussi que ce qu'on lui propose, la musique qui va l’accompagner pendant un mois, le rassure et le conforte dans son choix. Dans ce sens, on part avec des atouts, je l'espère. On a déjà réussi à séduire trois millions et demi d'abonnés donc je pense que l'on parvient à notre but, à rassurer ou en tout cas à rendre heureux pas mal de téléspectateurs.

 

6/ Vous évoquiez votre côté supporteur, quelles sont, en conclusion, vos espoirs pour l'équipe de France sur cette compétition ?

 

Évidemment, que l'équipe de France aille au bout. C'est une date anniversaire, il y a vingt ans d'autres Bleus avaient été champions du Monde. J'avais eu la chance de les suivre, je commentais à l'époque pour Canal +, j'étais dans le dispositif de la finale, j'avais donc vécu un énorme moment. J'aimerais bien que, vingt ans après, cela revienne. Ce sont quand même des émotions difficilement égalables. De voir les Bleus champions du Monde et soulever ce trophée est absolument magique.

 

Oui, mon souhait est là. Très certainement que cette équipe-là en a les possibilités, les capacités. Le sélectionneur va savoir tout mettre en œuvre pour y parvenir. Allez, si on n'est pas favori, on compte parmi les très très bons outsiders. On a un vrai rôle à jouer sur cette coupe du Monde, en tout cas je l'espère et je pense que l'on ne sera pas loin de la vérité quand même.

 

Ce fut un plaisir, Christophe, d'échanger avec vous !

 

Chers lecteurs, n'oubliez pas que l'intégralité de la Coupe du Monde 2018 de football en Russie sera à retrouver sur beIN SPORTS.

Publié dans Télévision

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