Céline Vitcoq évoque Speakerine, la mini-série de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Céline,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ On peut vous retrouver actuellement sur France 2, pour trois soirées, dans la nouvelle mini-série « Speakerine ». A titre personnel, comment présenteriez-vous ce programme ?

C'est un traité social des années 60, de 1962 très exactement. Comme le titre l'indique, cela évoque toute l'époque des speakerines, une page emblématique de l’univers télévisuel ! Les années 60 et les speakerines représentent un peu les débuts de la télévision, qui rappelons-le n’était pas encore en couleur à ce moment-là.

« Speakerine » parle donc de ce milieu professionnel-ci et bien sûr, mise en scène au cœur d’une intrigue policière et en flux tendu derrière, de la place de la femme dans la société des années 60. De son émancipation à ce moment-là. C'était déjà une émancipation professionnelle car, à cette époque, la majorité d'entre elles ne travaillaient pas, étaient femmes au foyer.

Il y a aussi une dimension politique, ça se passe à la fin de la guerre d'Algérie, pendant ce que l’on appelait « les événements » d’Algérie. Tout un contexte historique et politique est clairement très présent et sert de toile de fond à l’intrigue.

2/ Comment décrire votre rôle ? Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Mon rôle est très simple. Je suis Mag, la maquilleuse de la speakerine vedette, interprétée par Marie Gillain qui est absolument géniale dans ce rôle. Cette maquilleuse a un petit peu valeur de confidente, elle est plutôt drôle, c’est une fille joviale. Elle est aussi là pour rasséréner la speakerine avant les prises. Une maquilleuse sur un plateau, c'est un peu une accompagnatrice.

 

 

3/ Pour préparer ce rôle dans ce contexte on va dire historique des années 60, vous êtes-vous replongée dans des documents de l'époque pour vous imprégner de l'ambiance et de l'état d'esprit des gens ?

Bien sûr ! On l'a tous fait d'ailleurs. Tous les comédiens s'y sont attelés, évidemment. Nous avons tous regardé les images de Denise Fabre, Catherine Langeais et autres présentatrices vedettes vedettes, au travers des vidéos disponibles sur l'INA  notamment ou autres banques d’archives. Cela nous a permis de nous mettre au diapason du débit de parole de l'époque, des intonations... Ce n'est pas si loin que ça mais l’élocution était différente. On ne parlait pas tout à fait de la même façon en 60 que maintenant, pratiquement en 2020.

Évidemment, tout le travail des accessoiristes, les décors ainsi que les costumes nous ont beaucoup aidés aussi. Les coiffures, magique ! Haha ! Le réalisateur Laurent Tuel savait très bien ce qu'il voulait faire, nous étions très bien dirigés. Quand on poussait la porte du plateau, on était tout de suite dans le bain, parachutés dans les années 60 ! Tout cela s'est fait de manière assez naturelle.

4/ Selon vous, en quoi cette mini-série plaira aux téléspectateurs de France 2 ? Qu'est-ce qui va les attirer dans ces trois soirées ?

Tout ! C’est un thriller policier, une histoire haletante et trépidante. Il y a aussi un enjeu politique donc cela peut plaire aux personnes qui ont vécu ou non ces années 60, qui s'intéressent au contexte historique. Ça va séduire bien évidemment la ménagère de moins de cinquante ans car c'est aussi l'histoire d'une mère de famille avec deux enfants adolescents. Peut-être aussi les défenseurs de la cause féministe, la position de la femme y est traitée de manière assez magistrale. Surtout, c'est hyper graphique, l'image est sublime, les décors sont géniaux, il y a une espèce de nostalgie comme cela des jours passés, très esthétique.

Et puis bien sûr les comédiens sont formidables ! Marie Gillain, Guillaume de Tonquédec, Christiane Millet , Grégory Fitoussi, Barbara Probst et j’en passe, excusez du peu !!!

Ce fut un plaisir, Céline, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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