Koh Lanta : Raphaële revient sur son parcours et ses moments forts de cette nouvelle saison !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Raphaële,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ A l’issue de la quatrième défaite consécutive des jaunes, vous avez été éliminée par vos camarades vendredi dernier. Vous attendiez-vous à ces résultats ?

Les quatre défaites ont été cuisantes et très compliquées à encaisser. Dans ma première saison, j’étais dans une équipe qui a gagné quand même pas mal de fois. On se dit que, quand on repart dans un combat des héros comme celui-là, les forces vont être plus ou moins équilibrées et que ce sera un coup l’un, un coup l’autre. Même si on fait preuve d’un peu de malchance ou de désorganisation, on se dit que l’on va remonter la pente, surtout que, au niveau de l’épreuve de confort, on n’était quand même pas loin.

C’est très compliqué de perdre encore, encore, encore. Finalement, ça donne un gros coup au moral. On a essayé de ne pas s’accabler les uns les autres, de garder cette équipe solidaire pour au moins avoir la bonne entente sur le camp. Mais les quatre défaites ont été très compliquées et, vraiment, on ne s’y attendait pas du tout.

Après, par rapport à ma sortie, j’avoue que je m’y attendais quand même beaucoup. Certains m’avaient fait part de leur intention de vote, d’autres on va dire moins ou différemment. Je savais que, réellement, ma place était menacée. Etant donné que, même si Cédric était peut être sur la sellette à ce moment-là, c’est un homme et comme on en avait un de moins que les rouges, j’imaginais que mes camarades préféreraient garder un homme. Je savais que j’avais quand même beaucoup de chances de sortir ce soir-là.

2/ Quels sentiments ont prédominés en vous lorsque Denis Brogniart a éteint votre flambeau ? De la déception de devoir partir si tôt ? Des regrets ? Ou, quand même, du plaisir et de la fierté d’avoir participé à cette édition spéciale ?

Je crois que c’est un peu de tout. Pour moi, c’était déjà une victoire en soi de repartir sur un Koh Lanta spécial. Parce que je le faisais neuf ans après, c’était un défi personnel d’arriver à repartir, à tenir, à participer en équipe.

Manque de bol, on a échoué à la première immunité avant d’enchaîner trois autres défaites. J’étais donc la troisième personne et la troisième fille à sortir de la même équipe. Après être passée deux fois dans les mailles du filet, l’étau était trop serré la troisième fois. Il y a un sentiment d’injustice effectivement, je sais que j’avais des capacités que je n’ai pas eu l’occasion de montrer. Je ne dis pas que j’étais plus forte que les autres, sur la force physique ou ne serait-ce que la puissance dans les bras, c’est sûr que je ne faisais pas le poids par rapport à Clémentine ou Candice. Ce sont des filles qui ont quinze ans de moins que moi, qui sont des compétitrices sportives de très haut niveau.

Donc, forcément, il y a quand même un sentiment d’injustice de me dire que je n’ai pas eu l’occasion de tout montrer. Dans le calcul et la réflexion de l’équipe, j’espérais aussi qu’ils se diraient que je n’avais pas encore pu monter mes points forts, c’est-à-dire l’équilibre, car nous n’avions pas encore eu d’épreuve dans ce sens. C’était mon petit espoir.

Quand je suis sortie, j’ai pensé à ma fille. Elle a six ans, elle n’a pas connu ma première saison, elle voit que sa maman repart sur Koh Lanta, pour elle c’est déjà génial mais, au final, sa maman aura été dans une équipe qui n’aura rien gagné et elle n’aura rien prouvé. Cela a été très compliqué à encaisser.

J’ai dit à mon équipe, quand je suis partie, d’ailleurs on ne le voit pas à l’antenne, qu’on n’avait certes pas eu de chance, que l’on avait tout perdu mais que, cette année, j’ai réellement gagné d’avoir été dans une équipe dans laquelle je me sentais bien. Lors de ma première saison, j’étais dans une équipe qui gagnait beaucoup mais au sein de laquelle je n’avais pas réussi à trouver ma place, avec des stratégies, des alliances, des médisances notamment. Là, je me suis retrouvée dans une équipe où j’ai apprécié toutes les personnes. Donc, même moi quand j’ai dû voter, je l’ai fait à contre cœur. Je sais qu’à un moment donné il faut faire un choix donc je n’en veux pas à mes camarades.

La seule chose qui me gêne dans mon jugement concerne les personnes qui n’ont pas eu le courage de venir me dire quelles étaient leurs intentions de vote, même si je le savais. Clémentine, Candice et Olivier n’ont pas hésité à me dire qu’ils étaient désolés, qu’ils ne pouvaient pas faire autrement et qu’ils allaient voter contre moi le soir même. D’autres ne me l’ont pas dit, je l’ai découvert au conseil même si je savais que ça allait sans doute s’orienter contre moi.

3/ Le début d’aventure a été compliqué pour votre équipe jaune des Wakaï. Certes, vous êtes parvenus à faire le feu par vos propres moyens mais toutes les épreuves se sont soldées par une défaite. Quelles sont, selon vous, les raisons de ce mauvais départ ?

Sur le moment, on ne l’a pas vu au niveau de l’équipe car nous avions la tête dans le guidon et on ne voulait pas penser que nous étions peut être moins forts que l’équipe en face mais je suis désolée, on pourra dire ce que l’on veut, au départ, à 18 candidats, avec 9 hommes et 9 femmes, forcément la parité n’était pas de mise au niveau des équipes.

Donc, sur une épreuve comme celle des flambeaux, avec la boue, avec un poids à soulever, avec une personne à porter sur une planche de bois, clairement, même si les nanas nous avons tout donné et que nous avons été à la hauteur des hommes, on va dire qu’une paire de bras forts en plus n’aurait pas fait de mal.

Le fait d’être un homme en moins dès le départ nous a, je pense, déstabilisé un peu d’entrée. On a perdu la première épreuve, cela nous a mis un coup au moral. Sur la deuxième, ce n’était pas une question de parité, on s’est rendu compte que nous n’avions pas d’apnéiste dans l’équipe. Le seul qui s’est vanté d’être un champion d’apnée était Dylan et il a fait dix centimètres avec sa pierre. Je suis bonne en natation mais pas en apnée, l’un ne va pas forcément avec l’autre. Personne n’était mauvais mais nous n’étions pas excellents. Alors que, dans l’autre équipe, ils ont été six à mettre la pierre du premier coup derrière la ligne. Il y avait clairement un niveau qui n’était pas le même sur l’épreuve d’apnée, qui n’était pas le même sur les épreuves de force parce qu’ils avaient un homme en plus.

Donc, oui, sur les épreuves, cela a été très compliqué. Sur le dernier confort, il nous a manqué un peu de chance, nous n’avons pas été mauvais, nous avons réussi à toucher des cibles, on était beaucoup plus organisés et soudés. Sur l’immunité, certes je glisse en premier mais on sait très bien que les personnes que l’on met en bas ne sont pas celles qui vont tenir le plus longtemps. Ce n’est pas ça qui a fait perdre l’équipe. Nous avons misé beaucoup sur Candice et Clémentine qui ont fait une épreuve de haut niveau et qui ont tenu plus de vingt minutes. Forcément, à un moment donné, elles ont tétanisé et Clémentine a dû lâcher. Ce n’est pas forcément la faute d’une personne, nous avons tous dans l’équipe flanché les uns après les autres et nous n’avons pas su aller jusqu’au bout. C’est comme ça.

4/ Que manque-t-il à votre équipe pour redresser la barre ? Comment corriger le tir ?

J’ai envie de vous dire que peut être les votes auraient été différents si l’on avait eu une parité de part et d’autre. Les votes se seraient peut-être un peu moins orientés que vers des filles.

Il faut une unité. Le problème est que l’on a beaucoup, dans notre équipe, de personnes qui sont fortes mais on est peut être un petit peu moins soudé. On a beaucoup d’individualités très fortes, on a beaucoup de gens très forts en individuel, par exemple après réunification. Mais je pense que, malgré la très bonne humeur et la très bonne entente, nous avons un souci de cohésion.

C’est ce que Candice évoque un moment donné quand elle dit qu’il faut que l’on se donne, que l’on n’a pas assez la hargne et que l’on n’a pas forcément cet esprit d’équipe soudée.

5/ Sur ce début d’aventure, quel a été, à titre personnel, votre moment le plus marquant ?

Je pense qu’il y en a deux. La première épreuve a été réellement une épreuve très dure, très compliquée, qui nous a mis dans le bain de suite et, là, on s’est dit qu’il y avait du niveau. Mon moment coup de cœur a été celui, dans le premier épisode, où nous sommes montés en haut de la colline. Réellement, on a eu un paysage et une vue à couper le souffle. Sans doute que nous n’aurons plus jamais l’occasion de revoir cela. Ça a été juste magnifique. Ce sont un moment et des images que je garderai gravés dans ma mémoire.

Quels aventuriers vous ont le plus impressionnés ? A l’inverse, avez-vous été déçue par certains d’entre eux, physiquement ou moralement ?

J’ai été très très agréablement surprise par des gens que je ne connaissais pas du tout. Comme, par exemple, Clémentine, qui a une rage de vaincre qui est terrible, qui est en fait un bout de nana géniale. Elle a la niaque et est fidèle à elle-même. Si elle vous dit quelque chose, elle va le faire. Elle n’a pas peur de ses arguments. Je connaissais un peu Candice car nous avions eu l’occasion de se rencontrer, ce fut une très belle découverte aussi sur cette émission. J’ai découvert également Olivier, le gars que l’on a eu envie d’écouter, qui est posé et assez perspicace dans plein de choses. J’ai moins eu l’occasion de côtoyer Chantal et Julie sur cette aventure.

Par contre, j’ai été un peu déçue par Dylan parce que je l’ai trouvé peut être un peu trop sûr de lui en paroles alors que les actes n’étaient pas forcément à la hauteur. Il nous a aussi beaucoup reproché de ne pas lui faire confiance mais, comme l’a dit Clémentine au dernier conseil, cela n’a pas fonctionné quand on lui a donné notre confiance. En sortant, je me suis rendue compte que, contrairement à ce qu’il m’avait dit, il avait voté contre moi. J’avoue que cela m’a beaucoup déçu, du coup j’en suis venue à me poser des questions, me demandant s’il était réellement sincère dans sa démarche en équipe.

Chez les rouges, il y a des machines de guerre mais nous ne les côtoyons pas au quotidien, je ne peux pas avoir une image précise. J’ai été très surprise et très heureuse de voir Tiffany. Clémence a été une surprise aussi.

Ce fut un plaisir, Raphaële, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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