Koh Lanta : Alban débriefe le premier épisode et nous parle de ses motivations !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alban,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

1/ Vous participez à votre deuxième saison de Koh-Lanta, sur TF1, baptisée « Le Combat des Héros ». Lors de votre première aventure, en 2015, vous aviez été éliminé par les ambassadeurs. Quelles ont été vos principales motivations à refaire votre sac et à repartir à l'aventure ?

 

Les motivations d'une aventure aussi exceptionnelle sont multiples. C'est comme si vous demandiez à quelqu'un quelles sont ses motivations pour aller voyager. C'est-à-dire que Koh Lanta est une aventure unique, c'est un voyage, ce sont des rencontres avec tout ce qu'il y a de pire et de meilleur. En l’occurrence des émotions qui sont de temps à temps à un niveau d'une intensité extrême mais aussi, dans l’extrémité, avec une tristesse comme j'ai pu la vivre aux ambassadeurs dans ma précédente saison.

 

Il y a un esprit aussi différent cette fois-ci, un esprit revanchard au sens noble du terme car je pense que l'on peut mettre de la noblesse dans le revanche. C'était là ma motivation principale.

 

J'y retourne mais pas forcément pour faire les choses différemment, je suis comme je suis, chassez le naturel il revient au galop. J'aime bien le mot bienveillance si on devait me décrire. Je pense que l'on peut-être bienveillant en essayant de faire son maximum et, pourquoi pas, en essayant de gagner ce Combat des Héros.

 

2/ Au moment de poser le pied aux Fidji, quels objectifs vous étiez vous donnés ? Faire mieux que la première fois ? Toucher les poteaux ?

 

L'objectif principal était uniquement les poteaux, tout simplement. La première fois, c'est comme un sportif de haut niveau qui découvre les Jeux Olympiques, on y va dans le but de découvrir, d'apprendre et, pourquoi pas, de gagner. Alors que la deuxième fois, vu que l'on connaît un peu, on a vraiment une intention différente. C'est-à-dire que tout autre résultat que les poteaux me décevrait.

 

3/ Vous avez retrouvé sur place Cédric, l'un des deux ambassadeurs, avec Jeff, de votre première saison. Comment avez-vous réagi lorsque vous l'avez revu ? Sa présence était-elle pour vous une source de motivation supplémentaire ?

 

Il faut quand même préciser qu'il y a 17 personnages qui sont emblématiques et tous très différents. C'est vrai que Cédric est quelqu'un que je connais particulièrement, de part l'histoire commune qui nous est arrivée. C'est sûr que c'était quelqu'un qui me faisait « moins peur » que les autres. Parce que c'était quelqu'un envers lequel je me méfiais énormément. S'il y a une chose qui peut de temps en temps me faire défaut, c'est que je ne me méfie pas assez des gens. S'il y a bien une personne à qui, dans la vie de tous les jours, je confierais les clés de ma maison, ce serait Cédric, sans problème. Mais lui confier les clés de ma cabane sur Koh-Lanta, jamais.

 

Les autres avaient tous un peu le bénéfice du doute, c'est le principe car je ne les connaissais pas. Donc, alliance ou pas, est-ce que l'on va avancer ensemble ou pas, je ne sais pas mais c'est l'aventure qui va déterminer comment nous allons évoluer.

 

Donc, s'il y avait une personne envers laquelle je n'avais pas trop peur car je me suis méfié de suite, c'est bien Cédric. Et il a posé les bases dès le début, dès la première question de Denis Brogniart. Il a répondu qu'il referait la même chose que la première fois s'il le devait. Yassin, Pascal et moi-même sommes intervenus pour lui expliquer que c'était très gentil d'avoir précisé cette petite phrase. En même temps, c'est un combattant, il ne se cache pas, il pourrait de manière hypocrite se cacher en disant qu'il sera lisse et gentil mais il assume son côté stratège.

 

Denis, dans une interview pour Europe 1, disait que des gens comme Clémentine, Cédric ou Javier, qui sont de vrais vrais stratèges, seraient idolâtrés aux Etats-Unis mais ils sont critiqués en France. Il y a une jolie phrase qui dit : faites que, un jour, vos héros deviennent vos rivaux. Je crois que c'est ce qui s'est passé.

 

4/ Quels adversaires craignez-vous le plus dans cette édition spéciale ?

 

La personne que l'on craint tous est Pascal. C'est un aimant, c'est quelqu'un qui a la même étiquette que Cédric, tout le monde sait pertinemment qu'il est extrêmement dangereux et stratège mais, un peu comme Cédric, il a une orra qui fait que, même si on a envie de s'en méfier, on aime se rapprocher de lui. Il aimante de part son charisme, ce qui peut être dangereux.

 

On va voir si, par la suite, je me suis bêtement collé à lui ou si j'ai su me détacher.

 

5/ Le premier épisode montre une domination, pour le moment, de votre équipe Rouge, la tribu des Toa. Comment expliquez-vous ce très bon départ ?

 

C'est uniquement mental. J'adore Twitter et j'ai été assez impressionné de ce que disaient les Twittos. Notamment que l'équipe rouge, sur le papier, est meilleure. Je ne suis pas d'accord, on ne se rend pas compte de qui l'on a en face chez les Jaunes. Il y a un Dylan qui est quand même surpuissant, un Olivier qui est aussi fort physiquement qu'un Pascal. Pour moi, ils ont quand même les deux meilleures filles de l'histoire de Koh-Lanta, que sont Candice et Clémentine. Qu'on aime ou qu'on aime pas, je parle notamment pour Clémentine, ce sont quand même des guerrières, des sportives de haut niveau. J'ai donc été surpris que, sur le papier, on nous mette un peu en avant.

 

Ensuite, il est sûr que la vraie différence s'est faite sur le mental. Je pense que Clémence a parfaitement résumé ce qui s'est passé. Quand Denis lui demande les raisons pour lesquelles les six premières pierres ont été toutes ramenées d'un coup, Clémence répond : j'ai vu Tiffany ramener la pierre, je suis compétitrice donc je me suis dit qu'il fallait que je la ramène aussi.

 

Je pense que cela résume très bien l'équipe des Rouge. J'ai eu la chance de « lancer » mentalement l'équipe en prenant la première pierre et en la ramenant d'une traite, Jérémy juste derrière a de l'ego lui aussi et a eu à cœur de faire de même, et ainsi de suite. On s'est challengé entre nous. Alors que, malheureusement, il y a eu la spirale inverse chez les Jaunes. Dylan avance la pierre de quelques centimètres, cela lance forcément mal l'autre équipe. Je pense donc que c'est vraiment sur le mental que se sont jouées les deux premières épreuves.

 

6/ A ce stade-là du jeu et de l'aventure, êtes-vous confiant pour la suite ?

 

A titre personnel, je suis heureux. Cela peut paraître paradoxal mais c'est vrai que la joie d'avoir remporté deux victoires consécutives nous permet d'être dans un état d'esprit extrêmement serein.

 

Ce n'est jamais bon d'être confiant à Koh-Lanta, c'est très mauvais signe. Quand on l'est, c'est qu'on n'est plus méfiant. Donc, pour l'instant, je suis encore méfiant. C'est vrai que mon seul objectif après ce premier épisode est d’enchaîner. Parce que la spirale négative peut vite s'inverser et il y a tellement de compétiteurs au sein de notre équipe qu'une défaite ferait beaucoup plus de clash que chez nos adversaires. Je trouve que, même si les Jaunes ont perdu deux membres de leur équipe, l'ambiance reste relativement bonne chez eux.

 

Ce fut un plaisir, Alban, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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