Nicolas Grandhomme : actualités, projets, parcours - il aborde tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nicolas,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous êtes un artiste aux déjà riches et nombreuses expériences. De façon générale, qu'est-ce qui vous attire tant dans votre quotidien artistique ?

 

Je suis payé pour jouer, je me lève le matin pour aller jouer, ce qui est super cool. J'aime bien pouvoir passer de la comédie, avec « Lebowitz contre Lebowitz », à des rôles plus fermés. J'ai cette chance là et j'en suis très heureux. Avoir ce choix est très intéressant, pour incarner d'autres vies et proposer des choses.

 

Sans oublier l'aventure que représente un tournage, c'est-à-dire rencontrer des gens sur un mois, un mois et demi, un peu comme une colonie de vacances qui travaille. On est les meilleurs amis du monde pendant un mois et demi et, après, on sait que l'on ne va pas forcément se revoir de suite. Quand on se retrouvera,  en tout cas, on aura cette expérience en commun. Cela est, je trouve, plutôt agréable.

 

Très sincèrement, j'aime tout dans mon métier. Je ne voudrais pas en faire d'autres.

 

2/ Dans votre parcours, une expérience plus que toutes les autres retient-elle votre attention ?

 

L'expérience la plus marquante pour moi fut au théâtre, quand j’ai monté « Le journal d'un fou » de Gogol, qui était un seul en scène d'une heure vingt. J'avais précédemment travaillé au théâtre dans une compagnie où il y avait beaucoup d'acteurs, nous étions entre quinze et vingt tout le temps sur scène. A l'époque, j'avais besoin de me retrouver seul sur scène, de me confronter pour savoir que si je me plantais, c'était à cause de moi et inversement. Je ne voulais pas partager.

 

C'est l'expérience qui m'a le plus enrichi mais aussi celle qui m'a fait le plus flipper. A une demi heure de la première, j'étais incapable d'aller sur scène, allant jusqu'à dire à mon metteur en scène que je ne voulais plus jouer. Finalement, j'y suis allé et, au total, j'ai fait 79 représentations. Mais j'ai dû prendre vraiment du plaisir trois à quatre fois, en me disant être vraiment au bon endroit. J'ai eu peur la première moitié du temps et j'ai été correct l'autre moitié, mais cela reste une expérience inoubliable. Être seul en scène, je le conseille à tous les acteurs qui pourraient avoir la chance de le faire.

 

C'est ma plus grande peur et ma plus grande satisfaction.

 

3/ Face au rythme souvent soutenu sur un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Déjà le texte ! C'est la base de tous les acteurs. Qu'il soit théâtral ou télévisuel.

 

Je n'ai pas de méthode particulière, si ce n'est d'essayer d'être le plus au présent possible. Je crois que le travail de l'acteur est d'être entre « action » et « coupé » le plus au présent possible entre ce qui se raconte dans la scène et ce que lui a envie d'y mettre. Je crois qu'il y a plusieurs niveaux de lecture dans le jeu d'un acteur. Il faut que ce dernier puisse se raconter lui à travers le personnage pour pouvoir prendre du plaisir. Ce n'est pas la chose la plus évidente, ce n'est pas ce que l'on voit en premier mais c'est ce que voit l'acteur quand il voit son travail.

 

4/ Retrouvez-vous certains liens et certaines complémentarités entre les différents supports artistiques que vous connaissez ?

 

Je trouve que le travail de l'acteur au théâtre est beaucoup plus solitaire. Déjà parce que les textes sont beaucoup plus chargés et grands. Le travail en amont doit être plus fourni.  Au cinéma et en télévision, les acteurs sont des boulons. A un moment, sans metteur en scène, sans équipe technique, sans preneur de son, le travail de l'acteur n'existe pas. Au théâtre, un texte, un acteur, une scène suffisent.

 

C'est certainement plus gratifiant pour un acteur d'être au théâtre car les applaudissements sont pour lui. A partir du moment où le spectacle a commencé, le metteur en scène ne peut plus rien dire, même si on s'est trompé. A l'image, le réalisateur peut couper si on n'est pas du tout dans la bonne direction.

 

En tout cas, il y a des complémentarités dans la concentration que cela demande. Je pense qu'il faut être aussi concentré et aussi détendu dans les deux cas. J'ai du mal à travailler si on n'est pas dans la détente. Cela ne veut pas dire rigoler tout le temps, cela veut dire être à l’affût de tout ce qui se passe, ne pas être autocentré, ne pas être sur son soi, mais être prêt à choper tout ce qui passe, les gens qui marchent dans la rue, les bruits de café. Être sur le qui-vive pour pouvoir tout utiliser.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets du moment ?

 

Je suis en tournage d'un unitaire pour France 3, avec Grégori Derangère et Flore Bonaventura, qui s'appelle « Roches noires », réalisé par Laurent Dussaux. Le tournage a lieu dans les Alpes, avec un beau casting pour ce beau thriller dans les montagnes.

 

Avec un peu de chance la saison 3 de « Lebowitz contre Lebowitz », une fois que la saison 2 aura été diffusée, si les audiences sont bonnes.

 

Ce fut un plaisir, Nicolas, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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