Arnaud Jouan revient sur son parcours et évoque son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Arnaud,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes un jeune artiste aux expériences déjà variées. Notamment en télévision, au cinéma et en clips. De façon générale, qu’est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien artistique ?

J’aime mon métier parce qu’il interdit la routine. Je hais cela du plus profond de mon âme, je hais m’ennuyer. Même lors de journées sans tournage, je me lève tôt, je fais du sport, je prépare mes textes, je fais fonctionner mon cerveau et je bosse mes castings.

J’ai la chance d’être en deuxième année aux cours Jean-Laurent Cochet-Pierre Delavène, c’est une formation magnifique. Les professeurs sont supers, il nous apprennent des techniques très profondes, pertinentes et très subtiles qui, à l’écran, rendent les choses naturelles et vraies. Gérard Depardieu, Daniel Auteuil, Jean Reno ou encore Isabelle Huppert sont passés par là.

Le réalisateur Paolo Cedolin Petrini, qui est devenu mon meilleur ami par la suite, m’a confié le premier rôle dans «Incompatibles», son premier long-métrage, aux côtés de Roger Moore, en 2013. J’ai apprécié que quelqu’un me mette en scène, c’est de là qu’est venue cette passion pour le cinéma. A présent, j’écris avec ce réalisateur, nous préparons des courts et des longs-métrages. Nous nous occupons, à Monaco, de l’A.C.C.M (Association pour la Création Cinématographique de Monaco) une association dont j’ai la chance d’être le président. Nous essayons de créer des productions, de faire des projections et nous avons actuellement plusieurs projets qui vont bientôt voir le jour.

2/ Remarquez-vous des différence notoires entre les différents supports artistiques que nous avons évoqués ?

Sur les longs-métrages, nous avons forcément plus de temps pour la préparation. J’ai pu l’expérimenter pendant quatre mois pour le dernier long de Cheyenne-Marie Carron. Ca n’a pas toujours été simple au début pour préparer ce rôle mais avec du temps et de la réflexion, inconsciemment ma façon de parler a changé tout comme ma façon de regarder et de penser. Ce fut une longue et intense préparation personnelle. Cela m’a permis de vivre des choses que je ne vis pas au quotidien, je me suis mis en danger. J’adore expérimenter ces choses là. J’ai beaucoup appris sur ce tournage.

Comparativement au cinéma, pour la télévision en général on a moins le temps pour les préparations. Il y a plus de pression car il faut rentrer beaucoup plus d’images dans la journée. En moyenne deux à trois minutes utiles sont tournées par jour au cinéma alors que, suivant les programmes, ce chiffre peut monter jusqu’à vingt en télévision, ce qui est parfois un peu plus stressant, il faut l’avouer.

3/ Parmi ces domaines, êtes-vous davantage attiré par l’un d’entre eux en particulier ?

J’ai vraiment envie d’accentuer le côté cinéma et long-métrage, en touchant à tous les genres, le dramatique et la comédie notamment. Au travers aussi de films indépendants dirigés par de jeunes réalisateurs qui essaient de se faire les dents. Nous sommes tellement nombreux à vouloir exercer dans ce domaine que c’est de plus en plus difficile de trouver sa place. 

J’ai aussi le souhait de monter sur les planches, j’ai développé cet amour du théâtre grâce aux cours dans lesquels je suis. Ils nous apprennent non seulement leur technique mais aussi à aimer les mots et à rendre captivant des textes qui peuvent, pour certains, paraître ennuyeux comme des textes de Molière ou Hugo. Ils m’ont donné le goût de la lecture, je dévore des bouquins depuis deux ans, ce qui n’était pas le cas quand j’étais petit.

4/ Plus généralement, quels sont vos projets et actualités artistiques actuels ?

Dernièrement, le clip du groupe Ruby Cube « Heart Beat » est sorti. Ce groupe fait de plus en plus parler de lui et j’en suis très heureux. J’aime leur style de musique. Avoir pu tourner pour eux le clip de leur single était un honneur. C’était vraiment cool, j’ai rencontré de belles personnes.

Prochainement va sortir le long-métrage « Jeunesse aux coeurs ardants », réalisé par Cheyenne-Marie Carron. Il sera visible à partir du 14 mars 2018. La réalisatrice m’a donné carte blanche, elle m’a apporté énormément de liberté. Elle aime l’improvisation. Il y a même une prise qui a duré 27 minutes, j’ai hâte de voir le résultat.

Merci Arnaud pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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