Virginie Guilhaume revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Virginie,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous êtes une animatrice télé aux multiples et riches expériences. Très simplement, que retenez-vous de votre parcours jusqu'à présent ?

 

C'est difficile de répondre en peu de mots mais je retiens que l'on peut aussi tous arriver là où l'on veut. Je crois que c'est quelque chose de très important pour tous ceux qui ont des rêves et qui veulent aller jusqu'au bout.

 

Ce n'était pas du tout un rêve de faire de la télé, c'est arrivé par hasard dans ma vie. Je viens d'une famille de gens de la télévision donc je n'en rêvais pas forcément. J'avais envie d'être une vraie journaliste, de barouder à travers le monde avec mon sac, de raconter ce qui se passait.

 

Je suis passée finalement de l'ombre, que je souhaitais profondément, à la lumière. Parce que l'on m'a proposé d'en faire. Au bout de la cinquième proposition, j'ai dit oui. J'ai trouvé cela drôle, marrant et la vie qui allait avec me plaisait. En fait, c'est le challenge qui m'a plu. Ce n'est pas tant le fond mais plutôt le fait d'être en direct en prime, comme en haut d'une falaise et me risquer tout d'un coup à mon propre tempérament qui est plutôt, à la base, timide et réservé.

 

2/ Un moment en particulier vous a-t-il plus marqué que tous les autres ?

 

Oui, quand Olivier Minne et Raymond Acquaviva, grand metteur en scène, m'ont proposé de jouer dans la pièce de théâtre de Feydeau pour France 2. Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'ils pensent à moi.

 

Pour le coup, en parlant de rêves, celui-ci en est un. J'avais très envie de barouder, d'être la vraie journaliste de terrain comme je vous le disais, mais s'il y avait un rêve timide, enfoui, pas complètement conscient, c'était de jouer la comédie. Lorsqu'ils me l'ont proposé, je n'y croyais pas du tout, je pensais alors que j'allais faire simplement une petite apparition. En fait, j'ai décroché l'un des premiers rôles de la pièce aux côtés de Bruno Guillon, Thierry Beccaro, Valérie Maurice et plein d'autres.

 

C'était quand même un texte très long, très important avec cinq semaines de répétitions dans des conditions de pros. Nous avons joué deux soirs et j'ai éprouvé un plaisir absolument intense.

 

Avant, sur toutes les émissions que j'ai faites, sans exception, je n'ai jamais eu le trac. C'est quelque chose qui était très sympathique, très excitant mais une chose générée pour moi, qui faisait partie de ma vie. Quand je me suis retrouvée dans les coulisses du théâtre, j'ai eu un trac fou. Je n'arrivais plus à parler, j'étais pétrie d'angoisse, de stress, je me disais ne pas être du tout à ma place, craignant d'être ridicule et d'oublier mon texte. Le fait de pouvoir incarner quelqu'un, d'être ce personnage, d'essayer de comprendre qui était vraiment Marcelle, cette femme à demi mots à la fois réservée et extravertie, qui voudrait mais qui n’ose pas, qui pense mais qui ne pense pas, était très impressionnant pour moi. Mais j'ai adoré jouer cela, la scène m'a procuré énormément de plaisir.

 

Je me suis dit que s'il y avait quelque chose dont j'ai vraiment envie aujourd'hui, c'est bien de jouer. De jouer profondément, que ce soit à l'image ou sur scène, peu importe mais jouer. Ce fut un moment clé pour moi qui va déterminer toutes mes futures années.

 

Cela vous a donc donné l'envie de réitérer l'expérience sur une plus longue durée ?

 

Exactement ! Je vais prochainement jouer dans un court-métrage et je suis sur plusieurs projets. Notamment une pièce et deux petites apparitions dans des films. Rien n'est fait mais ce sont de vraies possibilités.

 

Je suis allée récemment au Festival de la Fiction TV de La Rochelle et je trouve extraordinaire de voir de grands comédiens venir maintenant à la fiction et en faire ce qu'elle est aujourd'hui. Elle est de plus en plus souvent extrêmement bien ficelée, écrite et réalisée par des petits génies du cinéma. Je trouve que ce mélange des genres est extrêmement positif. Ce fossé qu'il y avait entre la télé, la cinéma et le théâtre se casse progressivement et c'est super.

 

3/ Êtes-vous intéressée par un domaine ou un genre en particulier dans cette nouvelle aspiration artistique vous concernant ?

 

Non, pas forcément. Il est plus simple, on peut le penser, de jouer des rôles de folles ou de meurtrières, voire de filles complètement névrosées. Car plus on rentre dans l'excès, plus on a cette fausse impression que l'on va arriver à l'interpréter.

 

Mais je ne pense pas avoir envie de jouer tout d'un coup une amoureuse ou une killeuse. J'ai juste envie, tout d'un coup, d'être séduite par un scénario, par un script, par une pièce, par un écrit tout simplement. De me dire que ce que je viens de lire est complètement dingue et que j'ai envie d'y jouer. On m'a proposé un scénario que je viens de lire, mon rôle, si c'est le mien, est petit mais le personnage est tellement incroyable, dans une perversion totale, ses scènes sont tellement fortes, à des moments clés du film, que c'est très excitant.

 

Je ne sais pas si je vais décrocher le rôle mais une chose est sûre, je veux aller vers ça. Joindre d'un coup le talent des auteurs, des réalisateurs, des preneurs de son est absolument magnifique.

 

Cette envie de comédie se ferait-elle en complément d'animation d'émissions ? Ou voudriez-vous vous y consacrer pleinement ?

 

Dans ma vie, la seule chose qui m'a guidée a été de ne faire aucun plan. J'ai intégré une école de journalisme, c'était super et, en même temps, j'étais serveuse le soir, je vendais des fringues le week-end, j'ai adoré cette vie là, même si je ne gagnais pas grand chose. Par la suite, j'ai commencé à travailler dans une boite de production, nous étions peu payés donc je devais travailler deux fois plus le soir en tant que serveuse. Je ne savais pas où j'allais mais la vie m'a amené plein de choses, notamment de monter sur scène dernièrement. 

 

Je ne sais pas ce qui se passera demain, peu m'importe en fait.  Tant que les projets et les idées sont bonnes....pourquoi pas monter un hôtel ?

 

4/ En qualité de téléspectatrice, qu'aimez-vous regarder à la télévision ?

 

Question piège:)) J'aime regarder « Quotidien » de Yann Barthès, je trouve cela très patchwork. François Busnel, de «  La grande Librairie  » a vraiment réussi à me redonner le goût d'écouter des auteurs. Je rate rarement une émission de Taddeï en radio. Pour moi, c'était l’un des rares sur France 3 à l'époque à parler de tous types de sujets, à inviter tous types de personnes que l'on ne voyait nulle part ailleurs. Pour aller jusqu'au bout du débat, au fond du fond, en allant même inviter des personnages sulfureux que j'exècre mais dont j'avais envie de comprendre le comment du pourquoi. Pour moi, c'est vraiment un petit génie.

 

Je regarde plein d'émissions. J'adore Nikos, que je trouve très sympathique, il est très doué dans ce qu'il fait en divertissement. Je ne rate pas Laurent Ruquier le samedi soir. J'adore Wendy Bouchard, je la trouve très talentueuse. Bruce Toussaint et Caroline Roux sont vraiment très biens tous les deux. Ils amènent quelque chose d'intéressant dans les discussions et dans l'actualité. Tout comme Yves Calvi. J'en oublie pleins.

 

Vous savez, il y a des émissions et il y a des animateurs, des rendez-vous. Taddeï, Ardisson, Ruquier sont des gens que l'on regarde, qui vous accrochent clairement, quel que soit le programme.

 

5/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison ?

 

D'être très heureuse, c'est bien l'essentiel. De donner le maximum de kiffe autours de moi. Le reste m'importe peu. Être sur les planches, à la télé, en radio ou dans une boutiques de vêtements, tout me va !

 

Ce fut un plaisir, Virginie, d'échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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