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Le médias blog de Julian

Tanya Mattouk évoque son parcours et ses projets artistiques !

9 Octobre 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Tanya,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos nombreuses et riches expériences. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

Vaste question  ! C'est viscéral, c'est le mot. Je ne pourrais rien faire d'autre, je crois. En termes de capacités, cela serait possible mais je n'envisage rien d'autre. J'aime mon métier, j'ai fait de ma passion mon métier, c'est une chance et je le reconnais tous les jours.

J’adore le fait que chaque jour soit différent. Il y a une sorte de perpétuelle remise en question, de recherche, d'apprentissage quotidien, d'observation, de découverte. C'est le chemin qui compte, on part un peu à l'aventure tous les jours et ça me plaît.

C'est un métier de rencontres aussi. Sur un plateau de tournage avec un réalisateur, mais aussi avec une équipe technique et une équipe de comédiens. C'est une aventure à plusieurs volets. C'est pareil au théâtre, parfois l'équipe est plus réduite mais il y a la rencontre avec le public aussi.

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines  ?

Complètement ! J’ai vu une vidéo sur Internet de Christoph Waltz, un acteur que j’aime beaucoup, dans laquelle il dit que, entre le théâtre et le cinéma, ce ne sont juste pas les mêmes muscles qui sont en jeu. C'est tout à fait ça. Dans les deux cas, c'est une situation qui va d'un point A à un point B avec un nœud au milieu. Et c'est interpréter un personnage dans cette histoire. Il y a donc, à chaque fois, ce parallèle qui est évident.

Le média n'est pas le même donc on adapte son jeu mais aussi on s’adapte à l'univers du réalisateur ou du metteur en scène. Il y a une question de malléabilité mais ça reste quand même de l'interprétation où notre propre imaginaire est en jeu. C'est le propre d'un acteur aussi de pouvoir se mouvoir.

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ?

Elles ont toutes été enrichissantes. Il y en a une qui me vient à l'esprit, quand j'ai joué avec Jan Fabre à La Biennale de Venise. Parce que j’étais la seule francophone de l’équipe et que Jan est un grand monsieur d'un théâtre très controversé, ça demandait de réelles prises de risques.

Mais toutes mes expériences jusqu'à maintenant, quelles qu'elles aient été, ont été une prise de risques . Car c'est s'adapter à un nouvel environnement à chaque fois et j’ai pu jouer des personnages très différents.

4/ Êtes-vous davantage attirée par la diversité des arts ? Ou un domaine en particulier vous plaît il particulièrement  ?

Je suis un peu une touche à tout. Quand je ne fais qu'un seul format, l'autre me manque et inversement. Mais ce n'est pas toujours une question de choix, c'est aussi une question d'opportunités. Parfois, il y a un moment dans la vie où, on ne sait pas trop pourquoi, ça se passe au théâtre. Puis, pendant deux ans, ça se passe surtout à l'image. Ça ne se ressemble jamais, c'est quelque chose qui se produit et qu'on ne contrôle pas toujours.

J'aime bien naviguer du petit écran au grand écran, en passant par le théâtre, la pub, la voix off, le doublage… Le cœur du métier d’acteur se retranscrit sous plusieurs angles.

Mon côté touche-à-tout se reflète aussi dans le fait de jongler entre les projets en français et en anglais: je travaille en France et en Angleterre où j’ai longtemps vécu et où j’ai été formée en tant que comédienne. Ces deux mondes sont très complémentaires pour moi et j’adore avoir un pied dans chaque pays.

5/ Plus globalement, quels sont vos projets et actualités artistiques actuels  ?

Deux projets théâtraux sont en préparation. Je ne peux pas encore trop en dire. Je peux seulement dire que les deux sont très différents, l'un est narratif, une très jolie histoire de quête d'identité, l'autre est un théâtre un peu plus expérimental, fragmenté, quelque chose de très contemporain, à deux sur scène. Des projets aussi de voix off, de doublage également.

L'image reviendra aussi peut être prochainement, je le souhaite en tout cas. J’ai joué dans des courts-métrages qui font un joli parcours en festivals, comme « ADN de Grands Fauves » réalisé par Delphine Montaigne qui a fait partie de la sélection de la Maison du Film Court au Festival de Cannes dernier, et qui sera en sélection de la 30e édition du Festival du Film Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Aussi, de plus en plus de séries ou d'unitaires très audacieux voient le jour et ça me plairait beaucoup de faire partie de ces projets.

Cet échange fut très agréable, Tanya  !

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