Eric Geynes : parcours, projets, actualités - il évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : © Labo de Fif

 

Bonjour Eric,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous ! Nous en profitons pour remercier le restaurant Adulis Café Abyssinien (46 rue Galande à Paris) de nous accueillir dans ce chouette lieu.

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et aux riches expériences. Pourquoi votre quotidien artistique vous plaît il tant ?

 

Parce que c'est différent tous les jours. Le jeu de comédien l'est par la diversité de tous les rôles que je dois travailler. Quand j'écris, c'est pareil, c'est comme quand j'étais gamin et que j'inventais tous ces mondes et toutes ces histoires. Il y a des jours où je vais me sentir plus scénariste, d'autres où je ne vais pas du tout vouloir écrire pour me concentrer sur mon activité de comédien.

 

Au delà des échanges réguliers avec mon agent, des prises de contacts, j'aime aussi continuer à faire régulièrement les exercices que je pratiquais dans les cours auxquels je participais.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre les différents domaines que vous pratiquez ?

 

Tout à fait. Quand j'écris, contrairement à d'autres qui vont être plus intéressés par le contexte, je me concentre avant tout sur le détail, sur le particulier, sur les personnages. C'est mon point d'entrée dans l'histoire parce que je suis comédien. J’utilise alors toute mon expérience, pour définir ce que le personnage va vouloir, ce qui va l'empêcher d'avancer et ainsi de suite. Pour donner du relief à l'histoire.

 

Dans l'autre sens, à la lecture du texte, je déchiffre de plus en plus l'intention du scénariste. Je devine les ramifications, l'écriture m'y aide. Mon jeu d'acteur en devient plus riche.

 

3/ Quelle est votre méthodologie de préparation en amont des tournages ?

 

D'abord le déchiffrage du scénario, pour recueillir un maximum d'informations sur mon personnage. Je cherche aussi à voir ce que les autres personnages disent du mien. Je fais ensuite des recherches pour faire un lien entre moi et le personnage, pour qu'il y ait une sorte d'écho en moi.

 

Puis, je travaille vraiment sur les objectifs de chaque scène, pour comprendre son but. Je m'intéresse pour cela aussi à la scène d'avant et à celle d'après. Sans oublier bien sûr les répliques, pour explorer différents champs. Il faut que je nourrisse d'intentions les gestes et déplacements de mon personnage.

 

Pour, une fois sur le plateau, me laisser aller, être vraiment avec mes partenaires, être réceptif au réalisateur et essayer des choses.

 

4/ En tant qu'auteur, quelles sont vos principales sources d'inspiration ?

 

Cela part toujours d'un moment ou d'une image, comme sur un projet sur lequel je travaille actuellement. Il faut ensuite trouver ce qu'il y a autours. C'est donc plutôt une écriture instinctive avant, ensuite, de créer une structure, pour ne pas se limiter à un simple flot.

 

J'ai besoin de travailler plusieurs choses en même temps, je suis sur un autre projet en ce moment qui part, cette fois ci, d'une scène.

 

Deux autres projets me tiennent particulièrement à cœur, du fait des implications politiques. C'est la première fois que j'ai fait le processus inverse, partant de ce que je voulais dire avant, ensuite, d'écrire. C'est en cours de développement.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et actualités artistiques actuels ?

 

J'ai tournée une série pour la BBC, en Angleterre, « Casualty », qui a été récemment diffusée. C'est un peu une institution là bas, la 32è saison est en diffusion. J'ai eu quelques scènes sympas dans la peau d'un personnage qui travaille à une frontière militaire. D’habitude, cette série est tournée en studio mais j'ai eu la chance de jouer en extérieur.

 

En octobre, vous me retrouverez dans une série de dix fois dix minutes pour la plate forme Blackpills. A l'image de Netflix, les contenus sont disponibles en ligne ou via des applications. Mais tout est original. « Fearless », réalisée par Sébastien Drouin, a été tournée en anglais, en partie à la Cité du cinéma à Paris. C'était vraiment super, j'ai eu la chance d'avoir un entraînement par le GIGN en armes à feu et en cascades. Le personnage en lui même était assez intense, il subit des expériences et il est dans un état de peur quasi permanente. C'était un rôle assez compliqué mais passionnant. Sur le papier, il n'était pas l'homme le plus sympa du monde mais le réalisateur m'a dit que, avec mon interprétation, on réussissait à aimer mon personnage.

 

Je tourne actuellement un jeu vidéo en motion capture, c'est assez rigolo, avec des justes au corps et des capteurs partout. Nous sommes comme des gamins, on doit imaginer tout, tout le temps, partout car il n'y a rien sinon les comédiens et quelques petits accessoires.

 

6/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Que les récents rendez-vous très intéressants que j'ai eus se soldent par des résultats positifs. Il faut envoyer beaucoup d'énergie positive.

 

 

Voici quelques liens :
Court métrage ENTRE-DEUX actuellement sur le circuit des festivals qui a récemment reçu le prix du meilleur Design Sonore à Détroit (US) entredeuxfilm.wordpress.com

 

Merci Eric pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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