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Le médias blog de Julian

Charles Schneider évoque son parcours et ses actualités artistiques !

6 Août 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

 

Bonjour Charles,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples expériences, notamment en télévision et au cinéma. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Je crois que c'est le côté mythomane, mensonge qui me plaît. Prendre une personnalité, pouvoir être faux, faire un peu ce que l'on veut avec l'excuse de dire « ce n'est pas moi, c'est écrit ». Je joue beaucoup de niais, de gentils gars, ça m'excuse car je ne suis pas l'auteur, ça reste un personnage.

 

C'est pas mal, c'est un bon équilibre intellectuel je trouve, je dirai que c'est une bonne thérapie. Ça s'appelle « jouer la comédie », je suis payé pour et ce n'est pas désagréable.

 

Ça change beaucoup en plus, on alterne les journées chargées et les journées plus calmes. Ce n'est jamais la même chose, même lorsque l'on fait un personnage récurrent ça évolue. Je fais beaucoup de séries, « PJ » et «Plus belle la vie » et ce n'est pas comme au théâtre où, tous les soirs, c'est la même chose.

 

2/ Spontanément, quelle expérience vous a le plus marqué ?

 

C'est « PJ », cela a été douze ans de ma vie, cela m'a amené une notoriété que je n'avais pas avant et, à partir de cette série, j'étais vraiment considéré comme comédien. Ce fut le véritable coup d'envoi.

 

J'avais peur de l'après mais, même quand la série s'est arrêtée, j'ai fait du théâtre tout de suite, au Marais. J'ai enchaîné, j'ai fait pas mal d'apparitions aussi. Cela ne me dérange pas de tourner un à deux jours, dans plusieurs programmes. D'autres n'accepteraient pas, moi si.

 

Je suis un second rôle, j'ai beaucoup fait le copain de, l'ami de. Cela fait partie de ma carrière mais ça me convient tout à fait.

 

3/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Je prépare vraiment beaucoup en amont, pour que le texte soit su au mot près. A la limite, quand j'arrive sur le plateau, je sais ce que je vais faire, j'ai déjà joué la scène cinquante fois. Ça me rassure, je suis encore un traqueur.

 

Sur les plateaux, il me reste à découvrir seulement les mouvements, les déplacements. On me demande parfois de me calmer car j'ai tendance à en rajouter un peu. Mais je trouve que c'est plus facile d'enlever à quelqu'un qui propose que de rajouter. Les metteurs en scène aiment bien les comédiens qui amènent quelque chose.

 

4/ Vous incarnez actuellement le Proviseur Rochat dans la série à succès « Plus belle la vie ». Que dire sur cette belle expérience ?

 

Je le fais depuis quatre ans, je ne suis pas présent depuis le début. Je venais tout juste de quitter « PJ » lorsque la série a commencé, je sortais donc d'un récurrent de douze ans, j'ai alors refusé d'enchaîner avec France 3 car je voulais changer un peu. J'ai alors fait du théâtre et d'autres choses en télévision.

 

Quand, il y a quatre ans, on me l'a reproposé, j'ai accepté ce rôle d'un personnage qui ne devait durer que deux mois. Mais l'aventure continue toujours. Rochat est agréable à jouer, il est à côté de la plaque, c'est un beau couillon et ce type de rôle est un peu mon fond de commerce. C'est un bon gars, même s'il se fait avoir par tout le monde, ses élèves, ses professeurs, qui lui parlent mal. Il a des phobies, son lycée doit être exceptionnel, il aime quand il y a des journalistes, il aime que l'on parle de lui.

 

En ce moment, il délire complètement. Passionné de musique classique, il joue le chef d'orchestre pour punir certains élèves. Il a un côté allumé, il a même fait un rap pour la fête de l'école. Bref, je m'y plais.

 

Je ne connaissais pas cette façon de travailler. Lors de mes premières expériences, la pellicule était encore utilisée. La préparation n'était pas la même, elle était bien plus longue. Sur « PJ », on faisait sept minutes utiles par jour, là nous en sommes à vingt deux. Avec le numérique, nous faisons une scène en quarante cinq minutes, contre deux à quatre heures avant. Nous effectuons une à trois prises à présent. C'est un exercice de style qui, au début, m'a choqué mais qui, maintenant, me plaît.

 

Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

J'ai l'impression qu'il va évoluer parce qu'il a, à présent, des scènes en extérieur. Il n'est plus uniquement visible au lycée. Il a une maison, un neveu, la production le sort. Sans doute que sa vie extérieure va être davantage dévoilée.

 

5/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Que ça continue, avec d'autres projets complémentaires. J'ai une petite notoriété qui me convient. J'espère aussi quelques nouveautés qui puissent me choquer, me faire rire, me faire pleurer.

 

Ce fut un plaisir, Charles, de nous entretenir avec vous !

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