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Le médias blog de Julian

Marc de Panda : parcours, passions, projets - tous les sujets sont évoqués !

2 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Marc,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comédien sur scène, au cinéma, en télévision ou bien encore notamment en publicités. D'où vous est venue l'envie de faire ce métier ?

 

C'est très rigolo car c'est en fait mon père qui m'a poussé à devenir comédien. Parce que, au départ, j'ai fait des études de finance et c’était mon travail pendant 5 ans. Les diverses crises économiques m’ont mis sur la paille. Du coup bah, pour voir autre chose, je suis parti faire un tour du monde, histoire de mieux comprendre les autres cultures.

 

De retour de voyage, mon père, qui en avait un peu marre de me voir oisif dans le monde du travail, m'a suggéré de faire des castings pour voir si ça pouvait me plaire. Il me voyait depuis petit dans ce métier.

 

Formation au cours Galabru à Paris et au côté d’un acteur brillant à Los Angeles, ça a été une très belle expérience, surtout avec deux approches différentes.

 

Personnellement, contrairement à mes parents, je n'ai pas vu de suite cette passion qui sommeillait en moi, en revanche j'ai vraiment mis le cadre pour essayer de la mettre en valeur. Mais comme ce sont les personnes qui sont censés nous connaître le mieux, bah, on prête l’oreille:)

 

2/ Qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien ?

 

J'adore divertir. Même moi, je me surprends. Parce que je trouve que l'on n'est pas du tout responsable de ce que l'on peut retranscrire.

 

Ce métier évoque et réveille une émotion chez le public. On est certes responsable de ce qu'on donne mais pas du choix des prises retenues par le montage. De la même manière, on ne sait pas comment les spectateurs vont réagir. C'est en cela aussi que ce métier est formidable, il nous pousse en permanence à nous enrichir nous-même. C'est très dur comme métier mais c'est tellement beau quand on le réussit.

 

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ?

 

Oui, j'en ai même plusieurs. Notamment les « Golden moustache ». Le cinéma, contrairement au théâtre, propose un rythme très hétérogène sur le plateau, très saccadé. On peut être inactif pendant plusieurs heures avant, ensuite, de devoir être efficace en trente secondes. Au théâtre, il faut être à fond dès le départ et il y a une construction de personnage continue.

 

Sur les « Golden moustache », c'était tellement intense, pour dix minutes seulement de séquences, mais j'ai été mis à l'aise et avec de très bonnes directives.

 

Il y a aussi le film de Christophe Barratier, «  L'outsider  ». C’était juste en tant qu’intervenant dans la finance au départ, car le film est orienté sur l'ancien trader Jérôme Kerviel. Au fur et à mesure, comme le réalisateur savait que j'étais un jeune comédien, il m'a demandé à plusieurs reprises d'avoir quelques répliques devant la caméra. J'étais du coup très excité et fasciné par la non préparation. Ça faisait peur mais, en même temps, c'était vibrant.

 

Je suis un gosse, j'adore tout ce que je fais. Le théâtre est formidable aussi. Ma première expérience sur scène, à coté de République, au «  Passage vers les étoiles  » a été géniale. Incompréhension de ce qu’il m’arrivant. On m'a dit « tu sais, la première fois au théâtre, c’est comme un accident, on se souvient avant, on se souvient après mais, pendant, on ne sait pas ce qui se passe ».

 

C'est un métier magnifique où l'on rencontre énormément de monde et dans lequel on est forcé à s'améliorer chaque jour, à se bousculer quelque part.

 

4/ Quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous sur un plateau de tournage?

 

Très honnêtement, avoir fait de la finance avant m'a aidé. Pour l'aspect rigueur, un peu stakhanoviste, un peu acharné sans avoir peur du retour des autres et sans avoir le besoin de reconnaissance. Mon précédent job de financier me permet aujourd'hui d'approcher mon métier avec beaucoup de froideur et d'excitation. Cette dualité dans les émotions est très enrichissante.

 

5/ Vous êtes comédien bilingue. Ressentez-vous une différence, notamment d'un point de vue artistique ?

 

Il y a plusieurs écoles. Mais il y a une caractéristique qui reste, l'adaptabilité. L'adaptabilité à chaque équipe et à chaque projet.

 

Comme la performance vient de nous, il faut faire attention à ne pas être une éponge. Même si l'on reçoit des directives, le réalisateur, en France, attend quand même, quelque part, que l'on reste nous-même. C'est complètement différent aux États-Unis et en Angleterre, où la construction du personnage est davantage prononcée.

 

Mais les deux techniques restent très intéressantes, car elles nous laissent le choix.

 

6/ Enfin, plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Tout ce que je ne sais pas faire m'intéresse. Je suis très heureux car pas mal de projets se profilent. Notamment le théâtre à la fin de l'année. Plusieurs films sont aussi en préparation. Sans oublier une série américaine qui est en train de se profiler, «  The Daily Morin  », avec deux semaines de tournage mi septembre.

 

Merci Marc pour votre disponibilité !

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