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Le médias blog de Julian

François Vincentelli : parcours, passions, projets, actualités : il aborde tous les sujets !

11 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour François,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog  !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses expériences, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, au cinéma, en doublage ou notamment encore au théâtre.  Qu'est-ce qui vous attire tant dans l'exercice artistique ?

 

Je crois justement que les qualités de ce métier sont aussi ses défauts. On ne sait jamais de quoi sera fait le lendemain. Depuis toujours, j'aime peindre, chanter, jouer, cette fibre artistique est dans mon ADN.

 

Même si j'ai été batteur dans un groupe de rock, c'est la comédie qui m'a le plus plue et je me suis focalisé là-dessus. Pour ne pas trop me disperser quand même, j'essaie, dans ce cadre, d'être au maximum sur tous les supports. Télé, cinéma, théâtre, doublage, pubs radio, voix de documentaire, j'essaie de développer ma palette d'acteur mais surtout de ne jamais refaire ce que j'ai déjà fait pour découvrir des choses nouvelles à chaque fois. C'est ce qui me fait vivre et m'excite. Autant faire en sorte que notre vie soit la plus distrayante et la plus folle possible, y compris dans les moments de doute.

 

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

 

Je viens du théâtre, je sais à quel point cette relation est passionnelle. Je suis quelqu'un d'extrêmement traqueur donc je déteste le théâtre mais je l'adore aussi. Plus que tout le reste, c'est une passion. Quand je fais du théâtre, je sens que je vis pleinement.

 

Le cinéma, je connais moins même si je tourne régulièrement depuis dix ans maintenant. Pour moi, c'est un travail différent du théâtre. Le fait de pouvoir recommencer est simple mais il est parfois compliqué de transmettre des émotions profondément sincères parce que l'on est à vingt centimètres de la caméra et que le moindre battement de cil veut dire quelque chose. C'est plus d'expérience que de technique, à l'inverse des planches.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marquée que toutes les autres ?

 

Oui, la série «  Hard  » pour Canal +. Pour la première fois, j'ai fait exactement ce que je voulais faire. Sans compromis, avec un public au rendez-vous.

 

Sincèrement, sans langue de bois, toutes les expériences que j'ai faites ont été intéressantes et m'ont construit. Franchement, je n'ai pas eu beaucoup de mauvaises expériences. Ce sont souvent de belles rencontres et j'aime cela.

 

4/ Face au rythme souvent soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

 

Quand j'ai fait l'INSAS en Belgique, j'ai appris beaucoup de choses, notamment à protéger mon travail et à me préparer en amont. Je me mets dans la peau du personnage, je me demande qui sont ses parents, s'il a des enfants, quel est son métier, s'il est heureux, quel est le nom de son premier ami d'enfance. Cela ne prend pas beaucoup de temps et ce n'est pas un travail très intellectuel. Mais, mine de rien, ça permet de construire un personnage qui existe et qui est imbattable.

 

Il faut ensuite de l'empathie pour les personnages. Dernièrement, j'ai joué quelqu'un qui a violé une femme mais sans s'en rendre compte. Honnêtement, je l'ai fait en le défendant, alors que c'est une vraie ordure. Car chacun a de l'empathie pour lui-même. Beaucoup de personnages principaux de séries américaines sont, si on y réfléchit bien, des antihéros mais que l'on aime bien, pour lesquels on a de l'empathie justement.

 

5/ Quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

 

Je viens de faire un 3x52 minutes pour Arte. Avec Julia Faure, Camille Chamoux et Olivier Barthelemy. C'est une comédie sur la bisexualité. Je joue le rôle principal, un homme bisexuel qui cherche à avoir un enfant avec sa meilleure amie. Ils partent en Belgique faire des inséminations. Il est urgentiste et il croise alors son premier amour, une femme qu'il a aimée vingt ans auparavant. Il en retombe amoureux, tout en conservant ses sentiments pour l'homme avec lequel il vit. Il va alors avoir une double vie. Je crois que l'on a fait quelque chose de bien.

 

J'aime faire des choses nouvelles. La société avance, mais en France, certains sujets ne sont pas réglés. Il y a encore un vrai problème social, des gens considèrent toujours l'homosexualité comme une maladie. A l’époque de Clara Sheller, j'étais très heureux d'être le porte drapeau arc en ciel. Pour la bisexualité, c'est, je pense, encore plus marqué. Par méconnaissance. J'espère que ce tournage permettra de faire aussi un pas dans le bon sens pour ce sujet encore un petit peu tabou.

 

J'ai enchaîné par une comédie sur TF1, d'un tout autre registre, avec François Berléand, Julie Depardieu et Isabelle Gélinas. Nous sommes entourés de plein d'enfants formidables, avec une action qui se déroule au ski.

 

En parallèle, j'ai tourné avec Didier Bivel l'histoire de cet homme qui a dérapé, qui a violé une femme. Qui ne s'est pas rendu compte que, quand une femme dit non, elle dit non. Des mots existent, ça ne veut pas dire peut-être. C'est un sujet très sensible pour moi, j'ai une fille de seize ans et une femme très jolie. Le respect compte beaucoup pour moi.

 

Sans oublier les «  Marjorie  » avec Anne Charrier. Deux autres épisodes vont encore sortir. J'ai toujours le projet de poursuivre l'aventure du film «  Le rêve américain  », que j'ai commencé à tourner avec Olivier Sitruk. Nous avons déjà quinze minutes et nous cherchons du financement pour développer ce programme qui nous tient à cœur.

 

J'ai aussi des projets de théâtre, pour janvier et septembre. D'ici là, je continue à développer le vin que je cultive avec deux amis. A Saumur, nous avons passé notre hectare en biodynamie, ce qui est une vraie fierté.

 

Ce fut un plaisir, François, d'effectuer cette chaleureuse interview avec vous !

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