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Le médias blog de Julian

Fanny Lucet : parcours, passions, souvenirs, projets - elle nous raconte tout !

5 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Fanny,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment sur les planches, en télévision ou bien encore au cinéma. D'où vous vient cette passion pour l'art ?

 

C'est venu à l'adolescence. Vous allez rire mais je crois que Johnny Depp a beaucoup aidé à la chose. J'aime beaucoup sa carrière multi facettes, c'est un comédien qui a fait énormément de choses, tellement différentes. J'apprécie son parcours et un film en particulier. Un jour, je tombe sur «  From hell  », cela a été un déclic.

 

A l'époque, j'avais 12 ans, je faisais de la danse, cela ne me plaisait pas. J'étais déjà sur scène mais je sentais que cela ne prenait pas. J'ai alors voulu faire de la comédie même si j'étais assez timide. J'ai donc pris des cours de théâtre et je me rappelle avoir dit à ma professeur que je voulais en faire mon métier. Au moment où j'ai mis le premier pied sur les planches, le premier jour de la première représentation, j'ai compris que c'était bien ça que je voulais faire et que je ne m'étais pas trompée.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Je ne suis pas sûre. J'aime moins la caméra. C'est quelque chose qui, pour l'instant, à aujourd'hui, m'attire moins. Mais j'aime toujours le jeu qui se créé.

 

Il faut faire attention au théâtre, qui peut être traître par rapport au cinéma car ce n'est pas le même travail. Mais celui de recherche est le même en tout cas. Pour arriver à se mettre dans le personnage, le travail personnel est identique.

 

Contrairement aux États-Unis, le cinéma chez nous est souvent trop proche des comédiens. Certains réalisateurs veulent cela mais, à titre personnel, ce n'est pas que ça me déçoit, simplement je trouve cela moins intéressant. Un comédien a justement envie d'être loin de lui et d'avoir plusieurs personnages différents.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marquée que les autres ?

 

La première pièce que j'ai faite, «Un crime dans une maison de fous». C'est une pièce de grand guignol, du théâtre horrifique. Ce style est apparu vers 1800, c'est un peu le précurseur des films d'horreur. On venait s'encanailler dans une ancienne chapelle transformée en théâtre. Les gens venaient voir du gord, des tripes, de la perversion et c'était très drôle.

 

Au sortir des cours Florent il y a six ans de cela, dans le cadre des Travaux de Fin d'Etudes, la metteur en scène Karine Jean lance ce projet, auquel je décide de participer. Ce lien dure encore aujourd'hui, elle a créé sa compagnie pour mettre un toit à ce spectacle. Nous l'avons joué deux fois au théâtre des Nouveautés puis à la Folie Théâtre. Cette première expérience, sur deux mois et demi, du jeudi au dimanche, a été assez intensive, avec un personnage qui l'était tout autant. Cela a été très fort, c'est encore très fort pour moi, c'est un souvenir mémorable, hyper jouissif.

 

Je jouais une bossue, dans un duo avec une sœur. Nous tuions une pauvre jeune fille dans un hôpital psychiatrique alors qu'elle n'était pas folle. Nous étions complètement barrées. Nous avions travaillé beaucoup à partir du corps, ce qui était nouveau pour moi. Pour cela, nous étions parties de l'expressionnisme allemand. J'ai eu une évolution très intéressante. Tout était pervers mais très drôle. Une expérience complètement folle !

 

4/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

J'aimerais bien être un peu plus dans le théâtre public mais c'est quelque chose qui, malheureusement, vient plus difficilement. Mais, à aujourd'hui, je suis contente des projets qui se présentent. Je fais si cela m'intéresse.

 

Vers quels autres domaines aimeriez-vous vous tourner ?

 

A mon goût, je n'ai pas exploré assez le théâtre classique. En sortant des cours Florent, les envies sont nombreuses mais, à un moment donné, on s'en éloigne car, si on ne se met pas en scène soi-même, ce sont des rôles qui ne viendront peut-être jamais à nous.

 

Cela me manque.

 

5/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Un long métrage, pourquoi pas. Même si le cinéma me fait toujours un peu peur, ce serait top. Mais aussi une pièce visible du plus grand nombre, qui fonctionne, avec un rôle dans lequel je m'éclate à fond en défendant de belles choses.

 

Ce fut un plaisir, Fanny, de nous entretenir avec vous !

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