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Le médias blog de Julian

Charles Lelaure évoque ses spectacles sur Paris et en Avignon !

19 Juin 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Charles,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre des Béliers Parisiens, de la pièce à succès «Le porteur d'histoire ». Quelles thématiques y sont abordées ?

C'est une pièce qui n'est pas évidente à résumer mais je vais tenter de le faire. On découvre un homme qui s'appelle Martin Martin, en 1988, qui est perdu dans sa voiture en pleine forêt des Ardennes pour essayer de trouver la maison de son père qui vient de décéder.

Une fois la maison découverte, il y passe la nuit, pendant laquelle il reçoit un appel d'un fossoyeur du cimetière. Qui lui annonce qu'il n'y a plus de place dans le cimetière mais qu'il a peut-être une solution.

En pleine nuit, ils vont arriver tous deux sur une tombe inscrite au nom de Antes. Plus personne n'y vient depuis au moins 20 ans, donc le fossoyeur propose de déterrer le cercueil pour y placer celui du père du héros. Mais le cercueil à sortir est tellement lourd qu'il leur échappe des mains et se fracasse au sol. S'ouvrant, on y découvre tout un tas de carnets manuscrits. À partir de là commence une épopée historique autours de l’oeuvre d'Alexandre Dumas. Cette histoire nous fait voyager à travers diverses époques allant de 1345 à 2001, entre l’Algérie, la France et le Canada, et avec un décor absolument épuré : un tableau noir, 5 tabourets, des costumes et c’est tout !

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

Mon personnage est un homme perdu, en plein divorce, il a fait des bêtises dans la vie, il a un peu bu, il a fait de la prison. Il aimerait bien que ça marche mais il n'y arrive pas. Il y a toujours un cercle vicieux où tout ne se passe pas comme il aimerait, il a une vie compliquée.

A travers ces livres, la littérature, l'histoire, il va découvrir la lecture, la culture et va reprendre l’enquête débutée par son père des années plus tôt.

3/ La pièce cartonne depuis de très nombreuses années. Selon vous, quelles sont les clés de ce succès ?

C’est une histoire universelle. On est happé par cette épopée, c’est un mélange de fiction et de réalité, c'est captivant. Il y a un rythme effréné. Pour reprendre une phrase entendue au sujet du Porteur d’Histoire, c’est un défi à l’ennui !

Alexis Michalik est un amoureux d'histoire, de littérature. Au niveau du rythme justement, il s’est inspiré de nombreux films tels que ”Memento” ou encore ”Inception” mais aussi d’auteurs de théâtre tels que Wajdi Mouawad. Ce sont des personnages qui nous ressemblent aussi, ils sont simples, très quotidiens.

C'est un voyage, une fresque, une aventure passionnante à vivre.

4/ La distribution est alternante. Cela implique-t-il pour vous une adaptation particulière en termes de jeu notamment ?

Non, pas du tout. Nous sommes tous réglés sur le même rythme. Évidemment, chacun apporte ce qu'il est, sa touche personnelle, mais comme il y a une alternance régulière et que nous sommes nombreux sur ce spectacle, nous sommes tous obligés de nous référer au même rythme. C'est pour cela que ça fonctionne entre nous. De plus, c’est une vraie famille car il y a indéniablement une entente plus qu’amicale entre nous.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je prépare actuellement deux spectacles pour le Festival d'Avignon. Une création de Violène Arsac, qui s'appelle « Les passagers de l'aube ». Qui traite des expériences de mort imminente. C'est un mélange de physique cantique, de médecine traditionnelle sur un fond d'histoire d'amour. C'est un spectacle passionnant, plutôt très bien écrit. Nous sommes quatre, je jouerai avec Aida Asgharzadeh, Matthieu Hornuss et Julie Cavanna.

Je serai aussi dans un autre spectacle, « Adieu Monsieur Haffman », monté par Jean-Philippe
Daguerre. C'est une reprise de rôle, où je vais remplacer Grégori Baquet. C'est un spectacle parlant de l'histoire d'un bijoutier juif en 1942, qui demande à son employé de le remplacer à la tête du magasin, pour pouvoir se cacher à la cave. L'employé, que je joue, demande en contrepartie à son patron de faire un enfant à sa femme parce qu'il est stérile.

Cela ne se passe pas évidemment comme prévu et, à partir de là, il y a toute une histoire de doute, sur un fond de vraie histoire d'amour et sur un fond évidemment dramatique de la seconde guerre mondiale avec les drames que l'on sait.

C'est un spectacle absolument magnifique qui a eu un gros succès en Avignon l'année dernière et qui sera repris à partir de janvier 2018 au petit Montparnasse à Paris. J'y serai surtout en mars et avril prochain.

Je ferai également une reprise de rôle sur « La louve » , de Daniel Colas, en tournée entre
septembre et décembre 2017 en remplacement d’Adrien Melin.

6/ En conclusion, que dire à nos lecteurs pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

« Le porteur d'histoire » est un spectacle rare, qu'il serait dommage de manquer si l’on aime les grandes fresques historiques rythmées comme une véritable série. Alexandre Dumas, entre autres, est d’ailleurs à l’origine de la série : ”Le suspens de bas de page, le petit détail qui vous fait attendre le journal suivant pour connaître la suite ! ”Les trois mousquetaires”, ”Vingt ans après”, ”Bragelone”… ”

Le festival d’Avignon est également à découvrir car c’est un véritable spectacle. Y passer deux jours, c'est une aventure. 1 300 spectacles par jour sur trois semaines est quelque chose d'incroyable. J'aime énormément cette ambiance.

Merci Charles pour votre disponibilité !

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